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				<title>POLITIQUE(du 16/10 au 12/11)(fin de la 1ère partie)</title> 

				<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/</link> 

				<description>Par Eric JL BRETON</description> 
	
				<language>en-us</language> 

			 
					<item> 

						<title>REGIONS</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/11/12#2988</link> 

						<description> 
 &lt;BR&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=5 cellPadding=5 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;&lt;!-- info_sssq_1_col_empil_gen_ref --&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=1&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.unesco.org/delegates/niger/images/pays.gif&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=1&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT size=1&gt;• LE MONDE | 12.11.02 | 11h45&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le gouvernement s'apprête à donner un coup d'arrêt à la création des &quot;pays&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;DIV align=left&gt;
&lt;DIV class=dossiersstitre style=&quot;PADDING-TOP: 20px&quot;&gt;
&lt;DIV class=dossiersstitre style=&quot;PADDING-TOP: 20px&quot;&gt;Lancées par Charles Pasqua et développées par Dominique Voynet, ces associations de communes déplaisent à certains élus, qui y voient une concurrence pour le département.&lt;/DIV&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=dossiertxt style=&quot;PADDING-TOP: 6px&quot;&gt;
&lt;P&gt;&quot;IL&amp;nbsp;devait être &lt;I&gt;&quot;l'Olympe&amp;nbsp;du développement local&quot;&lt;/I&gt;, selon un expert. Il est devenu un sujet d'exaspération pour beaucoup d'élus locaux et le détonateur d'une &quot;guerre des chefs&quot;, un peu partout en France. Le &lt;I&gt;&quot;&lt;/I&gt;&amp;nbsp;pays&quot;, relancé en juin&amp;nbsp;1999 par Dominique Voynet, alors ministre de l'aménagement du territoire, après avoir été créé par Charles Pasqua en 1995, promettait de rompre avec les anciennes pratiques en matière d'aménagement du territoire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Conçu pour dépasser les périmètres rigides des collectivités territoriales, le pays réunit tous les élus concernés autour d'un projet élaboré avec la population (développement touristique, mise en valeur d'une rivière ou d'une desserte en transports en commun), avec, en dernier ressort, l'aval de la région.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En deux ans, 56 pays ont été définitivement créés, et 196 en sont encore au stade de l'étude. Près de 60&amp;nbsp;% des communes sont concernées. Mais leur avenir est aujourd'hui compromis&amp;nbsp;: le gouvernement s'apprête, sous la pression des départements, à revoir les conditions de création de cet outil territorial.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La fronde &quot;antipays&quot; est partie de l'Aveyron. Président (UMP) du conseil général, mais aussi président de l'Association des départements de France (ADF), Jean Puech a fait voter, le 11&amp;nbsp;avril, le gel des subventions aux communes de son département candidates au pays ruthénois, autour de Rodez, et au pays de Decazeville-Figeac-Villefranche-de-Rouergue, à cheval sur le Lot. Immédiatement, une centaine de maires des communes concernées ont signé une pétition contre &lt;I&gt;&quot;l'illégalité&quot;&lt;/I&gt; d'une telle délibération. Parmi eux, Anne Blanc, maire (divers gauche) de Naucelle, menace d'introduire un recours devant le tribunal administratif. Face à cette rébellion, M.&amp;nbsp;Puech&amp;nbsp;dénonce un complot&amp;nbsp;: &lt;I&gt;&quot;Toute cette opération est pilotée de l'extérieur par Martin Malvy&lt;/I&gt; [président (PS) du conseil régional de Midi-Pyrénées], confie-t-il au &lt;I&gt;Monde&lt;/I&gt;. &lt;I&gt;Ces pays ne se feront pas&amp;nbsp;!&quot;&lt;/I&gt; L'affaire est montée jusqu'au cabinet du premier ministre, où M.&amp;nbsp;Puech a demandé la suppression, non pas des pays, mais de l'instance locale qui &lt;I&gt;&quot;juge et tranche&quot; &lt;/I&gt;en la matière&amp;nbsp;: la Conférence régionale d'aménagement et de développement du territoire (Cradt). Il estime que cette structure ne reflète pas les attentes du terrain. Les représentants de l'Etat &lt;I&gt;&quot;y sont plus nombreux que les élus&quot;&lt;/I&gt;, se scandalise-t-il. La Cradt est coprésidée par le préfet et le président du conseil régional.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le 31&amp;nbsp;octobre, à Strasbourg, aux assises des conseils généraux, Jean-Pierre Raffarin a semblé lui donner satisfaction. &lt;I&gt;&quot;Pourquoi vouloir quadriller systématiquement la France en 400 pays&amp;nbsp;?&quot;,&lt;/I&gt; s'est interrogé le premier ministre. &lt;I&gt;&quot;Le département doit être le lieu où se dessine la carte infradépartementale&quot;&lt;/I&gt;, a-t-il ajouté. Les représentants des pays, réunis en convention à Grenoble, du 6 au 8&amp;nbsp;novembre, par l'Association des communautés de France (ADCF), se sont inquiétés des &lt;I&gt;&quot;risques de retour en arrière&quot;&lt;/I&gt;. &lt;I&gt;&quot;Je suis stupéfait, &lt;/I&gt;affirme Marc Censi, président de l'ADCF, maire (UDF) de Rodez (Aveyron), en bataille contre M.&amp;nbsp;Puech pour avoir pris la tête du pays ruthénois. &lt;EM&gt;&amp;nbsp;Si le gouvernement départementalise les procédures de pays, il s'expose à des réactions totalement imprévisibles des élus de base engagés dans ces démarches et qu'il s'agit de ne pas désespérer&quot;&lt;/EM&gt;,&lt;EM&gt; &lt;/EM&gt;prévient-il. Mais M.&amp;nbsp;Puech n'est pas le seul à souhaiter une réfonte des procédures de création des pays. Il a le renfort de Daniel Hoeffel (UC), vice-président du Sénat, ancien président du conseil général du Bas-Rhin et président de l'Association des maires de France (AMF), &lt;I&gt;&quot;résolument contre les pays&quot;&lt;/I&gt;. Une table ronde devrait aborder la question lors du congrès de l'AMF, le 20&amp;nbsp;novembre.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les craintes des élus départementaux ne sont pas toujours infondées. &lt;I&gt;&quot;Le pays permet aux villes et aux intercommunalités de s'affranchir des départements&quot;&lt;/I&gt;, reconnaît un expert de la délégation à l'aménagement du territoite et à l'action régionale (Datar). Pour les élus régionaux, &lt;I&gt;&quot;le pays est un moyen de compenser leur déficit d'assise territoriale&quot;&lt;/I&gt;, constate un haut fonctionnaire en Alsace.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ministre de la fonction publique et de l'aménagement du territoire, Jean-Paul Delevoye a prévenu, vendredi 8&amp;nbsp;novembre, à Grenoble que &lt;I&gt;&quot;le&amp;nbsp;pays doit être un espace de projet et non un enjeu de pouvoir&quot;&lt;/I&gt;. Mais il s'est montré plus conciliant que M.&amp;nbsp;Raffarin. &lt;I&gt;&quot;Nous ne sommes pas des adeptes de la guillotine institutionnelle, &lt;/I&gt;a-t-il déclaré. &lt;I&gt;Le pays doit rester. Les structures utiles seront maintenues&amp;nbsp;et les inutiles disparaîtront.&quot;&lt;/I&gt;A cette fin, le gouvernement entend seulement &lt;I&gt;&quot;simplifier&amp;nbsp;les structures juridiques&quot;&lt;/I&gt;, a-t-il expliqué. Pour ce faire, le gouvernement va-t-il procéder à un simple toilettage de la loi Voynet ou engager une refonte complète&amp;nbsp;des textes en vigueur&amp;nbsp;?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au Comité interministériel d'aménagement du territoire qui devrait se tenir, mi-décembre, à Paris, il pourrait annoncer quelques mesures qui viseraient à enrayer &lt;I&gt;&quot;les pays d'aubaine&quot;&lt;/I&gt;, explique-t-on à Matignon, où l'on évalue leur part à un tiers environ des 300 pays en cours de constitution. Il pourrait ainsi repousser d'un an, soit jusqu'à la fin 2004, la date-butoir fixée pour se porter candidat à des crédits inscrits dans les contrats de plan Etat-région (2000-2006).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au printemps, le gouvernement devrait aussi proposer, &lt;I&gt;&quot;par voie législative&quot;&lt;/I&gt;, la réforme, voire la suppression, de la Cradt. &lt;I&gt;&quot;Par quoi va-t-on la remplacer&amp;nbsp;? Il faudra bien un arbitre entre nous&quot;&lt;/I&gt;, s'inquiète M.&amp;nbsp;Censi. A Grenoble, le 8&amp;nbsp;novembre, Jean-Pierre Balligand, député (PS) de l'Aisne, a expressément demandé, au nom de l'ADCF, que la reconnaissance des pays &lt;I&gt;&quot;demeure au niveau régional&quot;&lt;/I&gt;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A moins qu'il ne décide de redonner au préfet de région le pouvoir de décider en dernier ressort du périmètre d'un pays, le gouvernement va devoir choisir entre département et région. Etant donné le poids des présidents de conseils généraux au Sénat, le dilemme est plus que délicat pour le premier ministre.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Béatrice Jérôme (avec Elian Da Silva, à Rodez)&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;HR&gt;

&lt;P&gt;&lt;B&gt;25&amp;nbsp;millions d'habitants concernés&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;
&lt;P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;STRONG&gt;Création. &lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Inscrit dans la loi Pasqua du 4&amp;nbsp;février 1995 et modifié par la loi du 25&amp;nbsp;juin 1999 sur l'aménagement et le développement durable du territoire, le &quot;pays&quot; offre un cadre pour la réalisation d'un projet de développement local à l'échelle du bassin d'emploi. Il donne lieu à une charte et débouche sur un contrat de pays entre l'Etat et les acteurs locaux. Le pays a vocation à disparaître une fois sa mission achevée.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;Installation.&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le périmètre du pays est reconnu par la Conférence régionale d'aménagement et de développement du territoire (Cradt), composée d'élus et de représentants de l'Etat. Elle est présidée par le président du conseil régional et par le préfet. Le projet du pays est élaboré par le département, la région et le conseil de développement composés d'élus et de représentants de la société civile.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;Nombre. &lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;252 pays sont constitués ou en voie de constitution. 56 sont effectifs et 5 ont contractualisé dans le cadre des contrats de plan Etat-régions (2000-2006). Une vingtaine sont à cheval sur plusieurs départements. Les pays concernent près de 60&amp;nbsp;% des communes et 25&amp;nbsp;millions d'habitants.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;FONT size=1&gt;• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 13.11.02&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;!--/article --&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LETTRE DE CHRISTIAN PONCELET</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/11/12#2986</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;&lt;/B&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.senat.fr/senimg/poncelet_christian.jpg&quot;&gt;&lt;/B&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=SURTART&gt;&lt;B&gt;UNION EUROPÉENNE &lt;/B&gt;Les travaux de la Convention &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=GTIT&gt;Le rôle central des parlements nationaux &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=SIGN&gt;PAR CHRISTIAN PONCELET &lt;SUP&gt;*&lt;/SUP&gt; &lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN class=DATEHEURE&gt;[12 novembre 2002]&lt;BR&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;IMG height=3 src=&quot;http://www.lefigaro.fr/icons_edition/pointille_245.gif&quot; width=243 vspace=5&gt;&lt;BR&gt;Depuis la fin de l'affrontement Est/Ouest et le lancement du processus d'élargissement qui permettra la réunification de l'Europe, la construction européenne est entrée dans une phase d'incertitudes. Le sens du projet européen et l'identité européenne elle-même sont devenus moins clairs. La mobilisation pour réussir la monnaie unique a été le dernier projet commun de grande ampleur, d'ailleurs réussi. Ni le traité d'Amsterdam ni celui de Nice, malgré leurs mérites respectifs, n'ont réussi à créer un élan comparable. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est parce qu'ils étaient conscients qu'une nouvelle approche était nécessaire, que les chefs d'État et de gouvernement ont décidé le lancement de la Convention sur l'avenir de l'Europe. Ils l'ont chargée d'élaborer la constitution d'une Europe élargie. 
&lt;P&gt;Alors que, jusque-là, la préparation des nouveaux traités revenait aux seuls gouvernements et que les parlements voyaient leur rôle limité à une simple approbation finale, la Convention inaugure une nouvelle formule. En effet toutes les légitimités sont associées au sein de cette instance : gouvernements, Commission européenne, Parlement européen et surtout parlements nationaux, dont les représentants sont majoritaires (ils sont 56 sur les 105 membres de la Convention). 
&lt;P&gt;Cette nouvelle méthode d'élaboration des traités, succédant à l'expérience réussie de la Charte des droits fondamentaux, signifie donc d'abord l'irruption des parlements nationaux dans les débats essentiels menés à l'échelon européen. Pourquoi cette évolution que, pour ma part, j'appelais depuis longtemps de mes voeux ? Parce que l'élargissement de l'Union à dix nouveaux pays, aujourd'hui imminent, appelle en contrepartie un nouvel effort d'approfondissement qui portera notamment sur des domaines – politique étrangère et Défense, justice et police – qui se trouvent au coeur des souverainetés nationales et réclament une action européenne plus légitime. La réussite des étapes futures de la construction européenne rend donc indispensable une association bien plus étroite des parlements nationaux, seule à même de garantir le lien entre l'Europe et ses citoyens. 
&lt;P&gt;Plusieurs formules sont examinées au sein de la Convention. Il est envisagé de faire participer les parlements nationaux au contrôle du respect de la subsidiarité, c'est-à-dire, finalement, de la bonne répartition des compétences entre l'Union et les États membres. Chaque parlement disposerait à cet effet d'un « droit d'alerte » au début du processus législatif européen, et pourrait, à la fin de ce processus, saisir la Cour de justice. Il est également envisagé de développer les échanges d'informations et d'expériences entre les parlements nationaux, ainsi qu'entre ceux-ci et le Parlement européen, sous la forme d'un réseau interparlementaire qui pourrait prendre le nom de « Forum des parlements ». 
&lt;P&gt;Enfin, le président Giscard d'Estaing a lancé l'idée d'un « congrès » qui, à intervalles réguliers, réunirait des délégués du Parlement européen et des parlements nationaux pour débattre de l'état de l'Union et, peut-être, accorder la confiance à un éventuel « président de l'Europe » dont la seule existence contribuerait grandement à fortifier l'Europe en lui donnant un visage. 
&lt;P&gt;Ces différentes formules, qui ne se concurrencent pas, sont toutes prometteuses. La construction européenne a besoin, pour aller plus loin, de mieux s'ancrer dans les peuples. Sur toutes les grandes questions, l'échelon européen et l'échelon national sont appelés à exercer de plus en plus de responsabilités partagées. Les parlements nationaux, longtemps tenus à l'écart de la construction européenne, pourraient demain avoir un rôle central pour établir un lien plus étroit entre les citoyens et l'Europe. N'oublions pas que la légitimité de l'Europe réside dans le peuple. Assez de cette Europe des seuls eurocrates et des experts, place à l'Europe des citoyens ! 
&lt;P&gt;* Président du Sénat 
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>INTERVIEW DE DOMINIQUE BUSSEREAU</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/11/10#2923</link> 

						<description> 
 &lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;L'INVITE DU DIMANCHE : DOMINIQUE BUSSEREAU&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 
&lt;TABLE&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;
&lt;TD align=middle width=&quot;50%&quot;&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.assemblee-nat.fr/tribun/photos/696.jpg&quot;&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.leparisien.com/home/images/filet_bleu.gif&quot; width=&quot;100%&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;FONT color=#003399 size=3&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;« Bloquer la France serait inacceptable »&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;CHAQUE SEMAINE, « le Parisien Dimanche » donne la parole à une personnalité. Aujourd'hui : Dominique Bussereau, secrétaire d'Etat UMP aux Transports et à la Mer, ami personnel de Jean-Pierre Raffarin. &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;La France a vécu une semaine tragique. Mardi, il y a d'abord eu ce carambolage sur l'autoroute A 10. En sait-on plus ? 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;&lt;B&gt;Dominique Bussereau. &lt;/B&gt;Je peux apporter deux précisions. 1. Il y a eu un phénomène de brouillard très puissant. Dans l'Ouest, on n'est pas habitué à un tel type de temps. Il faut aussi savoir que la France est le pays d'Europe dans lequel il y a le plus d'accidents liés au brouillard. 2. Une enquête est en cours pour savoir si des phénomènes extérieurs s'y sont ajoutés. Mais, quelles que soient ces explications, ce carambolage est vraisemblablement dû au comportement des conducteurs : vitesse excessive, distances de sécurité non respectées… &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;Autre drame : l'incendie à bord du train Paris - Munich, à Nancy. Les trains sont-ils encore sûrs ? 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Oui. S'il y a un mode de transport où les questions de sécurité sont obsessionnelles, c'est bien le train. Cet incendie s'apparente plus à un accident d'appartement qu'à un accident ferroviaire : le feu s'est déclenché dans le wagon-lit et les voyageurs ont été asphyxiés, comme cela aurait pu se passer dans un immeuble. &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;Peut-on éviter un blocage des routes, après l'échec des négociations entre syndicats et patronat routiers ? 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Oui. Le fait que l'ultimatum des syndicats n'expire que le 22 novembre montre bien qu'il n'y a pas encore de rupture. Il faut que de nouvelles négociations s'engagent sans exclure aucun sujet. Le gouvernement fera tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter le dialogue entre les deux parties. J'espère que la raison l'emportera. Bloquer la France à un mois des fêtes de Noël serait pour l'économie et pour les Français tout à fait inacceptable. &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;Y a-t-il encore un espoir pour Air Lib ? 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Bien sûr. La balle est dans le camp de la direction d'Air Lib, qui doit trouver enfin et vite des investisseurs. Le gouvernement prendra le temps utile pour sauvegarder au maximum les emplois. &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;Jean-Pierre Raffarin a fêté ses six mois à Matignon. Votre copain vous épate ? 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Ce qui m'impressionne, c'est la manière dont il s'est coulé très naturellement dans la « peau » de Premier ministre. Et il n'a pas changé : il est resté sur la planète des Français de tous les jours. Ceux-ci le perçoivent d'ailleurs. Les enquêtes d'opinion le montrent. Quant au bilan, nous avons montré que nous savions tenir notre parole. Car, souvent, ce qu'on a reproché à la droite et au centre, c'est d'être plus causant que faisant. &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;On dit Raffarin éprouvé par les critiques de Jean-Louis Debré sur la décentralisation… 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Cette affaire a été beaucoup exagérée par le tohu-bohu médiatique. J'étais présent quand Debré a parlé : je n'ai pas eu le sentiment d'assister à une agression ou à un réquisitoire. &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;Ce n'est donc pas un accroc ? 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Non. La création de l'UMP, qui regroupe les principales familles politiques du centre et de la droite, fait que désormais les débats ont lieu à l'intérieur. On en vivra d'autres sur l'Europe, la fiscalité… C'est quand même plus utile que de débattre des mérites de Fillon, Sarkozy ou Juppé par rapport à la présidentielle de 2007 ! &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;La démission de Robert Hue vous a-t-elle attristé ? 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Je l'avoue : je ne trouve pas l'homme antipathique. Mais il est victime de la fin du siècle précédent : une très grande majorité des Français estime que le PC ne sert plus à grand-chose. « J'attends que mes enfants m'offrent le dernier Hallyday » &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;Cette semaine a été aussi marquée par le retour politique de Martine Aubry… 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Quand je vois la très grande réticence que suscite la personnalité de Martine Aubry dans notre électorat, je regrette qu'elle n'ait pas fait sa rentrée plus tôt. &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;Giscard s'oppose à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne… 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;La Turquie n'est pas prête aujourd'hui pour l'Europe. Laissons du temps au temps. &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;Avez-vous écouté le dernier album de Johnny Hallyday ? 
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Je suis moins « hallydiste » que Jean-Pierre Raffarin, mais je trouve la chanson « Marie » superbe. J'attends avec impatience que mes enfants me l'offrent. &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;&lt;AUTEUR&gt;Propos recueillis par Ludovic Vigogne &lt;/AUTEUR&gt;
&lt;P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#003399 size=2&gt;Propos recueillis par Ludovic Vigogne&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#ff6600 size=1&gt;Le Parisien, dimanche 10 novembre 2002&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>DIRECTIVES EUROPEENNES</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/11/09#2900</link> 

						<description> 
 &lt;BR&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT size=1&gt;• LE MONDE | 09.11.02 | 12h41&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;IMG src=&quot;http://earthobservatory.nasa.gov/Study/SeaLevel/Images/europe.gif&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Plan d'action pour la transposition des directives européennes&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV class=dossiertxt style=&quot;PADDING-TOP: 6px&quot; align=left&gt;
&lt;P&gt;La transposition dans la législation française des directives européennes va faire l'objet d'une action prioritaire du gouvernement. Les retards accumulés par la France posent des problèmes juridiques et politiques auxquels le premier ministre estime urgent de remédier.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Confronté à une situation analogue, le gouvernement Jospin avait eu recours, en 2000, à une procédure d'exception pour faire adopter en une seule loi d'habilitation plus de cinquante directives. Le procédé avait fait grincer des dents, et Matignon considère aujourd'hui qu'il ne peut être répété au moment où la Convention sur l'avenir de l'Europe discute des moyens d'associer davantage les Parlements nationaux à la vie de l'Union européenne.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans une communication au conseil des ministres du mercredi 6&amp;nbsp;novembre, la ministre des affaires européennes, Noëlle Lenoir, a donc proposé un plan d'action en deux points. Le premier prévoit un échéancier précis pour obliger chaque ministère, d'ici à mars&amp;nbsp;2003, à transposer au moins un tiers des directives en retard et toutes celles en retard depuis deux ans. Les administrations sont, en outre, invitées à prendre les dispositions nécessaires pour entamer, au stade des négociations communautaires, le travail de préparation pour la transposition des nouvelles directives. 40 à 60&amp;nbsp;directives sont adoptées chaque année. 93 sont actuellement bloquées dans les diverses administrations, dont 32 aux finances et 20 à l'agriculture.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le deuxième axe d'action proposé est l'instauration d'un rendez-vous régulier au Parlement, chaque mois, pour débattre des directives à transposer.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;Henri de Bresson&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV align=left&gt;&lt;FONT size=1&gt;• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 10.11.02&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;!--/article --&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>CHIRAC ET BERLUSCONI</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/11/08#2871</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.princeton.edu/~pcat/afp/vol1iss4/berlusconi.jpg&quot;&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;IMG src=&quot;http://www.cnn.com/2000/WORLD/europe/germany/10/03/unity.anniversary.02/story.chirac.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;DE MONSIEUR JACQUES CHIRAC&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;ET DE &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;MONSIEUR SILVIO BERLUSCONI&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;PRESIDENT DU CONSEIL DES MINISTRES&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;DE LA REPUBLIQUE ITALIENNE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;ROME&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;JEUDI 7 NOVEMBRE 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. SILVIO BERLUSCONI - Mesdames, Messieurs,&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous sommes arrivés au terme de notre sommet, dans une ambiance que je souhaite qualifier de cordiale. Nous avons eu des échanges avec le Président CHIRAC avec le Premier ministre RAFFARIN, avec leurs ministres, sur tous les thèmes de la politique internationale, de la politique européenne et sur les relations bilatérales.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous sommes tout à fait en phase et je dois remercier le Président, le Premier ministre ainsi que l'ensemble des ministres pour la cordialité de nos relations. J'espère à cette occasion, et grâce aux résultats obtenus au terme de cette réunion, qu'il n'y aura plus de malentendus et que nous ne pourrons plus parler de l'interprétation erronée qu'il y avait pu avoir avec le gouvernement de gauche français et que tout ceci ne fait plus partie que du passé. Donc, l'amitié historique qui existe entre l'Italie et la France est bel et bien là. Il s'agit d'une amitié qui a toujours été là. Les relations entre nos deux pays au cours des dernières années, en fait, ont réuni nos deux pays dans les Conseils européens. Quand il s'est agi de prendre des décisions importantes au plan européen et au plan international, nos deux pays se sont trouvés côte à côte.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Aujourd'hui, nous avons eu la possibilité d'avoir des échanges sur des sujets internationaux, les sujets les plus importants, l'Iraq ou du Moyen-Orient, les Balkans, et aussi concernant l'Europe, l'avenir de l'Europe, l'élargissement, les difficultés de l'économie européenne et mondiale et ce qu'il convient de faire afin d'améliorer l'économie, nos relations avec nos autres partenaires et concernant toutes les autres initiatives que nous souhaiterions concrétiser pour faire en sorte de rapprocher le plus possible nos citoyens.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Je pense qu'une rencontre comme celle d'aujourd'hui est ce qu'il y a de mieux que nous pouvions espérer et cela a été rendu possible grâce au Président CHIRAC, à son Premier ministre, à ses ministres, grâce à l'atmosphère dans laquelle s'est déroulée cette rencontre, en raison également des projets que nous avions mis en chantier et en raison de l'engagement que nous avons pris de poursuivre de manière unie pour l'avenir.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Merci, Jacques. Merci, Jean-Pierre. Merci, Dominique. Un grand merci à tous les autres ministres. Nous sommes heureux que vous vous soyez sentis à l'aise. Vous nous avez dit que vous vous sentiez comme chez vous. Vous êtes chez vous. C'est bien en fait une histoire que nous partageons avec vous, même dans nos manuels scolaires, et c'est évidemment le fruit d'une histoire commune.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Merci. Un grand merci encore. Merci également de l'invitation que tu m'as faite de te rendre visite. Nous n'avons pas encore fixé de date mais cela aura lieu en 2003. Evidemment, nous avons une grande responsabilité en 2003 avec la présidence. Nous avons la Conférence intergouvernementale sur laquelle nous sommes tombés d'accord. Nous avons également les travaux de la Convention. Donc, nous espérons que tout ceci pourra se concrétiser dans le cadre de la Conférence intergouvernementale sous la présidence italienne et, sur ce, je te donne la parole, Jacques.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Merci. Je voudrais d'abord remercier très chaleureusement le Président BERLUSCONI, l'ensemble de ses collaborateurs, pour l'accueil qui nous a été réservé. C'est vrai que nous nous sommes sentis vraiment comme chez nous et que nous avons passé un moment à la fois utile, intéressant, mais aussi très agréable. Je voudrais également remercier les autorités romaines pour les difficultés de circulation que nous n'avons pas manqué de compliquer, ce matin. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Avant de dire quelques mots, je voudrais revenir sur une observation du Président BERLUSCONI sur la nature profonde des liens si anciens et si solides qui existent entre nos deux pays. Nous en avons récemment eu, hélas, un témoignage à la fois dramatique et émouvant. Et mes premiers propos, ce matin, au Président BERLUSCONI ont été pour lui redire l'émotion extraordinaire, de force et de qualité, qui a été celle de tous les Français à la suite du tremblement de terre de San Giuliano et des victimes, notamment des enfants, les autres aussi naturellement, qui auront marqué d'une trace indélébile l'histoire récente et qui ont été ressentis en France, dans notre pays, avec, je le répète, une force et une émotion exceptionnelles qui traduisaient bien cet élan du coeur et cette solidarité existant entre nos deux pays et nos deux peuples. Je voudrais à nouveau dire à tous les parents, à toutes les familles, à tous les amis des victimes combien nous nous sentons proches d'eux et combien nous leur disons notre solidarité avec le coeur.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Président BERLUSCONI a dit rapidement ce que nous avons évoqué ensemble dans le cadre d'une grande solidarité qui existe entre nos deux pays, notamment pour la construction et le développement de l'Europe. J'ai indiqué au Président que, dans le grand moment que sera pour l'Italie la présidence européenne au deuxième semestre de 2003, la France apporterait à la présidence italienne sa plus complète coopération, notamment pour tout ce qui concerne les institutions et leur réforme indispensable, s'agissant des propositions de la Convention et des travaux de la Conférence intergouvernementale dont j'espère qu'ils pourront se dérouler de façon efficace et rapide et se terminer avant la fin de la présidence italienne, si c'est possible. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous avons également évoqué la préparation du sommet de Copenhague avec les conséquences que cela comporte sur le plan de l'élargissement et notamment les conclusions du dernier sommet de Bruxelles dans ce domaine.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous avons, le Président BERLUSCONI l'a dit, évoqué les problèmes internationaux les plus actuels : l'Iraq, le Proche-Orient et aussi, parmi les plus importants, ceux qui touchent l'Afghanistan et les Balkans, deux régions où la participation italienne est tout à fait déterminante dans le cadre de la coopération internationale qui est engagée en faveur du retour à la stabilité, à la paix, à la démocratie de ces régions du monde.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;J'ai indiqué au Président quelles seraient les principales préoccupations du G8 puisqu'il se trouve qu'en 2003, pendant que l'Italie présidera l'Union européenne, la France présidera le G8. Et j'ai insisté sur l'importance que nous attacherions au développement de cette nouvelle approche que représente le NEPAD pour ce qui concerne le développement de l'Afrique et aussi aux problèmes de développement durable et de solidarité internationale.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous avons passé un accord, signé par les deux ministres de la Défense, sur les frégates de nouvelle génération. Nous nous en sommes réjouis. Nous avions déjà eu dans le programme précédent une coopération exemplaire et je ne doute pas qu'il en sera de même pour les frégates de la nouvelle génération.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous avons, bien entendu, à la suite des travaux approfondis faits par les deux ministres responsables, évoqué les problèmes des liaisons transalpines, qu'il s'agisse de la liaison Turin-Lyon ou du tunnel sous le Mont-Blanc, ainsi que les autres liaisons entre nos deux régions.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Et, enfin, nous avons décidé, sur la proposition de l'Italie, de créer un forum de dialogue pour améliorer la connaissance et le dialogue entre l'Italie et la France, entre nos deux peuples, sur le plan de la société civile.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Voilà, parmi les sujets importants, ce que nous avons évoqué et je remercie encore de tout coeur le Président BERLUSCONI, l'ensemble de ses ministres et collaborateurs et le peuple italien à qui je tiens à dire ma solidarité et mon amitié.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. SILVIO BERLUSCONI - Monsieur le Président, je n'ai rien à rajouter d'autre, sinon pour dire que vous avez évoqué les sujets que nous avons examinés lors de notre réunion. Nous avons également parlé de l'importance de la coopération franco-italienne en ce qui concerne les autoroutes de la mer, le cabotage, à laquelle nous attachons beaucoup d'importance. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous avons également parlé de la force militaire européenne. Nous pensons tous les deux qu'il est absolument important de commencer avec 60 000 hommes à partir des opérations que nous allons mener en Macédoine. Nous avons également bien travaillé en ce qui concerne la coopération entre les ministres de la Justice, les ministres des Infrastructures, notamment en ce qui concerne le problème des franchissements alpins, la liaison Lyon-Turin qui fait partie du couloir qui arrive jusqu'à Trieste et, de l'autre côté, jusqu'à la partie occidentale, jusqu'au Portugal. Donc, je pense que cela a été une occasion d'échanges très bénéfiques. Et nous sommes parvenus à une position commune concernant les investissements dans les technologies, dans le domaine de la défense. Nous sommes tombés entièrement d'accord sur tous ces sujets. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Je remercie également le Premier ministre, M. Jean-Pierre RAFFARIN, auquel je suis lié par une amitié récente. Nous avons des relations tout à fait cordiales. Mon collègue, également, Dominique de VILLEPIN, avec lequel j'ai une relation très cordiale et très ouverte. Je remercie également l'ensemble des ministres qui nous ont rendu visite.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Monsieur le Président, les Etats-Unis veulent l'adoption d'une résolution au Conseil de sécurité sur l'Iraq, demain. Est-ce que vous pensez que c'est possible ? Monsieur le Président BERLUSCONI, quelle est votre position sur le dossier iraquien ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Une longue négociation se déroule aux Nations Unies depuis maintenant sept semaines à peu près et nous sommes aujourd'hui, effectivement, je l'espère, tout près du but. La France, dans cette négociation, a poursuivi trois objectifs. D'abord, bien entendu, désarmer l'Iraq et s'assurer que l'Iraq ne possède plus d'armes de destruction massive ou, le cas échéant, s'il en possède, qu'elles soient détruites.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Deuxièmement, faire en sorte que l'action internationale, pour qu'elle soit légitime et pour qu'elle soit efficace, s'exerce au niveau de l'ensemble de la communauté internationale et sous sa responsabilité, c'est-à-dire dans le cadre des Nations Unies.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Et, troisième objectif, faire en sorte que l'usage de la force, de la force militaire, soit véritablement l'ultime recours quand rien d'autre n'a été possible, n'a permis de réussir. Je l'ai déjà dit, en règle générale, on n'a pas besoin de guerre supplémentaire dans le monde et c'est particulièrement vrai pour cette région du monde, chacun le comprendra. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Alors, un nouveau texte est en discussion. Nous sommes dans la phase finale des négociations, il y a encore quelques ajustements à mettre en oeuvre et je pense que nos diplomates y arriveront. Je parle des quinze pays membres du Conseil de Sécurité.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les efforts que nous avons faits collectivement, et notamment la France, nous ont permis d'obtenir que soient reconnus des points qui, à nos yeux, étaient absolument fondamentaux. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Premier point : une guerre préventive serait extrêmement dangereuse. Et, aujourd'hui, nous sommes revenus, comme il est naturel et légitime, dans le cadre de l'ONU.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Deuxième point : l'accord s'est fait également sur une démarche en deux temps, ce qui était à nos yeux tout à fait essentiel, avec à chaque étape un rôle crucial pour le Conseil de sécurité, et sur les modalités des inspections. Le cas échéant, si les inspecteurs considèrent qu'ils ne sont pas en mesure de remplir efficacement leur mission, alors, une nouvelle discussion aura lieu au Conseil de Sécurité pour voir quelles sont les conséquences qu'il convient d'en tirer, toutes les conséquences étant naturellement imaginables.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Troisième point : il n'y aura pas automaticité du recours à la force. Et, pour nous, c'était essentiel. Le Conseil de sécurité devra se réunir, je le répète, à nouveau, pour examiner d'éventuelles violations par l'Iraq de ses obligations.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Enfin, nous sommes arrivés au point où a été obtenu que le dispositif prévu pour la mise en oeuvre des inspections par les inspecteurs, et sous l'autorité et le contrôle de M. BLIX et de M. EL BARADEI en qui nous avons toute confiance, que ces modalités soient à la fois rigoureuses et réalistes. Et je crois que, sur ce point, l'accord qui est intervenu peut-être considéré comme satisfaisant. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Alors, tous ces progrès ont permis, grâce à toutes sortes de contacts permanents, notamment avec les Etats-Unis, avec la Russie aussi, bien entendu, d'arriver à un point où, me semble-t-il, une ultime concertation pourrait permettre de lever toute ambiguïté. C'est un problème d'heures, si on le souhaite et si on le veut.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Il faut dissiper quelques ambiguïtés mais nous sommes tout près du terme. Toute l'action, en tous les cas pour ce qui concerne la France, tous les efforts de notre pays n'avaient en réalité qu'un seul but, qui était de donner une chance à la paix. C'est-à-dire une chance au désarmement de l'Iraq dans la paix. Ce sera alors à l'Iraq de comprendre que cette chance est en réalité une dernière chance, qu'il lui appartient de la saisir. Cela, c'est sa responsabilité. Et la chance de la paix aura été sauvegardée.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. SILVIO BERLUSCONI - En ce qui nous concerne, l'on sait que l'Italie n'est pas membre du Conseil de sécurité. Par conséquent, nous souhaitons, et nous sommes d'ailleurs confiants, que l'on puisse parvenir à un accord et que l'on puisse parvenir à l'unanimité au sein du Conseil de sécurité. Nous nous sommes employés auprès de nos amis Américains, Russes et Français pour, justement, que l'on puisse trouver une formule qui puisse être acceptée par tous. Et, en ce qui concerne la guerre, il est évident que nous ne pouvons qu'exprimer les mêmes sentiments que ceux exprimés par le Président CHIRAC.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Toujours une demande au sujet de l'Iraq. Il semble subsister des ambiguïtés sur la question de qui serait apte à juger quand l'Iraq serait en violation des résolutions des Nations Unies. Est-ce que cela appartiendrait aux inspecteurs, aux Etats-Unis ? Il subsiste une ambiguïté sur ce point et nous aimerions les vues du Président CHIRAC et du Président du Conseil BERLUSCONI à ce sujet.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - C'est naturellement aux inspecteurs de saisir le Conseil de sécurité s'ils se heurtent à des problèmes et à des difficultés qu'ils devront alors exposer. Et c'est au Conseil de sécurité d'en tirer les conséquences qu'il considérera devoir en tirer.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. SILVIO BERLUSCONI - Je pense qu'il appartient toujours au Conseil de sécurité de clarifier quelque ambiguïté que ce soit, qui de toute façon découle de la ligne que s'est fixée justement le Conseil de sécurité.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Je voulais savoir si, lors de vos entretiens, vous avez parlé du pacte de stabilité. Une question que je vous adresse à tous les deux.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Nous avons effectivement parlé du pacte de stabilité. D'abord pour rappeler que nous sommes, l'un et l'autre, l'Italie et la France, tout à fait et sans ambiguïté favorables au pacte de stabilité. A partir du moment où il y a une monnaie unique, il est indispensable qu'il y ait des règles uniques et que tout le monde les respecte. Donc, nous n'avons sur ce point aucune espèce de divergence de vues. Et cela suppose d'ailleurs une coordination de plus en plus efficace des politiques économiques. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Alors, cette coordination devrait probablement s'adapter de façon plus souple aux réalités de l'économie européenne et, donc, c'est un point qui mérite d'être discuté. C'est vrai que l'application d'un pacte de stabilité en période de forte croissance, c'est une chose, l'application d'un pacte de stabilité en période de stabilité ou en période de décroissance ou de croissance faible, c'est une autre chose. Et il est important que, sous le contrôle et avec les autorités monétaires, il y ait des adaptations, sans en changer en rien l'esprit ni l'objectif, des modalités d'application de ce pacte de stabilité. Je prends un autre exemple : j'ai parlé de croissance plus ou moins forte et des conséquences sur l'application du pacte. Pour vous donner un exemple, nous avons décidé de faire une politique européenne de défense et de sécurité commune. Pour faire une politique de défense et de sécurité commune, il faut avoir les moyens et donc, notamment, les moyens militaires. Or, il n'est un secret pour personne que nous sommes, de ce point de vue, nous collectivement, Européens, c'est moins vrai pour des pays comme l'Italie, la France, l'Angleterre que pour d'autres mais, enfin, nous sommes collectivement en dessous des nécessités ou des exigences d'une politique de sécurité commune. Et donc, dans ce cas là, il faut faire un effort pendant quelque temps pour nous mettre au niveau nécessaire, pour assumer les responsabilités que, par ailleurs, nous revendiquons. Alors, dans ce contexte, on peut examiner quelle place doit avoir ce type de dépenses dans la prise en compte des critères de Maastricht. C'est un exemple. On pourrait en citer d'autres, selon la conjoncture économique, par exemple certains grands travaux d'infrastructure. Nous n'avons rien arrêté, en dehors de notre respect du pacte de stabilité. Nous disons simplement que cela mérite une réflexion pour adapter le pacte de stabilité à la réalité de la conjoncture économique ou politique du moment.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. SILVIO BERLUSCONI - Réponse excellente, même pour un perfectionniste comme moi, et je n'ai rien à ajouter, je la partage entièrement.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Toujours sur le même sujet, le pacte de stabilité. Est-ce que l'Italie est inquiète du fait que l'Allemagne et la France aient annoncé qu'avant chaque ECOFIN, elles se présenteront sur la base d'une position commune et, par exemple, qu'elles aient évoqué le fait de considérer, non pas de parler uniquement du déficit, mais de l'inflation, du chômage, qui sont en fait des sujets qui préoccupent l'Italie ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. SILVIO BERLUSCONI - Je pense qu'aujourd'hui, il a été clair que l'Italie et la France veulent coopérer, justement, pour préparer les Conseils européens. Et nous nous sommes justement dits que, lors de nombreuses occasions, il serait important que nous nous consultions pour déterminer une position commune, une action commune. Je pense que tous les pays européens peuvent prendre des accords, se mettre d'accord, convenir d'un certain nombre de choses avant d'aller au Conseil. Mais, si deux pays se rencontrent et discutent, et estiment qu'ils ont la même position sur tel ou tel sujet, cela ne signifie pas que cela exclut un pays tiers ou qu'il y ait des problèmes par rapport aux pays qui se seront rencontrés. Donc, je pense que les relations entre l'Italie et la France sont des relations que nous souhaitons intensifier et ceci nous permettra de convenir de positions communes et de mieux préparer les Conseils européens.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Je voudrais apporter une réponse supplémentaire à cette question parce que le Président BERSLUSCONI m'en a parlé, et notamment en prenant l'exemple de l'accord franco-allemand à la veille du sommet de Bruxelles. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Je voudrais d'abord qu'il n'y ait pas d'ambiguïté : la France entend avoir avec tous les pays qui le souhaitent des relations privilégiées. C'est vrai notamment avec l'Italie, je dirais plus particulièrement, même, avec l'Italie, pour beaucoup de raisons qui tiennent à l'histoire, à la proximité de nos points de vue, à notre rôle dans la construction européenne. Nous sommes dans les premiers pays fondateurs. Il n'y a donc, de ce point de vue, aucun problème et nous avons bien l'intention d'avoir une coopération, une coordination, une concertation sur tous les problèmes avec l'Italie, comme celle que nous avons d'ailleurs, de façon traditionnelle, avec l'Allemagne et avec les autres pays. Je ne voudrais pas qu'il y ait la moindre ambiguïté.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Président BERLUSCONI m'a dit : vous m'en avez parlé, mais pas suffisamment, à la veille de l'accord franco-allemand, à la veille du sommet de Bruxelles. Je lui ai dit : mais cela, c'était vraiment un cas particulier. Il faut comprendre qu'il y a eu des élections en Allemagne. Après les élections, il y a eu naturellement le temps de formation et d'accord au sein de la majorité nouvelle, qui était une majorité reconduite, mais enfin qui était nouvelle. Et ce n'est qu'à la veille du jour où nous nous sommes rencontrés que l'Allemagne a eu un Chancelier, un gouvernement et un pacte interne de majorité. Et, par conséquent, l'Allemagne ne pouvait discuter de ce problème que, pratiquement et matériellement, le jour-même du début du sommet de Bruxelles. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Et nous sommes donc arrivés à quatre heures et demi à Bruxelles. C'était une question d'heures et nous avons décidé, le Chancelier et moi, très rapidement, que le problème consistait soit à bloquer le sommet de Bruxelles, avec toutes les conséquences que cela comporterait, notamment vis-à-vis des pays candidats, s'agissant de l'élargissement, soit à trouver immédiatement un accord. Car nous étions les deux pays les plus éloignés en ce qui concerne les problèmes liés à la politique agricole commune. Et nous n'avons donc eu le temps matériellement d'aucune espèce de concertation autre que très, très rapide avec nos partenaires. Voilà la raison. Mais c'était une raison de circonstance dont il ne faut tirer aucune espèce de conséquences. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Et la volonté de la France et du gouvernement français, le Premier ministre, Monsieur RAFFARIN, l'a encore affirmé au Président BERLUSCONI, c'est bien d'avoir une concertation permanente sur tout ce qui est important, et même sur ce qui l'est moins, avec l'Italie comme avec les pays qui acceptent cette concertation.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Monsieur le Président CHIRAC, vous avez parlé des ajustements que la France veut apporter à la résolution américaine sur l'Iraq. Est-ce que vous pouvez parler en particulier de ce que sont ces ajustements que vous voulez faire ? Est-ce qu'il est possible que la résolution puisse être votée demain comme le veulent les Américains ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Plus vite la résolution sera adaptée, acceptable pour tous et votée, et mieux cela vaudra.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Est-ce qu'au cours de vos entretiens, vous avez évoqué la situation des anciens militants d'extrême-gauche et d'extrême-droite réfugiés en France ? Et est-ce que vous avez redéfini un petit peu les termes d'éventuelles extraditions ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - La coopération judiciaire entre la France et l'Italie fonctionne parfaitement bien. On aurait pu en parler tout à l'heure, car nous en avons longuement parlé, non pas seulement sur ce sujet, mais en règle générale entre les deux ministres de la Justice. Elle fonctionne, cette coopération, de façon exemplaire, y compris dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les demandes d'extradition présentées par l'Italie sont examinées au cas par cas par un groupe de travail commun qui a été mis en place par les ministres italiens et français de la justice. Un groupe de travail commun. Et cet examen au cas par cas est effectué en fonction de l'ancienneté et de la gravité des faits ainsi que de la personnalité de leurs auteurs, naturellement.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;En cas de nouvelle demande formulée par la partie italienne, il est évident que toutes les garanties judiciaires prévues par notre procédure d'extradition seront à nouveau offertes aux intéressés, conformément aux dispositions de la Convention européenne des Droits de l'Homme. Les droits de la défense seront naturellement totalement respectés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. SILVIO BERLUSCONI - Nous nous arrêtons là. Je remercie une nouvelle fois le Président, le Premier ministre, ainsi que leurs collaborateurs. Nous avons beaucoup de travail à faire pour l'année prochaine. La France va devoir préparer le G8 et, nous-mêmes, nous serons engagés dans la nouvelle Constitution européenne, pour une nouvelle Europe. Donc nous aurons de nombreuses occasions de rencontres et de coopération.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Merci.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LE CONSEIL DES MINISTRES DU 06 NOVEMBRE 2002</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/11/06#2829</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;
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&lt;TR vAlign=top&gt;&lt;!-- row 4 --&gt;
&lt;TD colSpan=10 height=2&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://www.elysee.fr/images/acc/shim.gif&quot; width=397 border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=2 height=2&gt;&lt;IMG height=7 src=&quot;http://www.elysee.fr/images/acc/shim.gif&quot; width=1 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;&lt;!-- row 5 --&gt;
&lt;TD colSpan=3 rowSpan=2&gt;&lt;IMG height=11 src=&quot;http://www.elysee.fr/images/acc/shim.gif&quot; width=88 border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD colSpan=5 rowSpan=2&gt;&lt;IMG height=11 alt=&quot;Liberté Egalité Fraternité&quot; src=&quot;http://www.elysee.fr/images/acc/index_12.gif&quot; width=208 border=0 name=index_12&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD colSpan=2 rowSpan=2&gt;&lt;IMG height=12 src=&quot;http://www.elysee.fr/images/acc/shim.gif&quot; width=87 border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=2 height=2&gt;&lt;IMG height=10 src=&quot;http://www.elysee.fr/images/acc/shim.gif&quot; width=1 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;&lt;!-- row 6 --&gt;
&lt;TD width=2&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.elysee.fr/images/acc/shim.gif&quot; width=1 border=0&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR vAlign=top&gt;&lt;!-- row 7 --&gt;
&lt;TD colSpan=2 rowSpan=2&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=bottom colSpan=7 rowSpan=14&gt;&lt;A href=&quot;http://www.elysee.fr/elysee/index.htm&quot;&gt;&lt;IMG height=228 alt=&quot;Bienvenue à l'Elysée&quot; src=&quot;http://www.elysee.fr/images/acc/index_18.jpg&quot; width=311 border=0 name=index_18&gt;&lt;/A&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A REUNI&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE CONSEIL DES MINISTRES&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;AU PALAIS DE L'ELYSEE&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A REUNI&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE CONSEIL DES MINISTRES&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;AU PALAIS DE L'ELYSEE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE&lt;A name=date&gt;&lt;/A&gt; MERCREDI 6 NOVEMBRE 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;A L'ISSUE DU CONSEIL, LE SERVICE DE PRESSE&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;A DIFFUSE LE COMMUNIQUE SUIVANT :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;PROJETS DE LOI&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Accord franco-espagnol relatif à l'exploitation, l'entretien, la sécurité et l'évolution du tunnel routier du Somport&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre des affaires étrangères a présenté un projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume d'Espagne relatif à l'exploitation du tunnel routier du Somport.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Cet accord, signé à Perpignan le 11 octobre 2001, et complété par un échange de lettres des 11 octobre 2001 et 14 février 2002, met en oeuvre la décision prise par les deux Etats d'améliorer la liaison routière entre Pau et Saragosse grâce à la construction du tunnel du Somport, qui s'était traduite par un accord du 25 avril 1991.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;L'accord du 11 octobre 2001 fixe les principes de l'exploitation et de l'entretien de ce tunnel, confiés à l'Espagne, la France, pour sa part, contribuant pour le tiers aux dépenses liées à ces activités. En revanche, les dépenses afférentes aux missions de contrôle, de sécurité ou d'assistance mises en oeuvre par les parties restent à la charge de chacune de celles-ci.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Cet accord permet par ailleurs aux agents de chacun des deux Etats d'intercepter et de verbaliser les contrevenants, dans la partie de la zone de contrôle située sur le territoire de l'autre Etat, dès lors que l'infraction poursuivie a été commise dans la partie de la zone de contrôle située sur le territoire de leur Etat.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Renforçant la position de pôle régional de l'agglomération de Pau, le tunnel du Somport ouvrira des débouchés sur le marché espagnol pour le Béarn, et favorisera le développement des activités touristiques et artisanales dans la vallée d'Aspe et à Oloron.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Protection du milieu marin et de la diversité biologique de l'Atlantique du Nord-Est&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre des affaires étrangères a présenté un projet de loi portant approbation de l'annexe V à la convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est, sur la protection et la conservation des écosystèmes et de la diversité biologique de la zone maritime, et de l'appendice 3 à cette convention, sur les critères de détermination des activités humaines aux fins de ladite annexe.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La convention &quot;&amp;nbsp;OSPAR&amp;nbsp;&quot;, signée à Paris le 22 septembre 1992, a pour but d'améliorer la qualité des eaux, la préservation, et la restauration des écosystèmes et des espèces propres au milieu marin. Afin de préciser les obligations des Parties, une cinquième annexe et un appendice 3 à la Convention ont été adoptés à Sintra le 23 juillet 1998. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Désormais, les Etats devront coopérer entre eux pour l'adoption de programmes et de mesures visant à protéger certains écosystèmes et certaines espèces marines, en réglementant les activités humaines qui peuvent avoir des impacts négatifs sur leur conservation.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;En outre, la Commission OSPAR aura pour tâche de réaliser les inventaires préalables, d'identifier les espèces et les types d'écosystèmes dont la conservation, voire la restauration, s'avèrent prioritaires, avec l'objectif de constituer un réseau d'aires marines protégées représentatif de la diversité biologique de cette zone maritime.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ces deux textes renforcent donc l'efficacité de la convention OSPAR, destinée à permettre la sauvegarde de l'Atlantique du Nord-Est, qui représente 4 % des océans, dans une perspective de développement durable.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;DÉCRET&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;Conditions de cessation d'activité de certains maîtres et documentalistes contractuels ou agréés des établissements d'enseignement privés sous contrat de Polynésie française&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche a présenté un décret relatif aux conditions de cessation d'activité de certains maîtres et documentalistes contractuels ou agréés des établissements d'enseignement privés sous contrat de Polynésie française.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ce décret a pour objectif d'assurer à ces maîtres la parité avec leurs homologues de l'enseignement public, s'agissant de l'âge de départ à la retraite. Ils bénéficieront d'un dispositif de retraite que sera institué par la Polynésie Française qui est l'autorité compétente en matière de sécurité sociale.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;COMMUNICATIONS&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- La transposition des directives communautaires en droit français&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La ministre déléguée aux affaires européennes a présenté une communication relative à la transposition des directives communautaires en droit français.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La situation de la France en matière de transposition des directives doit être rapidement améliorée&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les directives, qui sont l'équivalent de lois-cadres européennes, au nombre de 40 à 60 par an, engagent les Etats membres, qui doivent les transposer dans leur droit national, dans les délais impartis par la directive elle-même (18 mois en moyenne). Cette transposition est essentielle au bon fonctionnement du marché intérieur. Le Conseil européen de Barcelone a demandé aux Etats membres de réduire la part de directives non transposées à moins de 1,5 % d'ici au printemps 2003, avec un objectif supplémentaire : garantir l'application de toutes les directives qui ont un retard de transposition de plus de deux ans. Le déficit de transposition des directives dans l'Union européenne est passé de plus de 6 % en 1997 à moins de 2 % aujourd'hui.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Notre pays accuse le plus grand retard de l'Union européenne en matière de transposition des directives, avec plus de 3 % de directives non transposées. Le tableau que la Commission doit publier le 11 novembre prochain ne fera que confirmer cet état de fait.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Il importe que la France réagisse pour respecter ses engagements européens. Le Premier ministre l'a rappelé dans sa déclaration de politique générale. La transposition des directives est au coeur de l'action du Gouvernement, attaché à une culture du résultat et au respect de ses engagements européens. Le coût de la non transposition pour notre pays est élevé, tant au niveau juridique (incertitudes juridiques, contentieux multiples) que politique (risque d'une perte de crédibilité sur la scène européenne).&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Pour redresser la situation, le Gouvernement a décidé, en particulier que dans les 6 prochains mois chaque ministre devait, pour les directives de son ressort, avoir réduit des 2/3 celles qui ont du retard de transposition. Parmi elles, celles qui ont un retard de 2 ans devront avoir été transposées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Pour suivre l'activité des ministères, une communication sur la transposition sera effectuée en conseil des ministres tous les six mois, avant chaque publication par la Commission de son &quot;&amp;nbsp;tableau d'affichage&amp;nbsp;&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Afin que l'agenda législatif ne soit pas un obstacle au rattrapage de notre retard de transposition, les projets de loi transposant des directives devraient pouvoir, à la demande du Premier Ministre, être examinés en priorité par le Parlement. Par ailleurs, un rendez-vous régulier consacré, dans l'ordre du jour des Assemblées, à la transposition des directives est envisagé.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Les grandes orientations de la politique en faveur des personnes âgées&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le secrétaire d'Etat aux personnes âgées a présenté une communication relative aux grandes orientations de la politique en faveur des personnes âgées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La politique du Gouvernement en la matière comporte quatre axes prioritaires&amp;nbsp;:&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- affirmer et valoriser le rôle des personnes âgées dans la société, en s'appuyant sur un programme triennal d'actions intergénérationnelles&amp;nbsp;: le recensement, la valorisation et le développement de ces actions doit permettre aux personnes âgées de continuer à participer à la vie de la société&amp;nbsp;; &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- aider chacun à réussir son vieillissement, par un programme pluriannuel, intégrant tous les facteurs ou paramètres du vieillissement, dont le premier volet, pour 2003, concernera la promotion du bien-être par l'activité physique et une alimentation saine. Ce programme sera expérimenté sur une dizaine de villes. Un comité européen de prévention, proposé par la France et approuvé par l'Organisation des Nations Unies lors de la conférence régionale sur le vieillissement de Berlin, contribuera à faire connaître l'action de la France au plan européen.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- promouvoir les droits des personnes âgées à la dignité et au plein exercice de la citoyenneté, par une réponse adaptée à leurs besoins, intégrant notamment le degré de dépendance, et par une politique de prévention et de lutte contre la maltraitance s'appuyant sur un comité de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- adapter l'offre de prise en charge sociale et médico-sociale, en s'appuyant sur une approche prospective quantitative et qualitative en termes de structures d'accueil, y compris pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, et de maintien à domicile.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;MESURES D'ORDRE INDIVIDUEL&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Claude KUPFER, secrétaire général pour les affaires régionales de la région Nord-Pas-de-Calais, est nommé directeur de la programmation, des affaires financières et immobilières à compter du 18 novembre 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Gérard SARRACANIE, administrateur civil hors classe, est nommé délégué interministériel à l'innovation et à l'économie sociale&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du ministre des affaires étrangères&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Alain LE ROY, conseiller référendaire à la Cour des comptes, est nommé directeur des affaires économiques et financières à compter du 2 décembre 2002.&lt;/FONT&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A REUNI&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE CONSEIL DES MINISTRES&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;AU PALAIS DE L'ELYSEE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE&lt;A name=date&gt;&lt;/A&gt; MERCREDI 6 NOVEMBRE 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;A L'ISSUE DU CONSEIL, LE SERVICE DE PRESSE&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;A DIFFUSE LE COMMUNIQUE SUIVANT :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;PROJETS DE LOI&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Accord franco-espagnol relatif à l'exploitation, l'entretien, la sécurité et l'évolution du tunnel routier du Somport&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre des affaires étrangères a présenté un projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume d'Espagne relatif à l'exploitation du tunnel routier du Somport.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Cet accord, signé à Perpignan le 11 octobre 2001, et complété par un échange de lettres des 11 octobre 2001 et 14 février 2002, met en oeuvre la décision prise par les deux Etats d'améliorer la liaison routière entre Pau et Saragosse grâce à la construction du tunnel du Somport, qui s'était traduite par un accord du 25 avril 1991.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;L'accord du 11 octobre 2001 fixe les principes de l'exploitation et de l'entretien de ce tunnel, confiés à l'Espagne, la France, pour sa part, contribuant pour le tiers aux dépenses liées à ces activités. En revanche, les dépenses afférentes aux missions de contrôle, de sécurité ou d'assistance mises en oeuvre par les parties restent à la charge de chacune de celles-ci.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Cet accord permet par ailleurs aux agents de chacun des deux Etats d'intercepter et de verbaliser les contrevenants, dans la partie de la zone de contrôle située sur le territoire de l'autre Etat, dès lors que l'infraction poursuivie a été commise dans la partie de la zone de contrôle située sur le territoire de leur Etat.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Renforçant la position de pôle régional de l'agglomération de Pau, le tunnel du Somport ouvrira des débouchés sur le marché espagnol pour le Béarn, et favorisera le développement des activités touristiques et artisanales dans la vallée d'Aspe et à Oloron.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Protection du milieu marin et de la diversité biologique de l'Atlantique du Nord-Est&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre des affaires étrangères a présenté un projet de loi portant approbation de l'annexe V à la convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est, sur la protection et la conservation des écosystèmes et de la diversité biologique de la zone maritime, et de l'appendice 3 à cette convention, sur les critères de détermination des activités humaines aux fins de ladite annexe.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La convention &quot;&amp;nbsp;OSPAR&amp;nbsp;&quot;, signée à Paris le 22 septembre 1992, a pour but d'améliorer la qualité des eaux, la préservation, et la restauration des écosystèmes et des espèces propres au milieu marin. Afin de préciser les obligations des Parties, une cinquième annexe et un appendice 3 à la Convention ont été adoptés à Sintra le 23 juillet 1998. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Désormais, les Etats devront coopérer entre eux pour l'adoption de programmes et de mesures visant à protéger certains écosystèmes et certaines espèces marines, en réglementant les activités humaines qui peuvent avoir des impacts négatifs sur leur conservation.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;En outre, la Commission OSPAR aura pour tâche de réaliser les inventaires préalables, d'identifier les espèces et les types d'écosystèmes dont la conservation, voire la restauration, s'avèrent prioritaires, avec l'objectif de constituer un réseau d'aires marines protégées représentatif de la diversité biologique de cette zone maritime.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ces deux textes renforcent donc l'efficacité de la convention OSPAR, destinée à permettre la sauvegarde de l'Atlantique du Nord-Est, qui représente 4 % des océans, dans une perspective de développement durable.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;DÉCRET&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;Conditions de cessation d'activité de certains maîtres et documentalistes contractuels ou agréés des établissements d'enseignement privés sous contrat de Polynésie française&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche a présenté un décret relatif aux conditions de cessation d'activité de certains maîtres et documentalistes contractuels ou agréés des établissements d'enseignement privés sous contrat de Polynésie française.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ce décret a pour objectif d'assurer à ces maîtres la parité avec leurs homologues de l'enseignement public, s'agissant de l'âge de départ à la retraite. Ils bénéficieront d'un dispositif de retraite que sera institué par la Polynésie Française qui est l'autorité compétente en matière de sécurité sociale.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;COMMUNICATIONS&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- La transposition des directives communautaires en droit français&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La ministre déléguée aux affaires européennes a présenté une communication relative à la transposition des directives communautaires en droit français.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La situation de la France en matière de transposition des directives doit être rapidement améliorée&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les directives, qui sont l'équivalent de lois-cadres européennes, au nombre de 40 à 60 par an, engagent les Etats membres, qui doivent les transposer dans leur droit national, dans les délais impartis par la directive elle-même (18 mois en moyenne). Cette transposition est essentielle au bon fonctionnement du marché intérieur. Le Conseil européen de Barcelone a demandé aux Etats membres de réduire la part de directives non transposées à moins de 1,5 % d'ici au printemps 2003, avec un objectif supplémentaire : garantir l'application de toutes les directives qui ont un retard de transposition de plus de deux ans. Le déficit de transposition des directives dans l'Union européenne est passé de plus de 6 % en 1997 à moins de 2 % aujourd'hui.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Notre pays accuse le plus grand retard de l'Union européenne en matière de transposition des directives, avec plus de 3 % de directives non transposées. Le tableau que la Commission doit publier le 11 novembre prochain ne fera que confirmer cet état de fait.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Il importe que la France réagisse pour respecter ses engagements européens. Le Premier ministre l'a rappelé dans sa déclaration de politique générale. La transposition des directives est au coeur de l'action du Gouvernement, attaché à une culture du résultat et au respect de ses engagements européens. Le coût de la non transposition pour notre pays est élevé, tant au niveau juridique (incertitudes juridiques, contentieux multiples) que politique (risque d'une perte de crédibilité sur la scène européenne).&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Pour redresser la situation, le Gouvernement a décidé, en particulier que dans les 6 prochains mois chaque ministre devait, pour les directives de son ressort, avoir réduit des 2/3 celles qui ont du retard de transposition. Parmi elles, celles qui ont un retard de 2 ans devront avoir été transposées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Pour suivre l'activité des ministères, une communication sur la transposition sera effectuée en conseil des ministres tous les six mois, avant chaque publication par la Commission de son &quot;&amp;nbsp;tableau d'affichage&amp;nbsp;&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Afin que l'agenda législatif ne soit pas un obstacle au rattrapage de notre retard de transposition, les projets de loi transposant des directives devraient pouvoir, à la demande du Premier Ministre, être examinés en priorité par le Parlement. Par ailleurs, un rendez-vous régulier consacré, dans l'ordre du jour des Assemblées, à la transposition des directives est envisagé.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Les grandes orientations de la politique en faveur des personnes âgées&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le secrétaire d'Etat aux personnes âgées a présenté une communication relative aux grandes orientations de la politique en faveur des personnes âgées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La politique du Gouvernement en la matière comporte quatre axes prioritaires&amp;nbsp;:&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- affirmer et valoriser le rôle des personnes âgées dans la société, en s'appuyant sur un programme triennal d'actions intergénérationnelles&amp;nbsp;: le recensement, la valorisation et le développement de ces actions doit permettre aux personnes âgées de continuer à participer à la vie de la société&amp;nbsp;; &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- aider chacun à réussir son vieillissement, par un programme pluriannuel, intégrant tous les facteurs ou paramètres du vieillissement, dont le premier volet, pour 2003, concernera la promotion du bien-être par l'activité physique et une alimentation saine. Ce programme sera expérimenté sur une dizaine de villes. Un comité européen de prévention, proposé par la France et approuvé par l'Organisation des Nations Unies lors de la conférence régionale sur le vieillissement de Berlin, contribuera à faire connaître l'action de la France au plan européen.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- promouvoir les droits des personnes âgées à la dignité et au plein exercice de la citoyenneté, par une réponse adaptée à leurs besoins, intégrant notamment le degré de dépendance, et par une politique de prévention et de lutte contre la maltraitance s'appuyant sur un comité de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- adapter l'offre de prise en charge sociale et médico-sociale, en s'appuyant sur une approche prospective quantitative et qualitative en termes de structures d'accueil, y compris pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, et de maintien à domicile.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;MESURES D'ORDRE INDIVIDUEL&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Claude KUPFER, secrétaire général pour les affaires régionales de la région Nord-Pas-de-Calais, est nommé directeur de la programmation, des affaires financières et immobilières à compter du 18 novembre 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Gérard SARRACANIE, administrateur civil hors classe, est nommé délégué interministériel à l'innovation et à l'économie sociale&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du ministre des affaires étrangères&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Alain LE ROY, conseiller référendaire à la Cour des comptes, est nommé directeur des affaires économiques et financières à compter du 2 décembre 2002.&lt;/FONT&gt; &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE&lt;A name=date&gt;&lt;/A&gt; MERCREDI 6 NOVEMBRE 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;A L'ISSUE DU CONSEIL, LE SERVICE DE PRESSE&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;A DIFFUSE LE COMMUNIQUE SUIVANT :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;PROJETS DE LOI&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Accord franco-espagnol relatif à l'exploitation, l'entretien, la sécurité et l'évolution du tunnel routier du Somport&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre des affaires étrangères a présenté un projet de loi autorisant l'approbation de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume d'Espagne relatif à l'exploitation du tunnel routier du Somport.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Cet accord, signé à Perpignan le 11 octobre 2001, et complété par un échange de lettres des 11 octobre 2001 et 14 février 2002, met en oeuvre la décision prise par les deux Etats d'améliorer la liaison routière entre Pau et Saragosse grâce à la construction du tunnel du Somport, qui s'était traduite par un accord du 25 avril 1991.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;L'accord du 11 octobre 2001 fixe les principes de l'exploitation et de l'entretien de ce tunnel, confiés à l'Espagne, la France, pour sa part, contribuant pour le tiers aux dépenses liées à ces activités. En revanche, les dépenses afférentes aux missions de contrôle, de sécurité ou d'assistance mises en oeuvre par les parties restent à la charge de chacune de celles-ci.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Cet accord permet par ailleurs aux agents de chacun des deux Etats d'intercepter et de verbaliser les contrevenants, dans la partie de la zone de contrôle située sur le territoire de l'autre Etat, dès lors que l'infraction poursuivie a été commise dans la partie de la zone de contrôle située sur le territoire de leur Etat.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Renforçant la position de pôle régional de l'agglomération de Pau, le tunnel du Somport ouvrira des débouchés sur le marché espagnol pour le Béarn, et favorisera le développement des activités touristiques et artisanales dans la vallée d'Aspe et à Oloron.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Protection du milieu marin et de la diversité biologique de l'Atlantique du Nord-Est&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre des affaires étrangères a présenté un projet de loi portant approbation de l'annexe V à la convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du Nord-Est, sur la protection et la conservation des écosystèmes et de la diversité biologique de la zone maritime, et de l'appendice 3 à cette convention, sur les critères de détermination des activités humaines aux fins de ladite annexe.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La convention &quot;&amp;nbsp;OSPAR&amp;nbsp;&quot;, signée à Paris le 22 septembre 1992, a pour but d'améliorer la qualité des eaux, la préservation, et la restauration des écosystèmes et des espèces propres au milieu marin. Afin de préciser les obligations des Parties, une cinquième annexe et un appendice 3 à la Convention ont été adoptés à Sintra le 23 juillet 1998. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Désormais, les Etats devront coopérer entre eux pour l'adoption de programmes et de mesures visant à protéger certains écosystèmes et certaines espèces marines, en réglementant les activités humaines qui peuvent avoir des impacts négatifs sur leur conservation.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;En outre, la Commission OSPAR aura pour tâche de réaliser les inventaires préalables, d'identifier les espèces et les types d'écosystèmes dont la conservation, voire la restauration, s'avèrent prioritaires, avec l'objectif de constituer un réseau d'aires marines protégées représentatif de la diversité biologique de cette zone maritime.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ces deux textes renforcent donc l'efficacité de la convention OSPAR, destinée à permettre la sauvegarde de l'Atlantique du Nord-Est, qui représente 4 % des océans, dans une perspective de développement durable.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;DÉCRET&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;Conditions de cessation d'activité de certains maîtres et documentalistes contractuels ou agréés des établissements d'enseignement privés sous contrat de Polynésie française&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche a présenté un décret relatif aux conditions de cessation d'activité de certains maîtres et documentalistes contractuels ou agréés des établissements d'enseignement privés sous contrat de Polynésie française.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ce décret a pour objectif d'assurer à ces maîtres la parité avec leurs homologues de l'enseignement public, s'agissant de l'âge de départ à la retraite. Ils bénéficieront d'un dispositif de retraite que sera institué par la Polynésie Française qui est l'autorité compétente en matière de sécurité sociale.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;COMMUNICATIONS&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- La transposition des directives communautaires en droit français&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La ministre déléguée aux affaires européennes a présenté une communication relative à la transposition des directives communautaires en droit français.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La situation de la France en matière de transposition des directives doit être rapidement améliorée&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les directives, qui sont l'équivalent de lois-cadres européennes, au nombre de 40 à 60 par an, engagent les Etats membres, qui doivent les transposer dans leur droit national, dans les délais impartis par la directive elle-même (18 mois en moyenne). Cette transposition est essentielle au bon fonctionnement du marché intérieur. Le Conseil européen de Barcelone a demandé aux Etats membres de réduire la part de directives non transposées à moins de 1,5 % d'ici au printemps 2003, avec un objectif supplémentaire : garantir l'application de toutes les directives qui ont un retard de transposition de plus de deux ans. Le déficit de transposition des directives dans l'Union européenne est passé de plus de 6 % en 1997 à moins de 2 % aujourd'hui.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Notre pays accuse le plus grand retard de l'Union européenne en matière de transposition des directives, avec plus de 3 % de directives non transposées. Le tableau que la Commission doit publier le 11 novembre prochain ne fera que confirmer cet état de fait.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Il importe que la France réagisse pour respecter ses engagements européens. Le Premier ministre l'a rappelé dans sa déclaration de politique générale. La transposition des directives est au coeur de l'action du Gouvernement, attaché à une culture du résultat et au respect de ses engagements européens. Le coût de la non transposition pour notre pays est élevé, tant au niveau juridique (incertitudes juridiques, contentieux multiples) que politique (risque d'une perte de crédibilité sur la scène européenne).&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Pour redresser la situation, le Gouvernement a décidé, en particulier que dans les 6 prochains mois chaque ministre devait, pour les directives de son ressort, avoir réduit des 2/3 celles qui ont du retard de transposition. Parmi elles, celles qui ont un retard de 2 ans devront avoir été transposées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Pour suivre l'activité des ministères, une communication sur la transposition sera effectuée en conseil des ministres tous les six mois, avant chaque publication par la Commission de son &quot;&amp;nbsp;tableau d'affichage&amp;nbsp;&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Afin que l'agenda législatif ne soit pas un obstacle au rattrapage de notre retard de transposition, les projets de loi transposant des directives devraient pouvoir, à la demande du Premier Ministre, être examinés en priorité par le Parlement. Par ailleurs, un rendez-vous régulier consacré, dans l'ordre du jour des Assemblées, à la transposition des directives est envisagé.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Les grandes orientations de la politique en faveur des personnes âgées&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le secrétaire d'Etat aux personnes âgées a présenté une communication relative aux grandes orientations de la politique en faveur des personnes âgées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La politique du Gouvernement en la matière comporte quatre axes prioritaires&amp;nbsp;:&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- affirmer et valoriser le rôle des personnes âgées dans la société, en s'appuyant sur un programme triennal d'actions intergénérationnelles&amp;nbsp;: le recensement, la valorisation et le développement de ces actions doit permettre aux personnes âgées de continuer à participer à la vie de la société&amp;nbsp;; &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- aider chacun à réussir son vieillissement, par un programme pluriannuel, intégrant tous les facteurs ou paramètres du vieillissement, dont le premier volet, pour 2003, concernera la promotion du bien-être par l'activité physique et une alimentation saine. Ce programme sera expérimenté sur une dizaine de villes. Un comité européen de prévention, proposé par la France et approuvé par l'Organisation des Nations Unies lors de la conférence régionale sur le vieillissement de Berlin, contribuera à faire connaître l'action de la France au plan européen.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- promouvoir les droits des personnes âgées à la dignité et au plein exercice de la citoyenneté, par une réponse adaptée à leurs besoins, intégrant notamment le degré de dépendance, et par une politique de prévention et de lutte contre la maltraitance s'appuyant sur un comité de vigilance contre la maltraitance des personnes âgées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- adapter l'offre de prise en charge sociale et médico-sociale, en s'appuyant sur une approche prospective quantitative et qualitative en termes de structures d'accueil, y compris pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer, et de maintien à domicile.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;MESURES D'ORDRE INDIVIDUEL&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Claude KUPFER, secrétaire général pour les affaires régionales de la région Nord-Pas-de-Calais, est nommé directeur de la programmation, des affaires financières et immobilières à compter du 18 novembre 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du ministre des affaires sociales, du travail et de la solidarité&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Gérard SARRACANIE, administrateur civil hors classe, est nommé délégué interministériel à l'innovation et à l'économie sociale&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du ministre des affaires étrangères&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Alain LE ROY, conseiller référendaire à la Cour des comptes, est nommé directeur des affaires économiques et financières à compter du 2 décembre 2002.&lt;/FONT&gt; &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LE CONSEIL DES MINISTRES DU 30/10/2002</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/30#2629</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.chiracaveclafrance.net/images.chirac/portfolio/poitiers07.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE A REUNI&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE CONSEIL DES MINISTRES&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;AU PALAIS DE L'ELYSEE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE&lt;A name=date&gt;&lt;/A&gt; MERCREDI 30 OCTOBRE 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;A L'ISSUE DU CONSEIL, LE SERVICE DE PRESSE&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;A DIFFUSE LE COMMUNIQUE SUIVANT :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;PROJETS DE LOI&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Convention fiscale avec l'Allemagne&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Ministre des Affaires étrangères a présenté un projet de loi d'approbation de l'avenant du 20 décembre 2001 à la Convention fiscale qui lie la France et l'Allemagne depuis le 21 juillet 1959.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Cet avenant a été rendu nécessaire par la réforme fiscale mise en oeuvre par l'Allemagne au cours de l'année 2000, modifiant notamment le régime fiscal applicable aux dividendes distribués à compter de l'année 2001 à ses résidents. Le nouveau régime fixe un taux unique d'impôt sur les sociétés de 25% et supprime l'avoir fiscal attaché aux dividendes versés par les sociétés allemandes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;En conséquence, l'avenant modifie les dispositions de la Convention de 1959 concernant les dividendes et les règles en matière d'élimination des doubles impositions. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Il conduit ainsi à la suppression du transfert par la France de l'avoir fiscal en faveur des actionnaires de sociétés françaises résidents en Allemagne.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Coopération transfrontalière avec l'Espagne en matière policière et douanière&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre des affaires étrangères a présenté un projet de loi autorisant la ratification du traité entre la République française et le Royaume d'Espagne relatif à la coopération transfrontalière en matière policière et douanière.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ce traité, qui se substituera à un arrangement administratif franco-espagnol du 3 juin 1996, organise une coopération directe entre les services de police, de douane et de gendarmerie opérant dans la zone frontalière entre les deux pays. A cette fin, les commissariats communs qui fonctionnent actuellement seront transformés en &quot;centres de coopération policière et douanière&quot;. Ces centres permettront, par l'échanges d'informations, de lutter efficacement contre l'immigration irrégulière, la délinquance frontalière, les menaces à l'ordre public et les trafics illicites.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ce traité vise à compléter le dispositif de la Convention de Schengen qui abolit les contrôles aux frontières intérieures entre treize pays de l'Union européenne, en renforçant de façon structurelle la coopération entre services opérationnels de répression des crimes et délits. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;L'espace de liberté, de sécurité et de justice établi au niveau européen ne doit pas pouvoir être utilisé par les délinquants, les criminels ou les terroristes pour se déplacer en toute impunité.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- Prévention et répression des infractions contre les personnes jouissant d'une protection internationale&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre des affaires étrangères a présenté un projet de loi autorisant l'adhésion à la convention sur la prévention et la répression des infractions contre les personnes jouissant d'une protection internationale, y compris les agents diplomatiques, adoptée à New York le 14 décembre 1973.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;A la suite des attentats du 11 septembre 2001, la résolution 1373 du Conseil de Sécurité sur la lutte contre le terrorisme international, adoptée le 28 septembre 2001, a demandé à tous les Etats membres des Nations-Unies de devenir parties le plus rapidement possible aux douze conventions internationales anti-terroristes. La convention du 14 décembre 1973 était la seule que la France n'avait pas encore approuvée. Son adhésion à cette convention permettra de réaffirmer sa détermination à garantir, sur son territoire ou à l'étranger, la protection des catégories de personnes visées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La convention se présente de manière classique comme une convention d'incrimination, qui contient également des dispositions en matière de prévention. Elle nécessitera une seule modification de notre législation interne consistant en l'adjonction au code de procédure pénale d'un nouveau cas de compétence quasi-universelle des tribunaux pénaux français.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;DÉCRET&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;Statut particulier du corps des inspecteurs et conseillers de la création, des enseignements artistiques et de l'action culturelle&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre de la culture et de la communication a présenté un décret portant statut particulier du corps des inspecteurs et conseillers de la création, des enseignements artistiques et de l'action culturelle.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ce corps remplacera celui des inspecteurs de la création et des enseignements artistiques institué par un décret du 3 mars 1993 dont il élargit les missions. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ce nouveau corps, dont les agents auront vocation à servir en administration centrale comme en service déconcentré, permettra de confier à des fonctionnaires de haut niveau, dans différentes spécialités, des missions d'expertise, de conseil et de gestion dans les différentes disciplines d'action culturelle jusque-là exercées soit par des fonctionnaires, soit par des agents non titulaires.&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt; &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Il permettra également, pendant une durée de trois ans, d'intégrer par la voie de concours exceptionnels les agents non titulaires qui exerçaient ces missions depuis de nombreuses années et dont la compétence était reconnue par leurs interloccuteurs des collectivités territoriales et des institutions de création et de diffusion culturelle.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les membres de ce corps seront recrutés selon les spécialités artistiques et culturelles suivantes&amp;nbsp;: théatre, musique, danse, arts plastiques, cinéma et audiovisuel, livre, action culturelle.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;COMMUNICATIONS&lt;BR&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- La politique de prévention de la violence à l'école&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Ministre délégué à l'enseignement scolaire a présenté une communication sur la prévention de la violence à l'Ecole.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Bien que six plans de lutte contre la violence à l'Ecole aient été mis en place en dix ans, les actes de violence n'ont pas cessé. Leur gravité a même augmenté et leurs auteurs sont de plus en plus jeunes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les mesures proposées s'inscrivent dans une perspective différente de celle des plans antérieurs&amp;nbsp;: elles visent à modifier l'esprit de l'action éducative et concernent tous les établissements scolaires, et non plus seulement les plus exposés d'entre eux.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La ligne de conduite retenue consiste à faire référence au savoir, à l'autorité.&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt; &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;I - Rouvrir les portes du savoir&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Un établissement sur deux connaît des actes de violence. Une petite minorité des élèves dans de nombreux établissements est en situation de rupture. La réponse doit être éducative, pédagogique et préventive&amp;nbsp;:&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- la principale mesure éducative consiste à mieux faire connaître les règles de vie collective pour les faire accepter de tous&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- un &quot;&amp;nbsp;parcours civique&amp;nbsp;&quot; sera proposé aux élèves de la maternelle au baccalauréat&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- la pédagogie associera les parcours diversifiés dès le collège -afin de multiplier les voies d'accès au savoir et de valoriser la diversité des talents- ainsi que le développement de l'Ecole Ouverte qui donne aux élèves une autre image de l'institution et utilise différemment ses ressources&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- l'augmentation du dispositif relais, classes relais et ateliers relais, facilitera la réinsertion des élèves dans la scolarité et évitera les exclusions.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;II - Donner une nouvelle légitimité à l'autorité&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;C'est au nom du savoir et de l'obligation de formation que l'autorité s'exerce dans un établissement. Pour qu'elle soit acceptée, elle doit procéder du contrat, s'exprimer clairement et être garantie par des sanctions.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Un véritable &quot;&amp;nbsp;contrat de vie scolaire&amp;nbsp;&quot; liera les familles et les élèves à l'établissement et se scellera par la signature du règlement intérieur. Les droits et devoirs de chacun seront inscrits dans un livret général servant de code de référence à la communauté éducative.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les sanctions éviteront le plus possible les exclusions pendant la scolarité obligatoire afin de ne pas renforcer de fait l'absentéisme. Les sanctions de substitution et les mesures réparatrices sur place, dans un esprit d'intérêt général, seront privilégiées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les pouvoirs du chef d'établissement seront renforcés et le conseil de discipline verra sa composition modifiée notamment pour accueillir des représentants des collectivités locales.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;III - Consolider les réponses de proximité&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le partenariat avec la justice de proximité, la police, la gendarmerie, les collectivités locales, les associations, les conseils locaux de sécurité et de prévention sera développé.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;L'aide aux victimes deviendra une priorité, à la fois, par la délocalisation du numéro national d'appel dans les académies, par la désignation d'un &quot;&amp;nbsp;adulte-référent&amp;nbsp;&quot; dans chaque établissement et par l'assistance en justice.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;L'affectation des enseignants devra utiliser plus largement la ressource des postes à exigences particulières (P.E.P) et mettre en place dès la sortie des IUFM un véritable &quot;&amp;nbsp;contrat de début de carrière&amp;nbsp;&quot; pour valoriser les premières affectations, le plus souvent dans des établissements difficiles.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;- La politique de la ville et de rénovation urbaine&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre délégué à la ville et à la rénovation urbaine a présenté une communication sur la politique de la ville et de rénovation urbaine.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La politique de la ville et sa composante de rénovation urbaine constituent, avec la sécurité, la justice, l'éducation et l'intégration, une priorité nationale destinée à maintenir la cohésion nationale.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Dans cet objectif, le Gouvernement considère comme indispensable et urgent de mettre en oeuvre un programme de renouvellement urbain pour modifier radicalement les conditions d'habitat et d'environnement dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville où vivent plus de 6 millions de personnes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Gouvernement mettra en oeuvre un plan global de rénovation urbaine pour simplifier et agir efficacement dans la durée.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Ce plan repose sur une logique de projet et l'implication de tous les partenaires.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La simplification des procédures et des financements est la condition indispensable à l'efficacité de mise en oeuvre de ce programme&amp;nbsp;pour permettre aux acteurs locaux de bénéficier des moyens qu'ils attendent et d'exercer pleinement leurs responsabilités.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Aussi, le Gouvernement a souhaité encourager la &quot;&amp;nbsp;logique de projet&amp;nbsp;global&amp;nbsp;&quot;&amp;nbsp;sous forme d'un &quot;&amp;nbsp;guichet unique&amp;nbsp;&quot; formalisant et mobilisant l'ensemble des financements concernés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Un comité d'engagement pour la rénovation urbaine regroupant l'ensemble des bailleurs de fonds et des organismes financiers&amp;nbsp;(organismes bailleurs, partenaires sociaux qui gèrent le 1% dans le cadre de l'Union d'économie sociale du logement, Caisse des dépôts et des consignations, et Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat) va être mis en place dès le début de 2003.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Une mission pour la rénovation urbaine, à laquelle contribueront tous les financeurs, assistera tous les porteurs de projets et notamment les communes qui conduisent la politique urbaine. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Dans cet esprit, 40 projets pourront d'ores et déjà être présentés au comité d'engagement en vue d'une approbation d'ensemble en 2003.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Parmi les plus avancés&amp;nbsp;à titre d'exemples : Blois, Chanteloup les vignes, Clichy sous Bois, Dreux, La Courneuve, Mantes la jolie, Maubeuge, Meaux, Metz, Montereau Fault Yonne, Montfermeil, Lyon, Saint Dizier, Vaulx en Velin, Vénissieux et Pau.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le plan du Gouvernement poursuit des objectifs ambitieux&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le dimensionnement du programme voulu par le Président de la République sur les quartiers prioritaires de la politique de la ville correspond aux actions suivantes&amp;nbsp;:&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- construire, détruire et réhabiliter des logements sociaux (respectivement 200&amp;nbsp;000, 200&amp;nbsp;000 et 200 000)&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- traiter les copropriétés fragiles ou dégradées&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- en finir avec l'habitat dégradé inacceptable, dans les quartiers historiques&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- mobiliser les logements vacants nécessaires&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- favoriser la revalorisation des quartiers, en y soutenant la construction de logements intermédiaires.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le plan assure la mobilisation financière&amp;nbsp;de tous les partenaires&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La montée en puissance du dispositif permettra de mobiliser les crédits d'investissements du ministère chargé de la ville (155 millions d'euros) ainsi que ceux du ministère chargé du logement orientés sur les quartiers (250 millions d'euros), auxquels s'ajouteront les fiancements du 1% logement dédiés au renouvellement urbain (457 millions d'euros en 2004).&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Au delà des crédits mobilisés en 2003&amp;nbsp;selon les nouvelles modalités d'engagement, l'Etat abondera le programme de rénovation urbaine en mobilisant les moyens de la politique du logement à hauteur de 1 milliard d'euros sur la période 2004-2008. Ces moyens seront engagés en fonction de l'avancement de l'action.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Une première évaluation sera menée fin 2003.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre délégué à la ville et à la rénovation urbaine formalisera dans les prochaines semaines les engagements des partenaires concernés par la signature d'une charte pour la rénovation urbaine. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Enfin, un projet de loi d'orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine sera proposé au Parlement en 2003. Ce texte précisera notamment les nouvelles modalités de coordination financière et les adaptations législatives favorisant les procédures d'urgence dont la mise en oeuvre paraîtra nécessaire dans les sites de rénovation urbaine.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Par ailleurs, un Comité Interministériel des Villes présidé par le Premier ministre, présentera les actions complémentaires indispensables à ce programme de reconquête urbaine en matière d'accompagnement social, d'éducation, de formation, d'insertion et de soutien à l'activité économique.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;I&gt;MESURES D'ORDRE INDIVIDUEL&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du garde des Sceaux, ministre de la justice&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- Mme Marie-Eve AUBIN est nommée président de la section des travaux publics au Conseil d'Etat&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du ministre de la jeunesse, de l'éducation nationale et de la recherche&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Paul DESNEUF, recteur de l'académie de Rouen, est nommé recteur de l'académie de Lille&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- Mme Nicole BENSOUSSAN, professeure à l'université de Reims, est nommée rectrice de l'académie de Rouen&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Roland DEBBASCH, professeur à l'université d'Aix-Marseille, est nommé recteur de l'académie de Nancy-Metz&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Christian DUVERGER, directeur d'études à l'école des hautes études en sciences sociales, est nommé recteur de l'académie de la Réunion&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Sur proposition du ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- M. Dominique LIBAULT, administrateur civil hors classe, est nommé directeur de la sécurité sociale.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt; &lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>CONSEIL EUROPEEN</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/29#2600</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://usinfo.state.gov/topical/econ/group8/summit97/chirac.gif&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;CONFERENCE DE PRESSE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;DE MONSIEUR JACQUES CHIRAC&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;A L'ISSUE DU CONSEIL EUROPEEN&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;BRUXELLES&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;VENDREDI 25 OCTOBRE 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Voilà un sommet qui se termine dans de bonnes conditions et je voudrais d'abord remercier la présidence danoise, le Premier ministre, M. RASMUSSEN, pour la façon dont il a préparé et conduit ce sommet, avec beaucoup de finesse, beaucoup d'intelligence et beaucoup d'efficacité car les choses n'étaient pas si faciles. Je lui exprime donc mon estime et ma reconnaissance. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les résultats sont évidemment importants puisque ce qui était en cause, c'était l'élargissement et que les choses sont aujourd'hui acquises dans les conditions que vous savez. Je vais rapidement revenir sur les décisions qui ont été prises mais, avant, je voudrais dire que ce sommet a été aussi marqué, et c'est d'ailleurs par là qu'il a commencé, par l'horreur que nous a inspirée la prise d'otages à Moscou. J'avais eu moi-même hier le Président POUTINE au téléphone, plusieurs des chefs d'Etat ou de gouvernement lui ont également témoigné directement leur solidarité. Nous avons tenu, cela va de soi, à l'exprimer collectivement, sur la proposition de la présidence danoise, et dire à quel point nous étions solidaires à la fois des Russes et des autorités russes. Nous avons condamné, nous condamnons naturellement le terrorisme sous toutes ses formes, sans aucune réserve. Aucune cause ne peut justifier des actes de cette nature, aucune. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;En ce qui concerne le sommet lui-même, nous nous sommes donc mis en situation de conclure les négociations d'adhésion avec les 10 pays candidats retenus par la Commission d'ici à Copenhague, en vue d'une signature du Traité au printemps de 2003. Nous avons bien entendu évoqué avec un esprit de solidarité la situation des deux pays qui ne sont pas encore jugés aptes à entrer immédiatement, c'est-à-dire la Bulgarie et la Roumanie, et nous avons décidé d'augmenter notre aide à l'égard de ces deux pays pour qu'ils soient en mesure de nous rejoindre, nous l'espérons, en 2007.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous avons naturellement évoqué le problème de Chypre, qui remplit toutes les conditions mais qui est dans la position politique que vous savez. Nous souhaitons vivement que les actions engagées au niveau des Nations Unies permettent de régler le problème avant la fin de l'année, mais ce n'est évidemment pas certain. Et, si le problème n'était pas réglé, naturellement, la décision sur l'adhésion de Chypre serait prise à Copenhague conformément aux décisions d'Helsinki, c'est-à-dire de façon positive. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous avons évoqué également avec satisfaction les réformes qui ont été engagées ces derniers temps en Turquie et les progrès qu'elles représentaient au regard des exigences de Copenhague, tout en constatant naturellement que les critères de Copenhague étaient encore loin d'être acquis mais que le chemin était encourageant. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Alors, le problème le plus difficile à régler était évidemment le problème financier, le volet financier et agricole, et nous avons eu des discussions qui n'étaient pas faciles, d'abord pour mettre au point une position commune entre la France et l'Allemagne. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Chacun sait que nous avions des approches très éloignées à cet égard entre Allemands et Français, qu'il fallait donc faire preuve à la fois d'imagination et de volonté. L'Allemagne, pour l'essentiel, considérait ou considère que sa participation financière est excessive et qu'elle est due notamment à l'ampleur des dépenses agricoles et, donc, ce que je peux comprendre bien entendu, son ambition était de réduire les dépenses et tout particulièrement, puisque c'était l'objet de nos délibérations, les dépenses agricoles. La France avait une position tout à fait différente parce qu'elle a des intérêts qui ne sont pas les mêmes et, en particulier, était très attentive à ce que les décisions prises à Berlin, à tous égards, soient respectées et qu'après Berlin soit garantie, dans un contexte qui devra être naturellement défini, avec des réformes qui devront être élaborées, soit garantie une dépense globale agricole qui soit conforme aux ambitions d'une agriculture dynamique et surtout d'une position exportatrice de l'Europe dans les années qui viennent. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous avions évoqué cette affaire avec le Chancelier et le ministre allemand et le ministre français des Affaires étrangères, dans la forme dite Blaesheim, à Paris, il y a de cela une huitaine de jours. La période n'était pas très bonne pour ces discussions parce que le Chancelier était très occupé par l'élaboration de l'accord politique destiné à conduire au gouvernement de coalition entre le SPD et les Verts. Et, donc, nous avions fait des propositions, nous les avons confirmées par écrit il y a deux ou trois jours et nous nous sommes réunis hier à quatre heures avec le Chancelier et les deux ministres des Affaires étrangères pour, à la fois, affirmer que nous ne pouvions pas ne pas avoir un accord et que, donc, il fallait qu'il y ait un accord, et pour définir les termes de cet accord, la France ayant clairement indiqué qu'elle comprenait la volonté de diminution de la dépense exprimée par l'Allemagne et l'Allemagne ayant affirmé qu'elle comprenait les préoccupations particulières de la France, et notamment sa volonté de voir appliquer Berlin, tout Berlin et rien que Berlin, jusqu'en 2006. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous sommes donc, sur ces bases, arrivés à un accord que vous connaissez, dont on vous a dit un mot hier soir en détail, je crois que le ministre a fait un point de presse, qui vous a indiqué l'ensemble des modalités de cet accord. Et nous nous en sommes tenus à cet accord. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Alors, naturellement, il a fallu ensuite l'évoquer à 15. Une chose était un accord à 2 et une autre chose était un accord à 15. La Présidence, là encore, a été tout à fait remarquable pour présenter les choses de telle sorte qu'on arrive à un accord. Les règles du jeu de la politique agricole commune ne seront donc pas modifiées jusqu'en 2006, je veux dire que, naturellement, les engagements pris à Berlin sur les discussions à conduire sur un certain nombre de sujets particuliers ou de produits particuliers se feront normalement et conformément à ce qui est déjà engagé, et ce qui est dans l'article 22 de l'accord de Berlin, mais ces accords seront respectés. Et donc il n'est pas question qu'il y ait une modification de la politique agricole commune en 2003, ce qui ne nous empêchera pas, naturellement, cela va de soi, de discuter pour voir ce qui devrait être fait au lendemain de 2006.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;D'autre part, pour ce qui concerne la proposition de la Commission qui posait problème à nos amis allemands, à savoir ce qu'on appelle l'entrée en puissance des pays candidats au titre des subventions agricoles, ce processus a été adopté conformément aux propositions de la Commission. Vous savez qu'actuellement nous avons des dépenses agricoles qui sont sensiblement inférieures au plafond qui avait été arrêté à Berlin et que nous avons décidé que les dépenses agricoles en 2007 seraient plafonnées, c'est-à-dire stabilisées, ce qui était quelque chose à quoi nos partenaires allemands tenaient beaucoup, la plupart de nos partenaires aussi d'ailleurs, et ce à quoi nous n'étions pas du tout hostiles. Mais elles sont stabilisées à un niveau qui nous paraît convenable, c'est-à-dire à partir non pas des dépenses réelles qui sont, je le répète, inférieures mais du plafond arrêté à Berlin. Il y aura d'une part ce plafond plus, bien entendu, les dépenses afférentes aux dix pays entrants avec une augmentation de 1% par an au titre de l'inflation, qui sera probablement supérieure. Le chiffre initial, je ne vous le cache pas, était un peu plus élevé mais l'accord final de nos amis hollandais a exigé que nous ramenions ce chiffre à 1% au titre de l'inflation et donc c'est cette somme qui, je le répète, est nettement supérieure à ce que de toute façon nous dépensons actuellement, qui est le plafond garanti pour la période 2007-2013. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Voilà en gros l'accord que nous avons passé d'abord avec nos amis allemands et ensuite avec l'ensemble de nos partenaires. Et, pour ce qui me concerne, j'ai considéré que cet accord était pour nous un bon accord. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous avons ensuite évoqué les affaires de Kaliningrad, puisque c'était le deuxième point à l'ordre du jour. Vous savez que nous étions à la fois très attentifs à assurer la libre circulation des citoyens russes dans des conditions conformes à leur dignité, ce qui excluait à nos yeux des mesures agressives concernant les citoyens russes mais, d'autre part, il fallait également préserver l'intégrité de l'espace Schengen et aussi respecter la souveraineté de la Lituanie. Tout cela a été un peu compliqué, d'autant que l'accord devait intervenir avant le 10 ou 12 novembre, qui est la date de la réunion du sommet entre l'Union européenne et la Russie. La partie russe a fait des efforts importants, la partie lituanienne également, la Commission aussi et, donc, nous sommes arrivés à un stade de négociation qui sera parachevé par la Présidence et qui devrait, je le pense, nous permettre d'avoir un accord. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Nous avons évoqué l'affaire de la Macédoine, je veux dire la conduite de l'opération &quot;Renard roux&quot; en Macédoine. J'avais eu l'occasion de m'en entretenir au sommet de Beyrouth avec le Président macédonien, qui était inquiet compte tenu de la décision de l'OTAN, vous le savez, de ne plus prendre la responsabilité de cette opération à partir du 15 décembre. Je ne rentre pas dans le détail, elle posait des problèmes de principe entre l'Union européenne et l'OTAN, qui posait la capacité de la Turquie de s'opposer en tant que membre de l'OTAN à un accord entre l'Union européenne et l'OTAN. Tout cela, il faut bien le reconnaître, n'est pas très convenable au regard de la mission qui est celle de l'opération &quot;Renard roux&quot; dont dépend, il faut bien le dire, la paix, la sécurité dans cette partie des Balkans, avec naturellement les conséquences que cela peut comporter pour les hommes, les femmes, les enfants qui y vivent. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;En tous les cas, nous avons fini par trouver, je le pense, un accord. Nous souhaitons que ça soit dans le cadre d'un accord Union européenne-OTAN. Bien entendu, si c'était tout à fait impossible, eh bien, il faudrait envisager une autre solution, y compris celle de la désignation d'une nation-cadre pour prendre la direction de cette opération. Il y a 7 à 800 hommes, c'est une petite opération, mais elle pose un problème de principe. Et, notamment, nos amis britanniques sont très, très à cheval sur la relation OTAN-Union européenne et ne veulent pas que des initiatives soient prises qui soient de nature à remettre en cause ces relations. Je crois que nous nous en sommes tirés au mieux. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Je devais, j'avais fait savoir à la présidence que je souhaitais alerter nos collègues sur la situation très préoccupante en Europe du secteur des télécommunications, qu'il s'agisse des opérateurs ou des équipementiers, un secteur qui traverse aujourd'hui une crise profonde et qu'il la doit à, il faut bien le dire, une gestion aberrante et l'absence de politique européenne au moment de l'attribution des licences UMTS, qui ont eu pour conséquence de ruiner une partie de la position de ce secteur en Europe et de ce secteur européen dans le monde, de faire qu'il y a eu plus de 200&amp;nbsp;000&amp;nbsp;suppressions d'emplois et que les perspectives sont tout à fait préoccupantes. L'Europe, qui a été leader, risque fort d'avoir du mal à s'en relever. Tout cela, parce qu'à l'origine, il faut bien le reconnaître, chaque pays a voulu gérer sa petite affaire dans son petit coin. Il y a eu une espèce de surenchère. Et le résultat, c'est que le secteur a été profondément perturbé.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Les points divers étaient nombreux. La présidence a considéré que nous ne pouvions pas, à l'heure où se terminait le Conseil, évoquer l'ensemble de ces points divers. Elle a donc supprimé les points divers, ce en quoi je pense qu'au total, elle a eu raison. Et j'ai indiqué que c'est par écrit, la lettre ne sera naturellement pas confidentielle, que je saisirai la présidence et l'ensemble de nos collègues de ce problème relatif à l'UMTS.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Voilà en gros les décisions qui ont été prises et je suis tout prêt à répondre à vos questions.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Monsieur le Président, dans la maîtrise des dépenses après 2006, vous aviez souhaité une meilleure maîtrise, aussi, des dépenses non agricoles. Et, là-dessus, vous n'avez pas été suivi ? Ou jusqu'à quel point l'avez-vous été&amp;nbsp;?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Il est tout à fait évident que la maîtrise des dépenses doit concerner l'ensemble des dépenses. Et l'ensemble des dépenses, cela veut dire pour l'essentiel, en dehors des dépenses agricoles, les dépenses relatives aux fonds structurels et les dépenses particulières, la plus importante étant le chèque britannique dont chacun voit bien qu'il n'a plus aujourd'hui la signification qu'il pouvait avoir lorsqu'il a été décidé et qu'il conduit à une situation particulièrement choquante puisque, grâce à ce chèque britannique, qui date, je ne sais pas, de 15&amp;nbsp;ans, grâce à ce chèque britannique, l'Angleterre va être dispensée de payer les deux tiers des dépenses dues à l'élargissement. Ce qui est évidemment une situation qui n'est pas convenable et que rien ne justifie. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;J'ai donc indiqué que, naturellement, la maîtrise des dépenses devrait être une maîtrise globale. Je n'ai pas besoin de vous dire que nos partenaires allemands ont abondé dans ce sens. Tout le monde en a pris conscience, tout en remarquant que ce n'était pas aujourd'hui, où l'on parlait de la dépense agricole, que l'on pouvait traiter les autres dépenses, si ce n'est par une révision en baisse de la dépense structurelle prévue pour les pays entrants. La Commission avait proposé 25&amp;nbsp;milliards et demi, si j'ai bon souvenir, qui ont été ramenés à 23 au titre, précisément, de cette maîtrise des dépenses. Mais c'est à partir de maintenant la maîtrise des dépenses structurelles et aussi des dépenses exceptionnelles du type du chèque britannique qui doit faire l'objet d'une étude. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Je l'ai d'ailleurs dit hier, puisque j'ai eu un entretien bilatéral avec le Premier ministre britannique, et je lui ai dit que, de toute façon, à partir de 2006, il fallait bien qu'on revoie, en tous les cas qu'on ait discuté et que l'on revoie cette affaire du chèque britannique. Je ne préjuge pas des résultats mais il est évident qu'on doit revoir cette affaire qui, de mon point de vue, n'est plus justifiée. Mais, enfin, je ne tiens pas à préjuger.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Monsieur le Président, vous avez entendu le Président de la Convention européenne faire un rapport d'étape, en quelque sorte, des travaux de la Convention. Il a souligné le travail excellent des Allemands et pas un mot concernant les Français. Est-ce que cela ne vous a pas un peu chagriné ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Le Président GISCARD D'ESTAING&amp;nbsp;? Nous n'avons pas dû entendre le même discours, parce que je n'ai pas du tout entendu cela. Et, non seulement je ne l'ai pas entendu mais, en sortant à la fin de la rencontre, je suis allé féliciter le Président GISCARD d'ESTAING qui, comme à l'habitude, avait été d'une rigueur et d'une clarté tout à fait exceptionnelles. Et il nous avait fait comprendre des choses qui, souvent, sont expliquées avec beaucoup de confusion. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Il a eu l'occasion de me dire la satisfaction qu'il avait de voir qu'un certain nombre des thèses de la France étaient reprises par la Convention, ce qu'il a indiqué. C'est vrai en ce qui concerne la présidence. Je vous rappelle que c'est nous qui avions proposé une présidence pour cinq ans, ou deux ans et demi renouvelables, par une personnalité qui n'ait pas de responsabilité, mais qui aurait pu en avoir dans le passé en Europe, et qui serait élue par les chefs d'Etat et de gouvernement. La proposition d'associer beaucoup plus les parlements nationaux au travail du Parlement européen et à l'évolution des choses, notamment dans le domaine du contrôle de la subsidiarité, c'était aussi une proposition, je me permets de vous le rappeler, que j'avais faite également dans un discours que j'avais prononcé à Strasbourg et une position que nous avons beaucoup soutenue et qui, je crois le comprendre, sera retenue par les propositions de la Convention. Il en va de même pour notre proposition relative à la création d'un Ministre des Affaires étrangères qui regrouperait à la fois les compétences du Commissaire, disons du commissaire PATTEN pour éclairer les choses, et de Monsieur SOLANA. Je crois comprendre que la Convention devrait probablement retenir aussi cette proposition qui, je le rappelle une fois de plus, est une proposition de la France.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Enfin, je pourrais multiplier les exemples qui marquent que toutes les propositions que nous avons faites depuis quelques mois ont été, en tous les cas, prises en considération de façon assez positive par la Convention, ce dont je me réjouis.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Monsieur le Président, dans le texte est inscrit le fait que, si le calendrier est donc tenu, à Athènes, en avril prochain, on signera le Traité d'adhésion des nouveaux pays candidats. Donc, va commencer une période de ratification, y compris pour les Quinze. Cette ratification va donc se passer en l'espace de huit mois, puisqu'il faudra boucler tout pour fin 2004, enfin 2004, pour les élections au Parlement européen. Quel est pour vous le mode de ratification&amp;nbsp;: parlementaire, référendum&amp;nbsp;?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - C'est une décision qui n'a pas encore été prise et j'aurai l'occasion, si vous le permettez, de réserver la primeur de la discussion et de la réflexion là-dessus au gouvernement.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Vous avez commencé par les tragiques événements de Moscou et vous avez dit que rien ne pouvait justifier une prise d'otages. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Rien ne pourrait justifier le terrorisme sous quelque forme qu'il s'exprime, c'est-à-dire une attaque barbare à l'égard d'innocents.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Ma question était de savoir si le Conseil européen, peut-être vous-même pour le compte de l'Etat français, qualifiait d'une façon ou d'une autre la manière dont les autorités russes mènent la guerre en Tchétchénie depuis maintenant trois ans.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Je ne pense pas que c'était le jour de le faire. Vous connaissez la position de la France, que j'ai eu souvent l'occasion d'affirmer et de développer depuis déjà plusieurs années. Je crois qu'il n'y a pas d'autre solution que politique à ce type de conflit.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Moi, j'ai une conviction bien ancrée et que j'exprime en toutes occasions, c'est que la guerre ne peut être que l'ultime solution, lorsque vraiment tout a été essayé et que la solution, dans un monde civilisé, reste la solution politique, est la seule qui soit utile. Cela s'applique à la Tchétchénie comme à tous les conflits potentiels.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Vous allez écrire au Conseil européen à propos des télécommunications. Est-ce que vous pouvez nous donner quelques éléments supplémentaires ? Est-ce que, par exemple, vous pensez à un emprunt européen consolidant les dettes des différents opérateurs ou équipementiers de téléphone ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Je me garderai bien de préjuger les décisions qui pourraient être prises et qui, de mon point de vue, dans ce secteur, ne peuvent être qu'européennes. Donc, je ne vais pas imposer ma solution. Ce que je dis, c'est que cette crise a été notamment provoquée par des ponctions tout à fait excessives, je dirais irresponsables, sur les entreprises à l'occasion de l'attribution des licences UMTS. Cela a eu un impact très lourd en termes d'emplois, on a dû supprimer quelques 200 ou 220&amp;nbsp;000 emplois, et aussi sur la situation financière des opérateurs concernés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Alors, il faut que l'Europe réagisse et réaffirme son soutien au secteur des télécommunications dans un contexte où la concurrence mondiale est forte, où notre position était éminente et où, naturellement, nous avons pris un très mauvais coup. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;La coordination européenne pour le moment est, le moins que l'on puisse dire, tout à fait insuffisante et, pourtant, elle est essentielle. Alors, j'ai demandé que la Commission nous fasse le plus rapidement possible des propositions afin que le Conseil européen de mars 2003 puisse se prononcer sur les initiatives qu'il fallait prendre à l'échelle européenne afin de répondre à la situation de ce secteur et de promouvoir le développement de l'UMTS.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Voilà ce que je propose. Je ne veux pas préjuger naturellement ce que décideront la Commission et le Conseil.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Monsieur le Président, l'accord que vous avez conclu avec le Chancelier SCHROEDER en matière agricole présage-t-il d'autres accords franco-allemands dans d'autres domaines, en particulier au sein de la Convention européenne ? Les positions de la France vont-elle se rapprocher des positions allemandes, maintenant&amp;nbsp;?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Je pense depuis longtemps que la construction de l'Europe, si elle veut progresser, suppose un accord dynamique entre l'Allemagne et la France. Si cet accord existe, les choses vont de l'avant. Toute l'histoire, depuis la création de l'Union à Six, en témoigne. Si cet accord existe, l'Europe fonctionne. Si cet accord n'existe pas, elle s'arrête. Il ne s'agit pas du tout naturellement d'une espèce de volonté d'hégémonie. C'est une constatation mécanique. Et quand parfois on l'oublie, on est durement rappelé à l'ordre par la réalité des choses. C'est une conviction que partage le Chancelier. C'est cette conviction qui nous a conduit à rechercher un accord, je dirais, dans le domaine économique et financier. Cette conviction doit nous conduire à avoir une position commune devant la Convention pour la réforme des institutions. Je ne voudrais pas préjuger les choses, mais je suis convaincu que nous aurons une position commune sur les différents points concernant la réforme des institutions.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Cela, c'est pour les prochaines semaines et mois. Et je voudrais que ceci, et c'est aussi naturellement l'avis du Chancelier, puisse s'exprimer de façon particulièrement ambitieuse, le 22&amp;nbsp;janvier prochain, à l'occasion de la commémoration du quarantième anniversaire du Traité de l'Elysée, du Traité germano-français de l'Elysée, et qui nous permettrait non pas de changer le Traité, naturellement, mais de faire une déclaration politique très forte permettant de créer des synergies nouvelles entre nos parlements, nos armées, nos entreprises, nos associations, la société civile, etcà, de façon à bien marquer la volonté d'agir ensemble et de façon dynamique pour la construction européenne de demain. Mais il n'y a aucun doute sur le fait que, s'il n'y a pas un accord entre l'Allemagne et la France, la construction européenne patine ou s'arrête.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;QUESTION - Une question sur la Turquie, s'il vous plaît. Au sommet de Copenhague, est-ce que vous pensez qu'il conviendrait de donner une date pour le début des négociations avec la Turquie ou faudrait-il peut-être une clause de rendez-vous ? Faudrait-il prendre rendez-vous pour fixer une date ou est-ce qu'il faudrait ne rien faire du tout à ce moment là pour la Turquie&amp;nbsp;?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;LE PRESIDENT - Tous les Européens sont, d'une part, impressionnés par les progrès récemment faits par la Turquie, notamment dans le domaine des droits de l'Homme, mais sont obligés de constater que ces progrès sont encore insuffisants et que nous sommes assez loin du respect des critères de Copenhague. Alors, à partir de là, il est très difficile de fixer des dates. On peut fixer des espoirs ou des ambitions. Mais fixer des dates, c'est difficile parce que, je le répète, le début des négociations suppose tout de même la certitude que les critères de Copenhague seront respectés. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Alors, nous verrons cela naturellement au sommet de Copenhague au mois de décembre.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Je vous remercie.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>RAFFARIN FACE A SEGUILLON</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/29#2599</link> 

						<description> 
 &lt;SPAN class=txtbleubold&gt;le 28/10/2002,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;IMG src=&quot;http://www.cfpc.org/assises/Paris_2002/Unesco/raffarin%201.jpg&quot;&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=titre&gt;Interview de Pierre-Luc Séguillon sur LCI&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Monsieur le Premier Ministre, bonsoir. L’actualité de ce jour, elle est marquée particulièrement par le très lourd bilan humain qui a marqué la crise, plus exactement la libération des otages par les forces spéciales russes, la libération des otages pris par les Tchétchènes. A la fin de la semaine, le président de la République a manifesté sa solidarité avec V. Poutine. Est-ce qu’aujourd’hui, le gouvernement français, à l’instar par exemple du gouvernement allemand, va demander des explications complémentaires à la fois sur la nature des gaz qui ont été employés et sur la méthode de libération de cette situation, le dénouement de cette situation ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Je voudrais vous dire d’abord que comme de très nombreux Français, j’ai été très marqué par ces images terribles, des images guerrières. Je pense que le pire a été évité, mais le bilan est très, très lourd. Donc, nous sommes très peinés par cet événement qui a touché un peuple tout entier et nous comprenons ce deuil national aujourd’hui qui rassemble les Russes. Il va de soi que dans ce conflit, la France a déjà dit, et nous redisons, que la seule issue à cette tension guerrière, c’est le dialogue politique. C’est notre message et ça reste le message de la France.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Vous parlez de dialogue politique, mais on a observé depuis le 1er septembre 2001, plus exactement depuis le 11 septembre 2001, que la France, comme d’ailleurs l’ensemble des pays européens taisaient leurs critiques sur la politique de répression menée en Tchétchénie. Est-ce qu’aujourd’hui, on va être moins discret ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Ce n’est pas parce qu’on ne clame pas qu’on se tait. Il y a des contacts réguliers et fréquents, le président de la République est en contact très fréquent et très régulier avec Vladimir Poutine. Et il pousse toujours cette idée de la négociation politique pour surmonter cette tension guerrière.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Donc, au sommet de l’Union Européenne avec la Russie qui va se tenir dans quelques jours, il faudra parler de la Tchétchénie ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;-&quot; La violence ne fait qu’attirer la violence, donc il faut faire en sorte qu’on puisse se parler et que le dialogue politique l’emporte. C’est la conviction de la France dans ce conflit et dans beaucoup d’autres.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;On va parler de l’Europe. Après le “ oui ” des Irlandais au Traité de Nice, après l’accord franco-allemand qui a un peu dénoué le sommet de Bruxelles, l’élargissement va pouvoir se faire. D’abord, simplement une curiosité de ma part : on a parlé d’accord franco-allemand, apparemment, avec les Britanniques, ça s’est mal passé, J. Chirac a eu des mots un peu difficiles avec T. Blair.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;J. Chirac a défendu avec cœur la situation de la Politique Agricole commune et des agriculteurs français, T. Blair défendait une position inverse. Donc, il est normal, dans ce type de réunion, que sur des positions aussi importantes, les tensions soient vives. L’essentiel, c’est que la position de J. Chirac ait été adoptée par l’ensemble des Quinze. Je crois que c’est très important. Et puis, ce qui est très important aussi, c’est l’accord franco-allemand qui est en fait à la base du renouveau, à la base du déblocage de la situation. &lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;Quand je suis arrivé à Matignon, j’ai trouvé des relations franco-allemandes qui étaient peu fertiles. Et on voit bien que quand le couple franco-allemand ne marche pas, l’Europe n’avance pas. Je vais vous dire ma conviction : depuis la fin de la cohabitation, la France est de retour sur la scène internationale. Que ce soit à l’ONU avec le dossier de l’Irak, que ce soit à Johannesburg avec le dossier du développement durable ou que ce soit pour les relations franco-allemandes, je crois que la situation institutionnelle qui est aujourd’hui la nôtre facilite le travail, facilite la conviction. Un président en confiance avec le gouvernement, un gouvernement en confiance avec le parlement, ce qui nous a permis de bien travailler notre proposition quant à l’avenir de la PAC avec les Allemands. Il y a là une démarche de déblocage de la situation qui est, je crois, due à la situation politiquement forte de J. Chirac aujourd’hui en Europe.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Mais la situation, elle est débloquée sans doute jusqu’en 2006, on a assuré le financement de l’élargissement jusqu’en 2006. Mais, la question, elle reste posée à partir de 2006. Et finalement, à partir du moment où il y a plafonnement du financement de l’Union européenne, comme on va être à vingt-cinq, est-ce qu’il ne faut pas dire clairement et courageusement, notamment aux agriculteurs, qu’ils auront un peu moins à partir de 2006 et même beaucoup moins ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Il y aura une négociation à partir de 2006. Mais quelle était la proposition et pourquoi il y avait blocage à ce jour ? C’est qu’en fait, certains voulaient ouvrir le coffre-fort de la PAC pour financer l’élargissement. L’idée, c’était de faire financer l’élargissement par la Politique Agricole, et pendant ce temps-là, les autres politiques, celles qui profitent au Royaume-Uni, le chèque britannique, celles qui profitent à l’Espagne, la cohésion, étaient protégées. Ce que nous avons dit, c’est que nous financerons tous ensemble équitablement l’élargissement. Et donc que l’agriculture ne sera pas l’otage de l’élargissement. C’est bon pour nous agriculteurs parce qu’en effet, on a protégé la Politique Agricole Commune telle qu’elle avait été définie à Berlin, ils ont une visibilité jusqu’en 2006. C’est vrai qu’après 2006, il faudra négocier l’avenir de la Politique agricole.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Et certains disent que ça va être un vrai cauchemar.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Cela veut dire qu’il faudra négocier l’ensemble, et à ce moment-là, il faudra négocier aussi le chèque britannique, négocier aussi le fonds de cohésion et l’ensemble des financements. Ca deviendra là une négociation globale. Et nous continuerons, comme les Allemands en sont d’accord avec nous, à défendre l’idée d’un plafonnement avec un financement minimum de la PAC pour pouvoir garder cette puissance de la production agricole française. Pourquoi les Américains donnent-ils plus d’argent à leurs agriculteurs que nous, les Européens ? Parce que le pouvoir de l’alimentation, c’est un pouvoir qui compte dans le monde. Il faut que l’Europe y pense aussi.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Est-ce que vous diriez globalement qu’à partir de 2006, il faudra tout de même réfléchir à avoir un budget supérieur ? Est-ce qu’un budget qui est autour de 100 milliards d’euros par an, c’est suffisant pour financer une véritable dynamique européenne ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Il faudra sans doute un budget supérieur ; il faudra le négocier, mais à partir de toutes les politiques, donc c’est toutes les politiques qui devront se redéployer. Il ne fallait pas faire de la Politique Agricole la seule variable d’ajustement de l’élargissement. Et ça, c’est, je crois, la victoire de J. Chirac à Bruxelles.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;L’autre problème qui est posé pour l’élargissement, c’est qu’en fait, il va se faire sur la base juridique du Traité de Nice dont chacun convient que ce n’est pas un bon traité et que les institutions risquent de se bloquer.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Ça, c’est vite dit, si vous me le permettez. Parce que, par exemple, le Traité de Nice…&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Je parle comme votre ami J.-L. Bourlanges, par exemple, qui est Européen...&lt;/FONT&gt; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Oui, mais, prenez un autre ami, V. Giscard d’Estaing. Il est à la tête d’une convention très importante pour les institutions, qui a été créée par le Traité de Nice…&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Qui a présenté une architecture de la réforme.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Voilà. Et qui est le lieu qui rassemble aujourd’hui tous ceux qui participent, les gouvernements, les parlements, à la construction de nouvelles institutions européennes. Et nous avons là un lieu de débat qui nous permet d’envisager la nouvelle constitution européenne pour l’Europe à vingt-cinq.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Est-ce qu’il n’aurait pas fallu faire l’élargissement après qu’on ait réformé les institutions plutôt que de le faire avant ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Ça a été un long débat, mais là, finalement, ça va se faire simultanément. Pourquoi ? Quel est le calendrier ? Nous allons avoir l’élargissement en 2004, 2006, en 2007. D’autre part, la convention, présidée par V. Giscard d’Estaing, qui doit décider si l’on va donner un président à l’Europe, si on va avoir une constitution européenne, le rôle des parlements, la répartition des responsabilités et des pouvoirs. Cette convention remettra sa copie, débattue et concertée avec les différents partenaires, à la fin du premier semestre 2003. Ensuite, ce que l’on appelle une conférence intergouvernementale arbitrera les cinq ou six sujets qui sont un peu difficiles et qui demandent l’arbitrage du gouvernement. Ca veut dire qu’on peut dans le meilleur des cas faire en sorte qu’à Rome, puisque ce sera sous présidence italienne, nous puissions à la fin de l’année 2003 avoir un nouveau Traité de Rome, ce sera peut-être en 2004, nous verrons le rythme d’avancement des travaux. Mais, ça veut dire que dans cette période 2004-2005, nous aurons la grande Europe qu’il nous faut construire pour répondre à la mondialisation, une grande Europe qui aura presque deux fois plus d’habitants que les Etats-Unis sur un territoire pratiquement la moitié plus petit. Donc, une Europe qui pourra exister dans le monde. Une Europe élargie, mais une Europe aussi dont le pouvoir sera plus démocratique, moins bureaucratique avec des institutions renouvelées, et je le souhaite, une organisation beaucoup plus structurée, plus stable.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Justement, je vous arrête sur ce sujet, on parle d’un président qui pourrait être non plus la présidence tournante, mais un président du Conseil Européen. En revanche, quand on entend R. Prodi ou quand on entend un autre de vos amis, permettez-moi de le citer, M. Barnier qui est commissaire européen, on a le sentiment qu’ils insistent beaucoup plus sur un renforcement du pouvoir de la Commission plutôt que sur celui du Conseil. Quel est votre sentiment là-dessus ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;-&quot;Il y a des positions de compromis. Par exemple, j’ai parlé cet après-midi avec M. Barnier. Nous disons qu’il faut un président et lui dit qu’il faut un représentant de la Commission, mais dont la légitimité soit celle du Conseil, c’est-à-dire responsable devant le Conseil. Tout ça est compliqué. En France, nous avons une conviction, il y a un triangle institutionnel : le parlement, le Conseil et la Commission. &lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;Il faut rester dans un équilibre autour de ce triangle institutionnel. Nous pensons qu’il faut une présidence allongée. Une présidence tous les six mois, ce n’est pas sérieux. Je suis favorable à une présidence qui puisse durablement exercer des responsabilités. Cette présidence a en charge un certain nombre de dossiers importants, notamment les problèmes de politique étrangère, c’est-à-dire la stratégie de l’Europe dans le monde. Il faut aussi une constitution parce qu’il faut lutter contre la bureaucratie, le &quot;qui fait quoi&quot;. On voit que l’Europe s’occupe des petites choses, du fromage ou de la chasse, et puis n’est pas présente sur des gros dossiers, où on a besoin d’elle, comme au Proche-Orient, on voudrait qu’elle soit davantage intervenante aujourd’hui. Donc, une constitution européenne qui dise clairement le niveau européen, le niveau de l’Etat, le niveau des territoires. Et aussi un parlement qui soit un parlement européen, mais qui puisse associer aussi les parlements nationaux. C’est une idée de V. Giscard d’Estaing : réunir le congrès, par exemple, qui serait un parlement fait des parlementaires européens, mais aussi des parlementaires nationaux pour que les Etats puissent se faire entendre.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Si vous permettez, trois questions très précises sur ce dossier européen. Premièrement, est-ce que vous, Premier ministre, vous allez vous investir davantage dans, je dirais, une pédagogie de l’élargissement parce qu’on vous a reproché d’être assez absent sur le terrain européen, notamment dans votre discours prononcé à l’Assemblée lorsque vous êtes devenu Premier ministre.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Cela fait partie des commentaires parfois un peu injustes puisqu’il y avait une partie sur l’Europe. Je suis allé rencontrer mes collègues européens, j’ai travaillé sur ces dossiers avec l’ensemble de nos partenaires, je suis déjà allé à Bruxelles travailler avec R. Prodi, j’ai reçu R. Prodi ; nous avons des méthodes de travail.&quot;&lt;BR&gt;Et vous allez faire plus ?&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Nous allons faire plus. Et je vais m’engager personnellement dès le début du mois de décembre pour faire que cette année 2003 soit une année vraiment où on va, en France, lancer un grand débat national sur l’élargissement, mais aussi sur les institutions européennes, pour que la France puisse participer à cette grande échéance, cette nouvelle géographie européenne, ce nouveau projet européen. Nous allons faire dans les grandes villes de France des débats, nous allons organiser de multiples interventions pour que dans cette année 2003, avant l’élargissement et avant le nouveau traité institutionnel, on puisse écouter les Français et que les Français disent ce qu’ils ont sur le cœur en matière d’Europe.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Est-ce que vous allez les écouter jusqu’au bout, si je puis dire, est-ce que vous allez faire un référendum sur l’élargissement ? Première question. Et un référendum sur les institutions ? Deuxième question. La réforme des institutions, la nouvelle constitution européenne.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Je ne connais pas encore la forme juridique que prendra ce traité, donc je ne sais pas encore s’il devra faire l’objet d’une ratification. Si tel est le cas, il y a plusieurs façons de ratifier soit par le Congrès, soit par le référendum. Cette décision appartient au chef de l’Etat.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;J’entends bien, mais votre souhait personnel, vous avez peut-être un sentiment ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Le chef de l’Etat décidera le moment venu en fonction des priorités qu’il jugera nécessaires à la fois pour l’Union européenne, mais aussi pour les intérêts de la France.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;J’ai posé cette question parce qu’écouter la France d’en bas, c’est peut-être lui donner la parole ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Mais bien sûr. Mais donner la parole au Parlement, c’est aussi écouter la France.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Une question aussi sur l’Europe économique parce que vous parlez beaucoup de l’Europe, mais est-ce que vous ne tenez pas un discours à Bruxelles et un autre à Paris, par exemple, très rigoureux à Bruxelles, il faut respecter les équilibres budgétaires, vous donnez un horizon, 2006-2007, vous promettez de ne pas dépasser les fameux 3 % ? En réalité, est-ce qu’il ne serait pas plus franc de dire que vous avez une marge de manœuvre si faible et une conjoncture économique si mauvaise que vous allez dépasser ces 3 % de déficit public cette année ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Non… Non.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Non ? Vous le dites vraiment ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Vraiment. Et je vais vous dire que ce que je dis à Bruxelles, je le dis à Paris. Qu’est-ce que j’ai dit à Bruxelles ? Je leur ai dit que le gouvernement de la France était prêt à faire tous les efforts budgétaires pour respecter les principes du pacte de stabilité parce que l’euro est très important. Et si aujourd’hui, dans le ralentissement de la croissance que nous connaissons, nous n’avions pas l’euro, nous aurions des dévaluations compétitives qui créeraient un désordre européen majeur. Donc, nous respecterons cette discipline budgétaire. La seule chose que j’ai demandée, c’est que R. Prodi se souvienne que le gouvernement précédent, à Barcelone, lui a donné des chiffres et que ces chiffres, ils ont un déficit de 15 milliards qui n’a pas été évoqué. Moi, j’ai trouvé des comptes qui étaient en déficit de 15 milliards d’euros par rapport à ce qui avait été dit à Bruxelles. Donc, je demande à ce qu’on tienne compte de l’alternance et que ce déficit de 15 milliards d’euros, il faut bien que je le résorbe. Et là, j’ai besoin d’un peu de temps. Pour le reste, je suis tout à fait d’accord pour dire qu’on ne peut pas avoir l’euro sans discipline budgétaire, mais qu’on tienne compte de la situation d’alternance et notamment du fait que les socialistes ont, en France, mais aussi au Portugal et dans d’autres pays, créé des déficits.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Est-ce que vous dites 2007, le retour à l’équilibre des finances publiques… ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Oui…&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;C’est un horizon ou c’est une obligation de votre point de vue ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;C’est une exigence.&quot; &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Et si vous avez à choisir entre le respect des promesses présidentielles, les 30% de réduction d’impôts, et la tenue de ce retour à l’équilibre, que choisissez-vous ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Les choses me paraissent compatibles, puisqu’elles ont été construites dans cet esprit et avec cette logique. Il va de soi que tout dépend de la croissance, et que les engagements que nous avons pris, nous les avons pris avec des hypothèses de croissance. Donc tout dépendra de l’hypothèse de croissance. Mais en tout état de cause, je crois qu’il faut, pour la France, faire un certain nombre de réformes qui sont des réformes très importantes, pour à la fois être cohérent avec la dynamique européenne, mais aussi pour défendre l’intérêt de la France. Quand nous faisons en sorte qu’aujourd’hui il y ait une politique de défense, quand nous investissons sur la défense comme nous le faisons, il va y avoir plus de 1,5 milliard d’euros dans le budget de la défense en 2003, cet effort-là, c’est un effort pour la sécurité des Français, parce qu’aujourd’hui le monde est trop dangereux pour qu’on puisse se passer d’une politique de défense.&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;Mais vous croyez que ce n’est pas utile aussi à l’Europe que la France ait une capacité de défense ? Quand on voyait, c’était le cas quand je suis arrivé ici, que quatre bateaux sur dix ne pouvaient pas prendre la mer, qu’un hélicoptère sur deux manquait de pièces détachées, et qu’on avait une armée qui n’était pas capable d’intervenir avec efficacité, comme on aurait pu le souhaiter. Donc cet effort financier de défense, il est bon pour la France, il est bon pour les Français, mais il est aussi bon pour les peuples européens qui sont nos alliés.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Mais alors ce qu’on vous reproche parfois, c’est : vous avez fait des choix, développement sur la sécurité intérieure, sur la défense ; est-ce que vous faites suffisamment de réduction des dépenses par ailleurs ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Quand nous faisons des réductions de dépenses, c’est plus ou moins douloureux, et quand on a des déficits on est obligé d’avancer progressivement. Nous avons affirmé des priorités. Je vous disais tout à l’heure que la France est de retour sur la scène internationale, je vous dis que la politique de la France est aussi de retour sur la scène nationale. Quand nous faisons en sorte que l’autorité républicaine soit la priorité du gouvernement, qu’on défende la sécurité intérieure et extérieure, qu’on défende des moyens nouveaux pour la justice, qu’on fasse en sorte que des moyens de la solidarité puissent se développer dans l’ensemble de notre pays, on défend le retour d’un Etat républicain qui a besoin de se faire respecter. Moi je considère aujourd’hui que nous avons trouvé une situation dans laquelle, il y a encore peu de temps, la France était peu entendue dans le monde, fragilisée par la cohabitation, que la France était dans un système politique peu crédible, on attaquait l’impuissance politique, et nous voulons restaurer l’autorité républicaine, qu’il n’y ait pas de quartier dans ce pays où l’Etat de droit ne puisse pas être défendu et affirmé. Et puis aussi, c’est très important, que l’Etat assume sa mission de solidarité, et notamment au plus près des Français les plus fragiles, de tous ceux qui sont atteints par les blessures de la vie.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Vous avez évoqué la nécessité de réformes, une de vos grandes réformes c’est la décentralisation. Vous avez ouvert ce chantier de la décentralisation, et souvent, vous présentez la décentralisation comme un moyen de réformer l’Etat, et notamment de réduire son périmètre. Alors il y a une chose qui me frappe, c’est quand on regarde la première étape de la décentralisation, l’étape Defferre, on s’aperçoit qu’en réalité le nombre de fonctionnaires n’a cessé d’augmenter, avec les fonctionnaires des collectivités locales. Je regarde les chiffres : entre 90 et 99, plus 7% de fonctionnaires, et dans ces plus de 7%, il y a plus de 13% de fonctionnaires locaux. Pourquoi la deuxième étape de la décentralisation serait-elle plus économe en fonctionnaires que la première étape ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Parce que nous allons procéder différemment. C’est vrai que dans le schéma précédent, quand on a confié aux régions les lycées, les régions ont dû engager du personnel pour s’occuper des lycées, et le personnel qui faisait cela préalablement est resté au rectorat. Aujourd’hui, nous procédons d’une façon tout à fait différente, et c’est pour ça que nous avons utilisé la Constitution. Quand nous confierons, par exemple, la responsabilité des routes aux départements, nous confierons les moyens qui vont avec cette compétence, que ce soit des moyens financiers ou des moyens humains. Quel est notre objectif ? Notre objectif…&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Est-ce que cela veut dire que ceux qui, au plan national, s’en occupaient, disparaîtront ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Non, cela veut dire qu’ils seront affectés à la mission qui est la leur, parce qu’on continuera à faire des routes. Ce n’est pas parce qu’il y aura un changement d’acteurs que nous supprimerons forcément les services ; nous les mettrons sous l’autorité nouvelle de cette responsabilité. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu’en général, au plus près du terrain, on fait des économies. Car les régions ont fait des lycées moins chers que ne le faisait l’Etat précédemment. Ce que nous voulons c’est mettre de la responsabilité dans la décision publique. Qu’est-ce qui coûte cher, dans un certain nombre de services publics aujourd’hui ? C’est que les responsabilités ne sont pas claires. Et c’est en faisant en sorte que sur le terrain, au plus près de l’usager, les décisions soient prises avec le sens des responsabilités. C’est pour ça qu’il nous faut un Etat fort, qui soit présent et concentré sur ses missions principales, et non pas un Etat dispersé, qui à force de vouloir s’occuper de tout, fait tout mal. Ce que nous voulons, c’est un Etat que les fonctionnaires soient fiers de servir, un Etat qui assume notamment ses fonctions régaliennes, ses fonctions d’autorité, et à côté de ça, des partenaires sociaux pour l’économie, et des partenaires territoriaux pour la décentralisation, qui assument des responsabilités, pour faire mieux et moins cher.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Alors pour s’y préparer, on évoque l’expérimentation. Et on a du mal à comprendre. Peut-être pouvez-vous nous éclairer ce soir, ce que signifie cette expérimentation ? Est-ce que c’est une phase transitoire, qui permet de vérifier le bien-fondé de tel ou tel transfert de compétences, après quoi, cette vérification étant faite, cela sera généralement appliqué à l’ensemble des régions, ou bien est-ce que l’expérimentation c’est un phénomène permanent qui fait que les régions vont avancer à des vitesses différentes, et qu’on aura des régions dont certaines s’occuperont des hôpitaux, d’autres s’occuperont d’autres choses ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Sur le moyen terme, nous souhaitons une France unifiée. Mais nous souhaitons arriver à cette unité par des chemins qui peuvent être différents. Nous allons transférer des compétences. Par exemple, le département pourra s’occuper du RMI. Nous voulons transformer le Revenu Minimum d’Insertion en un Revenu Minimum d’Activité, faire en sorte que, quand il y a de l’argent public, on puisse favoriser l’emploi, pour que celui qui travaille puisse avoir droit à une prestation, mais finalement que le revenu du travail soit supérieur au revenu de l’assistance. Nous pensons qu’il est possible aujourd’hui de le décentraliser, et que les départements, qui sont au plus près du terrain, pourront gérer cela. Autre exemple, la formation des infirmières. On manque d’infirmières. Les régions pourront former, si elles le souhaitent, des infirmières pour l’ensemble de leurs secteurs de santé. Ça, ce sont des transferts. Mais il y a des sujets où c’est quelquefois difficile. Par exemple, le transport régional ferroviaire. Aujourd’hui, le TER, le Train Express Régional, c’est une expérimentation qui a été faite dans sept régions, on a étudié les conditions, on a regardé les coûts, on a regardé comment les choses marchaient. Le personnel, de la SNCF et aussi de l’ensemble des collectivités, a été associé à ce travail. On a considéré que, sous certaines conditions, on pouvait généraliser, et nous avons généralisé. C’est ce que nous voulons faire. Quand c’est facile, on fera un transfert ; quand c’est compliqué, parce qu’il faudra rassurer les acteurs, puisqu’il faudra aussi étudier le meilleur chemin au moindre coût, à ce moment-là on pourra expérimenter, à des rythmes différents suivant les régions, mais au total, dans la perspective d’une France simplifiée. Nous voulons simplifier la vie des Français. C’est pour ça que par exemple nous allons créer le référendum d’intérêt local. Pourquoi ? Est-il nécessaire en Corse d’avoir deux départements et une région ? Est-ce qu’on ne peut pas simplifier, par exemple, une seule communauté ? Oui ou non, si les Corses sont motivés, nous pouvons organiser un référendum. (…) &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J’ai vu que, par exemple, les deux départements alsaciens nous disent qu’ils sont prêts à envisager cela, les Hautes-Alpes également. Simplifier le territoire par l’accord des uns et des autres, voilà ce que nous voulons faire.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Vous avez évoqué le référendum en Corse, votre ministre de l’Intérieur était en Corse, avec un panier lourdement chargé de mesures pour les Corses. Est-ce que vous êtes d’accord avec ce panier ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Bien sûr.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Alors il a proposé que les Corses réfléchissent à la modification de leurs structures territoriales, et il a dit : si les élus ne peuvent pas s’entendre, on procèdera par référendum. Est-ce que vous dites : si les élus ne peuvent pas s’entendre, on procèdera par référendum, ou en toute hypothèse, il serait bon qu’il y ait un référendum pour que les Corses eux-mêmes s’expriment ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Avec N. Sarkozy, D. Perben, P. Devedjian et P. Bédier, nous avons beaucoup travaillé ce dossier. Notre idée, c’est d’avoir une vision positive du sujet. Nous pensons qu’il y a aujourd’hui des capacités de développement extraordinaires en Corse. Nous aimons la Corse, nous croyons en la Corse. Ce que nous voulons, c’est une logique de confiance, et pas une logique d’accusation. Nous disons aux Corses : quels sont vos projets de développement, quelles sont vos perspectives institutionnelles ? Si vous avez des perspectives institutionnelles qui rassemblent, qui sont fortes, qui permettent le développement, nous, l’Etat, nous sommes d’accord pour avancer avec vous, et de ce point de vue-là, le référendum pourra faire avancer… on interrogera les Corses, puisqu’il s’agit du développement de la Corse, pour les Corses, par la Corse, mais toujours avec le vote du parlement national, qui est celui qui devra autoriser ce référendum. Il y a là une démarche qui est à la fois une démarche de liberté, mais en même temps une démarche républicaine.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Monsieur le Premier Ministre, beaucoup de téléspectateurs se sont exprimés sur Internet, avant cette émission, en posant des questions. Je voudrais très rapidement en reprendre quelques-unes. D’abord, vous allez ouvrir le chantier des retraites. D’abord, vous ne reculerez pas, ça se fera bien l’année prochaine, je ne me trompe pas ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Je vous confirme ma détermination. J’ai un calendrier…&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Et vous le respecterez ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Regardez bien le discours de politique générale, semaine après semaine, les décisions sont conformes à ce que j’ai annoncé. J’avais dit qu’on engagerait la décentralisation à la mi-octobre, c’est fait. Nous sommes sur la modernisation sociale, c’est en cours, et nous avançons progressivement. Et au début de l’année 2003, nous prendrons le dossier des retraites.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Sur ce problème des retraites, est-ce que vous excluez ou est-ce que vous n’excluez pas qu’il y ait un étage réservé aux fonds de pension pour compléter la réforme des retraites ? On a dit que vous l’aviez oublié.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;C’est une erreur. C’est en fait la situation de la Bourse qui montre aujourd’hui que le système n’est pas forcément adéquat. Mais nous gardons cette idée, suivant l’évolution du système financier. Au-delà de la répartition, c’est une idée qui reste pertinente, sous certaines conditions qu’il faudra discuter. Ce n’est pas la priorité. C’est pour ça que l’idée ainsi circule. Ce n’est pas notre priorité. La priorité, c’est l’équité pour les retraites, c’est faire en sorte que, en France, dans une République qui a “ Liberté, Egalité, Fraternité ” comme devise, on ait un système de retraites à la fois qui finance l’avenir, mais en même temps qui soit juste et équitable.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Quand vous dites équitable, ça signifie qu’un certain nombre de régimes spéciaux devront s’aligner sur le régime général ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Cela veut dire qu’il faut travailler à ce qu’il y ait une équité qui soit vraiment reconnue dans ce pays.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Est-ce que c’était une erreur politique ou une erreur technique, le transfert de 820 ou 830 millions d’euros du régime général sur les régimes spéciaux, dont la moitié pour les fonctionnaires ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Ce n’est pas une erreur, c’est une démarche budgétaire qui existe depuis 1974.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Symboliquement, ce n’est pas très heureux&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;C’est le système. C’est vieux. Ça existe depuis 74. Et c’est simplement la compensation qui se fait nationalement entre les régimes jeunes, ceux qui ont beaucoup de cotisants et peu de bénéficiaires, et les régimes vieux, qui ont beaucoup de bénéficiaires et peu de cotisants. Et donc, il y a une péréquation nationale. Mais je tiens à dire que dans cette péréquation, certes, une partie est allée à la Fonction publique, mais une grande partie aussi est allée aux professions libérales.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;La moitié.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Est allée aux artisans, est allée aux commerçants. Donc ne soyons pas schématiques. C’est une affaire complexe, qui montre une chose, c’est que nos systèmes de retraites ne sont pas équitables et qu’il faut faire la réforme ; ça ne fait que me convaincre de l’urgence de cette réforme, c’est pour ça que je maintiens le cap au premier semestre 2003.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;L’impôt sur la fortune ; le sénateur P. Marini prépare un amendement pour réformer l’impôt sur la fortune, et notamment restaurer un plafonnement. Est-ce que vous ferez confiance à la sagesse des parlementaires, comme pour le salaire des ministres, ou est-ce que vous demanderez le retrait de cet amendement ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Je demanderai le retrait de cet amendement. Ce n’est pas priorité du Gouvernement.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Le financement de la Sécurité sociale ; vous avez mis fin à la maîtrise comptable des dépenses…&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Vous voulez des réponses courtes, vous avez des réponses courtes.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Mais absolument, et j’en suis ravi, j’en ai encore beaucoup. Donc le financement de la Sécurité sociale. Vous avez mis fin à la maîtrise des dépenses comptables, des dépenses de santé. Est-ce que ça signifie qu’on s’achemine -&amp;nbsp; parce qu’on voit qu’il sera très difficile de financer cette Sécurité sociale ; on voit qu’il y a déjà un déficit prévu d’un peu plus de 3 milliards d’euros pour l’année prochaine - que l’on va, dans votre esprit, vers des assurances complémentaires, ou vers une augmentation des cotisations ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Je pense qu’il faudra aller vers des systèmes complémentaires. Je suis très heureux d’avoir J.-F. Mattéi comme ministre sur ce dossier. C’est un homme particulièrement compétent et très humain, et je crois que c’est un des dossiers les plus difficiles que nous aiyons à traiter, car le besoin de santé est grandissant dans ce pays. Notre pays, notre belle France, a besoin d’être très attentif sur ce sujet-là. On voit le vieillissement de la population, on voit la nécessité de lancer des grands programmes, comme le souhaite le président de la République, je pense, de lutte contre le cancer, il y a des moyens nécessaires à mobiliser. Et donc, c’est un sujet particulièrement difficile, et je suis heureux qu’il soit dans des mains averties comme celles de J.-F. Mattéi.&quot;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;BR&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Vous avez souligné, pendant notre entretien, que vous aimiez tenir vos engagements, le calendrier ; si j’ai bien compris, 2002, les promesses du président de la République, 2003, la réforme des retraites, la décentralisation…&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Et le grand débat européen pour préparer la France dans l’élargissement.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;2003, 2004. Est-ce que vous avez l’impression de devoir manger votre pain blanc et d’avoir le plus dur à faire devant vous ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Je crois que de toute façon l’exercice du service de la France est quelque chose de difficile, et je n’ai jamais considéré qu’il y avait du pain blanc et du pain noir, il y a un devoir à assumer. Et donc, je fais face aux difficultés. Je savoure quelques bonheurs de temps en temps, ils sont rares, l’essentiel est de conduire la politique pour laquelle on nous a fait confiance.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT color=#2c4793&gt;Alors j’ai encore une curiosité avant qu’on ne se quitte. Je vous voyais l’autre jour écouter votre ministre de l’Intérieur répondre à l’opposition à l’Assemblée nationale, vous arboriez un large sourire. Est-ce que le dynamisme et l’activisme de votre ministre de l’Intérieur vous plaît, ou quelquefois vous agace ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- &quot;Il me plaît, j’ai confiance en lui. Et je vais vous dire, je suis fier de ce gouvernement. Quand vous prenez quelqu’un comme L. Ferry aujourd’hui, qui est en train de reconstruire, je crois, et c’est très important, un discours important, une politique de l’éducation dans notre pays. Quand vous voyez F. Mer, quand vous voyez F. Fillon, quand vous voyez D. Perben, quand je prends les uns et les autres, je suis fier de ce gouvernement. C’est un gouvernement de compétences, mais aussi de convivialité, de chaleur, d’énergie, et les gens se respectent. Et nous devons nous réjouir quand un est particulièrement dynamique. Moi je suis pour qu’on ait le dynamisme contagieux, et donc, je suis très heureux de cette situation.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;BR&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LE PROJET GISCARD DESTIN</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/29#2598</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.e1789.com/images/republique/Giscard.jpg&quot;&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000000 size=3&gt;&lt;B&gt;29 &amp;nbsp; octobre&amp;nbsp; 2002&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; &lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#c21515 size=3&gt;&lt;B&gt;Valéry Giscard d'Estaing présente un avant-projet de Constitution européenne &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman, Times, serif&quot; color=#000000 size=3&gt;Le président de la Convention européenne sur l'avenir de l'Europe Valéry Giscard d'Estaing a présenté, hier, aux 105 membres de la Convention une première esquisse de la future Constitution européenne. Le projet final sera déposé sur la table des gouvernements à la mi-2003. &lt;BR&gt;L’avant-projet de traité constitutionnel se divise en trois grandes sections. &lt;BR&gt;La première partie du projet de Constitution est consacrée à l'architecture constitutionnelle et institutionnelle de l'Union et comporte 46 articles. &lt;BR&gt;L'article 1er prévoit de mettre en place «une Union d'Etats européens, conservant leur identité nationale, qui coordonnent étroitement leurs politiques au niveau européen et qui gèrent, sur le mode fédéral, certaines compétences communes». Le texte propose, sans trancher, quatre noms pour la future Union - «Communauté européenne», «Union européenne», «Etats-Unis d'Europe» et «Europe unie» - qui disposerait par ailleurs d'une personnalité juridique. Cela lui permettrait d'être représentée dans les instances internationales. Les Européens disposeraient d'une double citoyenneté, nationale et européenne. &lt;BR&gt;Au nom du principe de subsidiarité, l'article 8 prévoit que «toute compétence non attribuée par la Constitution à l'Union demeure de la compétence des Etats membres», la liste des compétences exclusives de l'Union étant énumérée ainsi que celle des compétences partagées avec les Etats membres. Cette disposition devrait rassurer ceux qui craignaient que l'Union n'empiète par trop sur les plate-bandes des Etats membres. L'article 43 prévoit que l'Union est ouverte à «tous les Etats d'Europe qui partagent ses valeurs et veulent les poursuivre en commun». &lt;BR&gt;Enfin, l'article 46 mentionne «la possibilité d'établir la procédure de retrait volontaire de l'Union» pour les Etats membres souhaitant en prendre congé, reprenant ainsi une idée chère à Valéry Giscard d'Estaing. Le texte évoque en outre au conditionnel la «possibilité d'instituer le Congrès des peuples d'Europe» et présente de manière hypothétique l'élection d'un président du Conseil européen. Deux pistes qui ouvrent la voie à l'élection d'un président de l'Union par un Congrès regroupant l'ensemble des députés européens et des parlementaires nationaux - une perspective dont le texte se garde bien de faire expressément mention. &lt;BR&gt;La deuxième section, consacrée aux détails des politiques de l'Union, reprendrait la plupart des dispositions des traités existants. Ces derniers comptent au total 414 articles, dont 205 pourraient être maintenus dans leur forme actuelle, 136 devraient être légèrement modifiés et 73 réécrits, selon Valéry Giscard d'Estaing. &lt;BR&gt;Enfin, la troisième et dernière partie définit les conditions d'adoption, de ratification et d'entrée en vigueur du traité constitutionnel, en prévoyant notamment le cas où un Etat membre refuserait de ratifier le traité - comme cela faillit être le cas avec le Traité de Nice en Irlande. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
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					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LES BIENS CULTURELS</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/29#2594</link> 

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&lt;TBODY&gt;
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&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.europresse.com/Cacheimages/lf.gif&quot; border=0&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;IMG src=&quot;http://www.dna.fr/dna/legislatives/fr3/P26.jpg&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=+1&gt;Le Figaro&lt;/FONT&gt;, n° 18108&lt;BR&gt;Le Figaro Économie, lundi 28 octobre 2002, p. 8 
&lt;P&gt;MEDIAS ET PUBLICITE 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;NÉGOCIATIONS Le président de la commission culture à Strasbourg banalise le principe de diversité culturelle mais le ministre du Commerce extérieur tient à le réaffirmer NÉGOCIATIONS Le président de la commission culture à Strasbourg banalise le principe de diversité culturelle mais le ministre du Commerce extérieur tient à le réaffirmer&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;François &lt;A name=Occ1&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Loos&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt; : « Nous souhaitons retirer les biens culturels de l'OMC »&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;MARIE PERONNAU 
&lt;P&gt;&lt;B&gt;A la veille du nouveau cycle de négociations à l'OMC, la diversité culturelle reste plus que jamais d'actualité face à l'offensive américaine. Jacques Chirac, lors du sommet de Beyrouth, a exhorté les pays francophones à soutenir le projet d'une convention sur ce thème à l'Unesco. Une déclaration qui pèsera dans les futures négociations menées par François &lt;A name=Occ2&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;Loos&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;, ministre délégué au Commerce extérieur. Celui-ci, présent aux Journées cinématographiques de Beaune, revient sur la volonté de la France de défendre, à l'OMC, le cinéma et l'audiovisuel, de concert avec les autres membres de l'Union européenne, et prône une stratégie offensive des industries françaises du secteur.&lt;/B&gt; 
&lt;P&gt;LE FIGARO. L'effondrement de Vivendi Universal et de Canal + en Europe ne remet-il pas en cause la position de la France à l'international ? 
&lt;P&gt;François &lt;A name=Occ3&gt;&lt;/A&gt;&lt;FONT color=#ff0000&gt;&lt;B&gt;LOOS&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;. Tous les pays qui ont mêlé contenus et contenants se retrouvent confrontés à des problèmes similaires. La convergence tant attendue et prônée par beaucoup n'a pas eu lieu. Mais le secteur des télécoms reste un moteur de croissance fort et les nouvelles technologies qui y sont associées vont lui donner un second souffle. 
&lt;P&gt;Les déboires de Vivendi Universal n'en changent pas moins la position de la France à l'international. Les entreprises de VU sont toujours présentes. Il y a certes un problème de financement mais les activités restent bien vivantes. 
&lt;P&gt;Pour autant, le cinéma et l'audiovisuel restent-ils des secteurs importants en termes de commerce international ? 
&lt;P&gt;Ces secteurs d'activité donnent l'envie de France. Notre rôle est d'être présent sur des marchés en pleine croissance pour faire connaître notre spécificité française. Il faut, par exemple, rouvrir des salles de cinéma diffusant des films français à Alger. Ce pays, comme tant d'autres, est demandeur : il est de notre devoir et de notre intérêt de leur faire partager notre culture. 
&lt;P&gt;Aujourd'hui, la France doit adopter, plus que jamais, une attitude offensive. C'est en ce sens que nous préférons parler de « diversité culturelle » plutôt que « d'exception culturelle ». Notre présence à l'international passe désormais d'une position défensive à une stratégie offensive. 
&lt;P&gt;Dans le cadre des négociations de l'OMC, comment allez-vous défendre le principe de diversité culturelle ? 
&lt;P&gt;A l'OMC, la position française est celle de l'Europe. L'Allemagne, la Grande-Bretagne et la Hollande, qui ne tenaient pas forcément le même discours que nous, se sont aujourd'hui ralliées à notre position. De même, les pays candidats à l'élargissement, comme les pays Baltes, nous soutiennent désormais. Et chaque nouvelle adhésion à l'OMC est l'occasion d'un nouveau combat : nous avons ainsi obtenu de la Macédoine et du Kazakhstan qu'ils s'abstiennent de toute offre de libéralisation dans le domaine de l'audiovisuel, qui remettrait en cause le principe de la diversité culturelle. Nous luttons actuellement pour que l'Arménie fasse de même. 
&lt;P&gt;Nous souhaitons retirer les biens culturels de l'OMC. Dans cette optique, Jacques Chirac a plaidé, au sommet de Beyrouth, pour l'adoption d'une convention sur la diversité culturelle par les pays de l'Unesco. Cette convention est en cours d'élaboration : elle donnera force de loi internationale aux principes de la déclaration que vient d'adopter l'Unesco. La culture ne sera pas une monnaie d'échange dans nos négociations. Elle doit rester hors du système commercial. 
&lt;P&gt;Pour faire triompher la diversité culturelle, il faut également du talent, de la créativité et des financements. La seule déclaration d'intention n'améliorera pas notre position à l'international. Il faut produire des oeuvres de qualité mais capables d'attirer un public étranger nombreux. Je reste persuadé que la mondialisation, encadrée, est riche d'immenses promesses : elle est porteuse de croissance et d'échanges qui sont autant de rencontres des autres.&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
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					<item> 

						<title>DISCOURS DE CHRISTIAN JACOB-MINISTRE DE LA FAMILLE-</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/26#2523</link> 

						<description> 
 &lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Discours de Christian JACOB Installation des Groupes de Travail Conférence de la Famille 2003 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;22 octobre 2002 &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Vous le savez, la conférence de la famille est devenue depuis 1996, le moment fort de la politique familiale. Elle était réunie traditionnellement au printemps; elle n'a pu siéger en 2002. D'une part du fait d'un calendrier électoral peu propice; d'autre part parce que toutes les associations et tous les partenaires sociaux que j'ai reçus m'ont conseillé d'attendre le printemps 2003 plutôt que d'organiser à la &quot;va-vite&quot; une réunion sans grand contenu, ponctuée d'effets d'annonces sans lendemain comme certains aiment à les pratiquer. La conférence 2003 revêt donc une importance particulière à ce titre. A mes yeux, la conférence de la famille ne doit pas être - ce qu'elle a parfois été dans le passé - une simple chambre d'enregistrement ou, au mieux, un réceptacle de doléances qui n'auraient pu recevoir d'écoute favorable jusqu'alors. J'ai par conséquent souhaité engager, très en amont, une démarche de concertation approfondie avec l'ensemble des partenaires de la politique familiale. Après réflexion, j'ai choisi de mettre en place un nombre restreint de groupes de travail, axés sur les engagements essentiels du Président de la République et du Premier Ministre : - La prestation de libre choix - Les services à la famille et la parentalité - Les familles et l'entreprise Un mot sur chacun d'entre eux: Premier groupe : LA PRESTATION DE LIBRE CHOIX La prestation de libre choix constitue l'un des engagements majeurs du Président de la République et du Gouvernement. Elle doit avoir pour objectif de : - Simplifier l’existant, puisqu’il s’agit de réduire très significativement le nombre de prestations et de mieux articuler les différentes formes d'intervention (allocations, remboursement ou allègement de charges, avantages fiscaux) ; - Garantir le libre choix du comportement d’activité, puisque cette prestation doit être accordée au parent qui travaille ou qui ne travaille pas, tout en évitant un phénomène de désincitation au travail; - Garantir le libre choix du mode de garde, puisqu’elle doit aider les familles à trouver et financer le mode de garde le plus adapté à leurs besoins. Définir le périmètre de cette nouvelle prestation constituera le premier exercice du groupe car ces prestations ont chacune leur finalité propre: maternité, accueil d'un enfant, création d'emplois familiaux ou fixation d'un minimum social. C'est un exercice techniquement délicat car elles se traduisent soit par un versement en numéraire, soit par la prise en charge de cotisations sociales, soit par un avantage fiscal et, dans un cas combinent même les trois. Elles génèrent en outre pour les ménages des taux d'efforts qui varient, sans véritable cohérence, selon les revenus et selon les modes de garde. Je souhaite donc pouvoir présenter à la Conférence de la famille des mesures de simplification qui pourront être mises en œuvre dès le premier semestre 2004. La lettre de mission qui vous est remise donne quelques pistes de réflexion. Au-delà des mesures nécessaires de simplification attendues par les familles, la réflexion sur la nouvelle prestation doit naturellement prendre en compte l’offre de garde, pour définir les moyens de la développer. Si l'effort portant sur l'offre de garde collective doit se poursuivre, il faut initier une réflexion d'ensemble sur les conditions dans lesquelles on peut inciter les familles à devenir elles-mêmes employeurs et à conserver la capacité de le rester. Comme j'ai eu l'occasion de le dire au Conseil des ministres, la nouvelle prestation d’accueil du jeune enfant sera ainsi au cœur d’une politique familiale inscrite dans la durée, citoyenne, et universelle. Le second groupe traitera pour sa part les services à la famille et le soutien à la parentalité Le modèle classique de la famille est aujourd'hui très bouleversé: ruptures, recompositions, accroissement de la monoparentalité, redéfinition des rôles de la mère et du père auprès de leur enfant. En corollaire, la nécessité de voir les deux parents, quelle que soit leur situation, exercer auprès de leurs enfants une autorité et une responsabilité effectives est souvent réaffirmée. De nombreuses démarches ou dispositifs de soutien à la parentalité existent et sont encouragés: Médiation familiale, accompagnement à la scolarité, conseil conjugal, parrainage, réseaux d'écoute, d'appui et d'accompagnement des parents. Pourtant, tous ces dispositifs, tant nationaux que locaux, doivent être simplifiés, optimisés dans leurs actions, leur lisibilité, leur financement et leur évaluation. Il convient donc d'examiner dans une perspective résolument décentralisatrice les modalités les plus efficaces de coopération entre les différents partenaires associatifs, mais aussi avec les administrations déconcentrées de l’Etat et les collectivités locales. Je souhaite que votre groupe puisse dégager les conditions d’une information accessible et claire pour les parents, poser les principes d’une meilleure couverture territoriale, trouver les moyens de professionnaliser davantage les intervenants, de rationaliser et faciliter les financements et définir les conditions d’une évaluation extérieure et régulière des dispositifs et des actions. Le troisième groupe enfin s'intéressera aux relations entre les familles et les entreprises Il faut étudier, sans a priori, l'ensemble des moyens permettant d'amplifier les actions des entreprises en faveur des familles et, plus particulièrement, des mères de familles actives. Il nous faut définir des mesures incitatives, non contraignantes pour les entreprises. Au-delà de la non-intervention de l'Etat dans l'action quotidienne des entrepreneurs, je pense que nous devons convaincre ceux-ci de l'intérêt, compte tenu des départs massifs à la retraite de ces prochaines années, de chercher les meilleurs moyens de rendre leur outil de travail attractif pour les salariés et de les fidéliser. Des mesures permettant à ces derniers de mieux concilier leurs impératifs familiaux et leur activité professionnelle me paraissent de nature à répondre à ce souci. On peut donc concevoir des mesures permettant de : - concilier vie familiale et vie professionnelle; - améliorer le système des congés parentaux - soutenir les entreprises en allégeant leurs dépenses destinées à faciliter la garde d’enfants. Ces actions peuvent être favorisées par la mise en œuvre d'un Crédit d’Impôt Famille à leur profit. Comme nombre d'entre vous l'ont souhaité, et cela est rappelé dans les lettres de mission, les administrations compétentes de l'Etat, et je pense bien sûr aux services du ministère de l'Economie et des Finances, apporteront leur soutien technique à vos travaux. Dans cette perspective, les groupes &quot;prestation de libre choix&quot; et &quot;familles et entreprises&quot; seront assistés de 2 groupes d'appui administratif composés de représentants de chaque ministère concerné. Ces groupes qui se réuniront en tant que de besoin, auront vocation, par exemple, à réaliser des simulations financières, à expertiser, sur un plan technique telle ou telle proposition, et pourront venir devant vous régulièrement pour présenter leurs analyses et éventuellement les confronter aux vôtres. Notre calendrier est serré. La première réunion de chacun de vos groupes aura sans doute lieu début novembre, et vous le savez, je souhaite que vos conclusions me soient remises pour le 14 février prochain. La conférence de la famille étant prévue pour la fin avril –début mai, ce laps de temps nous permettra d'organiser les réunions interministérielles d'arbitrage sur les mesures proposées. Là encore, j'ai souhaité éviter les errements antérieurs et les décisions négociées ou obtenues la veille de la conférence à minuit… La préparation de la conférence de la famille ne se résumera toutefois pas au travail de vos 3 groupes. J'ai en effet décidé d'impulser, en marge de la conférence, plusieurs actions attendues par beaucoup d'entre vous : - La réforme du statut des assistantes maternelles, ainsi que l'amélioration de la formation et de la professionnalisation des autres métiers de la petite enfance, en liaison étroite avec la réflexion menée sur l'offre de garde par le groupe de travail sur la prestation de libre choix; - Une réflexion sur le thème de l'adolescence, domaine trop longtemps délaissé par les politiques familiales, sera entamée; - une mission sera confiée à un membre de l'inspection générale des affaires sociales sur le dispositif d'aide sociale à l'enfance afin de remédier aux dysfonctionnements mis en exergue dans de nombreux rapports; - La participation aux côtés du ministère de la Justice à la refonte des textes sur le divorce et sur les régimes de tutelles/curatelles. - Enfin, après consultation de la Présidence de l'Union Européenne, l'organisation à Paris, en 2003, d'une conférence européenne sur l'enfance maltraitée, qui réunira les ministres européens en charge de la famille. Voilà ! La mission est ambitieuse, j'attends beaucoup du travail de vos groupes; j'attends surtout qu'il en émane des propositions nombreuses, audacieuses mais réalistes, en bref des éléments qui me permettent de redessiner les contours d'une politique familiale que les français attendent de leurs vœux. Bon courage à tous ! &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
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					<item> 

						<title>ELARGISSEMENT ET FINANCEMENT</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/26#2518</link> 

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 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.france.diplomatie.fr/actual/dossiers/relations-Fr-All/rfa24.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;DECLARATIONS A LA PRESSE&lt;BR&gt;DE MONSIEUR JACQUES CHIRAC&lt;BR&gt;PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE&lt;BR&gt;ET DE MONSIEUR GERHARD SCHROEDER&lt;BR&gt;CHANCELIER DE LA REPUBLIQUE FEDERALE D'Allemagne&lt;BR&gt;A L'ISSUE DE LEUR ENTRETIEN&lt;BR&gt;BRUXELLES&lt;BR&gt;JEUDI 24 OCTOBRE 2002&lt;BR&gt;M. GERHARD SCHROEDER - Mesdames et Messieurs, le Président et moi-même nous sommes conscients qu'il faille que ce sommet, le sommet de Copenhague, marque des heures historiques. La France et l'Allemagne ont intérêt à ce que l'élargissement de l'Union se fasse et à ce qu'ensemble, nous saisissions cette occasion historique qui nous est donnée de faire que l'Union européenne se développe dans la paix. Et c'est dans cet esprit que nous avons abordé les questions de financement de la politique agricole commune.&lt;BR&gt;Ensemble, nous avons décidé que la phase dite de &quot; phasing in &quot; pour les nouveaux pays membres de l'Union européenne commencerait dès 2004. A partir de 2007, les dépenses agricoles de l'Union seront plafonnées en tenant compte bien sûr du taux d'inflation, et ceci jusqu'en 2013. Donc, nous considérons que nous dépenserons le montant dépensé actuellement, mais pour 25. Jusqu'en 2006, rien ne sera changé à ce qui a été décidé à Berlin, donc à la politique agricole commune, et, à partir de 2007, ce sera le début de ce qu'on appelle le plafonnement ou la stabilisation des dépenses agricoles.&lt;BR&gt;Nous avons parlé également d'autres problèmes de financement, en particulier ces problèmes des fonds structurels et d'autres également, et là aussi nous sommes d'accord pour dire qu'il convient de limiter les dépenses et de réaliser des économies.&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - La construction européenne ça a toujours été un effort coordonné entre l'Allemagne et la France, c'est vrai que nous l'avons commencé à 6 et cela a été plus encore à 15, et ça le sera encore plus quand l'élargissement sera fait. &lt;BR&gt;C'est dans cet esprit que nous avons abordé les problèmes liés au financement de l'élargissement et en particulier aux problèmes agricoles. Le Chancelier a parfaitement défini l'accord que nous avons passé, je dirais, le plus spontanément du monde et dans le meilleur esprit. C'est le plafonnement, c'est le maintien de la politique agricole commune conformément à ce qui a été décidé à Berlin jusqu'en 2006. C'est le plafonnement, la stabilisation des dépenses agricoles à partir de 2006, sur la base du chiffre de 2006. C'est une volonté commune de maîtriser les dépenses dans tous les domaines et pas seulement dans le domaine agricole. C'est vrai notamment pour les dépenses des fonds structurels et j'ai ajouté que, dans ce contexte général, nous devions également examiner les problèmes des compensations dont bénéficient certains pays, essentiellement l'Angleterre.&lt;BR&gt;Nous allons maintenant parler dans les semaines qui viennent des problèmes de la position commune de nos deux pays à la Convention pour les institutions. Et, en janvier prochain, pour le quarantième anniversaire du Traité entre l'Allemagne et la France, nous ferons, j'en suis sûr, un pas supplémentaire et important dans l'harmonisation des positions de nos deux pays.&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>INTEGRATION</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/26#2514</link> 

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 &lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;
&lt;P&gt;&lt;U&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;&lt;/U&gt;&lt;EM&gt;&lt;/EM&gt;&lt;/P&gt;&lt;EM&gt;&lt;I&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.cr-poitou-charentes.fr/images/cv_jpr.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;M. Raffarin préfère la naturalisation au droit de vote des étrangers&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;• LE MONDE | 25.10.02 | 11h03&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;• MIS A JOUR LE 25.10.02 | 12h02&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Assumer la diversité en refusant le piège du communautarisme, développer une politique d'accueil tout en se montrant ferme sur l'immigration illégale : la politique d'intégration, présentée par Jean-Pierre Raffarin, jeudi 24 octobre, à l'occasion de l'installation des nouveaux membres du Haut Conseil à l'intégration (HCI), se veut un nouvel exemple de l'&quot;équilibre&quot; que le premier ministre affirme rechercher dans son action.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Equilibré et prudent, il a reporté sine die la question du droit de vote des étrangers extracommunautaires aux élections locales – relancée par Yves Jego, député (UMP) de Seine-et-Marne (Le Monde du 11 octobre). Le chef du gouvernement, qui s'exprimait à Matignon devant les dix-huit membres du Haut conseil – chargé de conseiller le gouvernement en matière d'intégration – et plusieurs ministres concernés, comme François Fillon (affaires sociales), Nicolas Sarkozy (intérieur) et Jean-Louis Borloo (ville), ou issus de l'immigration, comme Tokia Saïfi (développement durable) et Hamlaoui Mekachera (anciens combattants), a ainsi clos un débat qui pouvait susciter une polémique au sein de sa majorité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;Le débat sur le droit de vote, a-t-il assuré, ne doit pas occulter celui, plus essentiel, sur l'acquisition de la nationalité. S'agissant des étrangers vivant en France depuis longtemps et qui aspirent à participer plus activement à la vie locale, la réponse la plus adéquate consiste à clarifier et à donner du sens aux conditions d'attribution de la nationalité française.&quot; Observant que les pays européens qui accordent aux étrangers le droit de vote &quot;ne [leur] donnent pas la nationalité, c'est-à-dire la citoyenneté pleine et entière&quot;, M. Raffarin a précisé : &quot;N'ouvrons pas la porte du droit de vote aux étrangers pour refermer celle de l'accès à la nationalité. Ce ne serait pas conforme à nos traditions : simplifions plutôt le labyrinthe administratif qui dissuade les mieux disposés et suscite en réaction des replis communautaires.&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au terme de son intervention, M. Jego, nommé membre du HCI, a récusé l'argument, jugeant qu'&quot;on ne peut opposer le droit de vote et la naturalisation, qui ne sont pas antinomiques&quot;. Même s'il se dit, à titre personnel, ouvert sur cette question, M. Raffarin n'envisage pas de lancer cette réforme d'ici à 2007. Tout en gommant ainsi ce point de crispation potentielle avec sa propre majorité, M. Raffarin a largement emboîté le pas au chef de l'Etat et donné une tonalité nouvelle au discours de la droite sur un sujet que la gauche, elle, a largement délaissé durant les cinq années passées par Lionel Jospin à Matignon.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lors d'une visite à Troyes (Aube), le 14 octobre, Jacques Chirac avait annoncé la mise en place prochaine d'un &quot;contrat d'intégration&quot; conclu avec les nouveaux étrangers arrivant en France (cours de français, formation professionnelle, apprentissage des droits et obligations civiques) et la création d'une &quot;autorité indépendante&quot; chargée de lutter contre les discriminations dont les immigrés sont souvent victimes. Dans un entretien publié jeudi par Libération, le ministre des affaires sociales, François Fillon, indiquait que le contrat d'intégration &quot;ne nécessite pas a priori de mesures législatives&quot;et sera &quot;opérationnel fin 2003&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour sa part, M. Raffarin a annoncé que son gouvernement présentera un &quot;programme&quot; pour l'intégration &quot;au cours du premier trimestre 2003&quot;, après la réunion – &quot;pour la première fois depuis douze ans&quot; – d'un comité interministériel sur le sujet. Mais il n'est pas entré dans le détail des mesures qui seront prises dans quelques mois, se contentant d'annoncer qu'il n'excluait pas la création d'&quot;un lieu de mémoire consacré à l'immigration&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;M. Raffarin a préféré présenter la philosophie de son projet. La question de l'intégration est, selon lui, un &quot;enjeu majeur&quot; dans une France qui &quot;porte le métissage en son cœur&quot;. Il a souligné que depuis le second tour de l'élection présidentielle, son gouvernement menait une action en faveur de la &quot;concorde&quot; et de la &quot;cohésion nationale&quot;. &quot;Nous défendons le modèle d'une société de tolérance qui privilégie le respect de l'autre (...) Nous refusons la ségrégation communautariste, le repli identitaire, les particularismes égoïstes&quot;, a-t-il affirmé, se fixant pour objectif de &quot;restaurer le &quot;vouloir vivre ensemble&quot; – ce qui passe par &quot;le respect intangible, dans l'espace public, des principes républicains&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;M. Raffarin a souligné qu'il fondait sa politique sur &quot;trois piliers&quot; : &quot;une politique de l'immigration assumée, un projet d'intégration renouvelé et une lutte contre les discriminations repensée&quot;. Il faut &quot;reconnaître qu'il est tout simplement impossible d'accueillir sur notre sol tous ceux qui le désireraient&quot;, a-t-il prévenu, mentionnant la prochaine réforme des procédures de demande d'asile, l'organisation efficace d'une &quot;politique de retour&quot; dans les pays d'origine et la nécessaire création de règles européennes pour contrôler les flux migratoires.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le premier ministre a implicitement rompu avec la thèse – longtemps défendue par une majorité d'élus de droite – de l'&quot;immigration zéro&quot;, préférant rappeler qu'il faut&quot;accueillir dignement les 100 000 immigrés légaux qui arrivent chaque année et qui cherchent avant tout à s'intégrer&quot;. Une &quot;immigration assumée, a-t-il dit, nous épargnera certainement pour l'avenir des problèmes d'intégration&quot;. Ce souci d'intégrer les étrangers est d'autant plus justifié, selon M. Raffarin, que &quot;nous ne sommes plus confrontés à une immigration de transit, mais à une immigration durable, appelée à se fondre dans la communauté nationale&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;M. Raffarin a jugé qu'une intégration réussie renforce la &quot;cohésion sociale&quot;. Récusant &quot;une approche trop &quot;ethnique&quot; des problèmes qui se posent dans les quartiers dits &quot;sensibles&quot;, il a évoqué plusieurs leviers d'intégration, comme l'éducation, la politique de la ville, la parité, l'emploi et l'égalité professionnelle.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jean-Baptiste de Montvalon&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Intellectuels, politiques et militants : les 18 membres du HCI&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Voici la liste des membres du Haut Conseil à l'intégration (HCI), nommés le 23 octobre par décret du premier ministre.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Présidente : Blandine Kriegel, philosophe, chargée de mission à l'Elysée, chargée par le ministre de la culture d'une étude sur la violence à la télévision. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jacques Billard : philosophe, membre de la commission d'évaluation de la violence à la télévision. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jean-Marie Bockel : maire (PS) de Mulhouse. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jeannette Bougrab : maître de conférences à Paris-I. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;François Cheng : professeur de littérature chinoise, écrivain et poète, entré au mois de juin à l'Académie française. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jacqueline Costa-Lascoux : directrice de recherche au CNRS, spécialiste des politiques d'immigration et des questions de laïcité. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Jacky Dahomay : président de l'Association des professeurs de philosophie de Guadeloupe. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Khalid Hamdani : dirigeant d'un cabinet de conseil en ressources humaines. Spécialiste des questions liées à l'égalité dans le monde du travail. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Claude Imbert : éditorialiste à l'hebdomadaire Le Point. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Yves Jego : député (UMP) de Seine-et-Marne, maire de Montereau-Fault-Yonne. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Zaïr Kedadouche : président de l'association Intégration France. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Olivier Mongin : directeur de la revue Esprit. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nelly Olin : sénatrice (RPR) du Val-d'Oise, maire de Garges-lès-Gonesse. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Gaye Petek : enseignante à Paris-III. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sebastian Roché : politologue, spécialiste des questions liées à la police et à la sécurité. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Myriam Salah-Eddine : adjointe (UMP) au maire de Marseille, déléguée à l'action familiale. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aline Sylla : chargée d'une mission interministérielle sur l'Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Lilian Thuram : footballeur à la Juventus Turin (Italie).&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 26.10.02&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;le 24/10/2002, &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Installation du Haut Conseil à l’Intégration (Discours de RAFFARIN)&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Version provisoire, seul le prononcé fait foi -&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mesdames, Messieurs les membres du Haut Conseil d’intégration,&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J’ai souhaité procéder personnellement à l’installation du Haut Conseil à l’Intégration, qui me livrera ses réflexions et m’assistera de ses avis, parce que la France ne peut se contenter aujourd'hui de l’inaction en la matière. Elle a besoin d’une véritable politique publique de l’intégration, structurée et coordonnée. Il s’agit là d’un enjeu majeur, c’est un enjeu d’avenir.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La période récente vient de démontrer combien l’ambition collective républicaine pouvait être malmenée. Le 21 avril, les Français nous ont adressé un message de détresse.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Certains se sont tournés vers l’intolérance. Les 1er et 5 mai, les Français nous ont envoyé un message d’espoir et d’attachement dans les valeurs de notre République.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J’ai conscience aujourd'hui de la responsabilité particulière de mon gouvernement. La concorde et la cohésion nationale sont au coeur de notre action. J’ai fait de la restauration de l’autorité républicaine l’une des premières priorités de mon gouvernement et je sais que nous réussirons dans ce domaine si certains ne sont pas laissés au bord de la route. La Marseillaise sera d'autant moins sifflée qu'elle sera entonnée par tous.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une politique publique de l’intégration, c’est d’abord un objectif politique, faire que les immigrés et enfants d’immigrés qui vivent dans notre pays aient tous les mêmes droits et les mêmes devoirs, dans le respect de nos institutions.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une politique publique de l’intégration, c’est aussi des outils et des moyens. Je vais vous présenter les trois piliers de notre politique en la matière : une politique de l’immigration assumée, un projet d’intégration renouvelé et une lutte contre les discriminations repensée.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Par le passé, le Haut Conseil à l’Intégration a montré tout son talent en contribuant à la clarification de débats délicats.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il a incontestablement permis de cerner ce qu’était le modèle français d’intégration qui doit aujourd’hui être revitalisé.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je me réjouis de la composition de cette instance qui incarne « une certaine idée de la France » : une somme de talents individuels, d’engagements professionnels, politiques ou militants, une représentativité qui incarne mieux qu’un long discours le visage de la France du XXIème siècle qui porte le métissage en son coeur.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je voudrais profiter de la circonstance pour vous exposer le sens profond d’une politique qui, à mes yeux, contribuera de manière essentielle au renforcement de la cohésion républicaine, au devenir de la Nation France.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le discours de la responsabilité est celui d’une politique migratoire assumée qui reconnaît qu’il est tout simplement impossible d’accueillir sur notre sol tous ceux qui le désireraient.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cette nécessaire maîtrise de l’immigration se traduit par la volonté de réformer la procédure relative au droit d’asile afin qu’elle ne soit plus détournée de son objet. Elle conduit également à la mise en place des outils statistiques nécessaires à l’appréciation fine de la situation.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle vise enfin à organiser efficacement la politique de retour, qu’il soit contraint (mesures d’éloignement) ou volontaire. Je citerai à ce propos le cas récent des Afghans de Sangatte dont on a favorisé le retour. Il faut également exploiter toutes les perspectives offertes par la politique de co-développement.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais, la maîtrise des flux migratoires ne saurait rester une question purement nationale. Des progrès récents ont été accomplis dans la définition d’instruments juridiques communs à l’ensemble des pays de l’Union européenne. Alors que les flux migratoires évoluent et qu’ils s’organisent à l’échelle de la planète, des réponses strictement nationales ne suffisent plus. L’Europe doit approfondir encore son travail de concertation et de définition d’outils communs pour être plus efficaces.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A l’inverse, l’accueil des immigrés légaux est encore une question nationale. Il s’agit d’accueillir dignement les 100 000 immigrés légaux qui arrivent chaque année dans notre pays et qui cherchent avant toute chose à s’insérer.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le pays d’accueil pour sa part doit offrir ces moyens dans une logique d’intérêts réciproques : le Président de la République rappelait à Troyes qu’« il faut aussi rappeler à chacun que l'on n'a pas seulement des droits mais aussi des devoirs, dont le plus essentiel est de respecter les lois de la République ». Ce contrat d’accueil sera un contrat républicain.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il ouvrira droit à une série de prestations en termes de formation linguistique et d’orientations vers la formation professionnelle et l’accès au service public de l’emploi. Il devra aussi contribuer à faire connaître et partager les valeurs de la société française, dans le respect de la diversité de chacun.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C’est une nécessité pour au moins deux raisons :&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- nous avons l’expérience du passé, aussi voulons-nous éviter certains errements qui nous ont coûté chers. Une immigration assumée, accueillie à son arrivée, nous épargnera pour l’avenir des problèmes d’intégration.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- nous avons conscience de l’avenir, alors que la géographie des flux migratoires a changé : les nouveaux arrivants, les demandeurs d’asile en particulier, proviennent de tous les horizons et plus seulement de territoires jadis français et francophones. Nous ne sommes plus, en outre, confrontés en effet à une immigration de transit mais à une immigration durable, appelée à se fondre dans la communauté nationale.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La France, parce qu’elle est riche mais aussi parce qu’elle porte un message d’espoir et d’humanisme dont nous sommes fiers, continue à être une référence dans le monde. Il faut s’en féliciter, il faut aussi l’assumer.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aux côtés de cette politique de l’immigration assumée, la politique d’intégration demeure une idée neuve : elle est au cœur du pacte républicain, toujours en devenir, elle nécessite une politique volontariste qui repose sur une analyse précise du problème.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J’ai la conviction en effet que l’intégration doit être liée à la question de la cohésion sociale voire même à celle, plus abstraite encore, du malaise identitaire français. La société française doit faire face, dans ses quartiers sensibles en particulier, à des phénomènes qui, malgré certaines apparences trompeuses, ne concernent pas une catégorie « ethnique », mais plutôt des catégories sociales. Elle est confrontée également à une fracture civique qui oppose des générations entre elles.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;De ce point de vue, la politique de l’intégration doit se concevoir comme la définition et la réalisation d’un projet civique partagé, commun à l’ensemble des habitants de notre pays.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans la France de 2002, un projet d’intégration au sens fort et premier du terme - autrement dit la capacité de chaque individu à se considérer comme membre d’une communauté de citoyens - concerne aujourd’hui aussi bien des jeunes Français « de souche » que des jeunes issus de l’immigration, voire de jeunes étrangers. C’est toute une classe d’âge qui est potentiellement concernée.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C’est un aspect de la question à ne pas négliger, car toute approche trop « ethnique » serait perçue, à juste titre, comme foncièrement discriminatoire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans ce combat pour l’intégration, l’éducation notamment est fondamentale, elle est la clé de la réussite pour beaucoup, comme en témoignent ceux et celles qui, aujourd'hui, sont parfaitement intégrés dans notre société. Parce qu’ils ont suivi des études brillantes, parce qu’ils ont fait l’effort, parfois difficile, pour sortir du rang, parce qu’ils ont été repérés, suivis et encouragés par des enseignants dont je salue ici le dévouement, ils ont gravi les échelons de la réussite sociale. Ce sont des exemples de la vitalité de notre modèle républicain.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’éducation est un levier de la politique d’intégration, au même titre que les politiques sociales ou la politique de la Ville. Leur bonne coordination est essentielle et je veillerai personnellement à leur efficacité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C’est avec cette donnée à l’esprit que le Haut Conseil à l’Intégration devra mener ses réflexions.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous défendons le modèle d’une société de tolérance qui privilégie le respect de l’autre. Plusieurs générations de jeunes « issus de l’immigration » sont des Français à part entière, ce que certains semblent ne pas avoir encore compris. Chacun sur le sol de France doit être en mesure de trouver sa place.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans ce contexte, notre message est simple, il est aussi ambitieux. Nous refusons la ségrégation communautariste, le repli identitaire, les particularismes égoïstes et nous prônons la tolérance et la volonté de restaurer le « vouloir vivre ensemble ».&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A la générosité du projet consistant à tout mettre en œuvre pour favoriser le rapprochement entre les diverses composantes de la société, doit correspondre une exigence, proclamée haut et fort, du respect intangible de certains principes fondamentaux dans l’espace public qui sont des principes républicaines.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Personne ne peut se soustraire aux lois et aux valeurs de la République : l’égalité des droits, l’égalité entre les hommes et les femmes, la laïcité et, valeur républicaine trop souvent négligée, la fraternité sont au cœur de notre pacte républicain. Et nous aurons le souci de veiller tout particulièrement à la question de l’égalité hommes/femmes pour contrer la persistance ou la résurgence de comportements tout à fait incompatibles avec l’idée que nous nous faisons de la dignité de la femme et du respect de ses droits fondamentaux.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je remarquerai enfin que très souvent, les jeunes femmes sont les plus soucieuses d’une bonne intégration, et je salue ici Tokia SAIFI qui par son talent et sa force de travail porte la question du développement durable avec brio.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Appuyée sur ces principes républicains, la politique d’intégration a une dimension économique et sociale.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le gouvernement veut réhabiliter la valeur du travail. C’est notamment l’objectif de l’assouplissement des 35h et des contrats jeunes en entreprise. La création d’entreprises et la promotion de l’initiative individuelle sont également au cœur de notre action en matière économique.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elles participent aussi de notre politique en faveur de l’intégration. Je pense que l’intégration par le travail doit être un objectif prioritaire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un accent tout particulier devra être porté sur l’insertion des jeunes diplômés qui ne doivent plus se retrouver confrontés à des handicaps spécifiques du fait de leur patronyme ou de leur adresse.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’intégration a enfin une dimension plus personnelle.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On connaît les effets d’une mémoire familiale mal assumée ou ignorée sur le développement de la personnalité d’un individu.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On ne peut ignorer les effets d’une telle situation sur des comportements collectifs. « L’affaire » du match de football France-Algérie, au début du mois de septembre 2001, a notamment révélé que les fauteurs de troubles avaient un vrai problème d’identité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Face à ces questions, la réponse est aussi de l’ordre du symbolique. Plusieurs pistes ont été évoquées dans les dernières années. Et le ministère des Anciens combattants doit jouer pleinement son rôle dans cette perspective et je sais qu’Hamlaoui MEKACHERA partage mes convictions.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Certains ont manifesté le souhait d’une reconnaissance de l’apport des étrangers à la construction de la France qui pourrait se manifester à travers la création d’un lieu de mémoire consacré à l’immigration. Je confierai prochainement une mission à une personnalité qui étudiera plus avant l’opportunité et la faisabilité de cette opération, au regard de l’existant. Elle devra répondre véritablement et sans démagogie aux besoins de notre société.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;On ne saurait enfin bien sûr négliger la dimension religieuse. Le principe de laïcité qui régit la République ne vise pas à occulter le fait religieux, il vise au contraire à ce qu’il puisse s’épanouir dans le respect des lois de la République et notamment de la liberté de conscience. C’est ce à quoi travaille le ministre de l’intérieur qui vient de réunir la Consultation des musulmans de France dont l’objectif est d’organiser un Islam de France.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans ce travail pour l’intégration qui sera long et méticuleux, je crois beaucoup en la capacité des collectivités locales. Parce qu’ils connaissent les acteurs sur le terrain, parce qu’ils vont disposer de pouvoirs nouveaux, les élus locaux ont un rôle essentiel à jouer.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La « République des proximités », issue de la décentralisation, s’organisera ainsi autour d’une ambition d’intégration républicaine qui permettra la cohésion territoriale et sociale de la Nation.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’un des enjeux de la décentralisation est bel et bien la refondation du lien social dont l’affaiblissement fragilise la nation dans son ensemble.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mon ambition est de ressusciter la volonté d’adhésion à la République en assurant l’égalité des droits et en rétablissant l’égalité des chances. Ces règles doivent être valables pour tous, y compris nos concitoyens d’origine étrangère. De ce point de vue, le refus des communautarismes doit être intimement lié, dans une même stigmatisation, à la lutte contre le racisme, l’anti-sémitisme et les discriminations.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La notion de lutte contre les discriminations reste en effet parfois trop vague pour définir notre ambition : ce que nous voulons, c’est fustiger l’intolérance. Il n’y aura pas de tolérance pour l’intolérance !&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le premier combat à poursuivre sans relâche est celui de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les batailles à mener quotidiennement concernent les mille et une discriminations de la vie quotidienne : accès à l’emploi, au logement, aux loisirs… Comme l’a souhaité le Président de la République, le gouvernement a engagé des travaux en vue de créer une autorité administrative indépendante.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce sera une structure de médiation chargée de lutter contre toutes les formes de discriminations.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour sa part, le gouvernement que je conduis s’attachera à promouvoir l’exemplarité en mettant à l’honneur les talents et les savoirs de nos concitoyens, hommes et des femmes, issus de l’immigration qui, dans bien des domaines, sont l’honneur de la France. L’année de l’Algérie qui sera organisée l’an prochain sera une occasion mais il y en aura bien d’autres. L’administration aura un rôle clé dans la promotion des talents individuels et je souhaite également que l’action politique soit l’occasion pour des Français issus de l’immigration de prendre toute leur place dans la société.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ils doivent être aujourd'hui les représentants de tous les Français.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quant au droit de vote, ne nous méprenons pas. Ce débat ne doit pas occulter celui plus essentiel sur l’acquisition de la nationalité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;S’agissant des étrangers vivant en France depuis longtemps et qui aspirent à participer plus activement à la vie locale de leur cité, la réponse la plus adéquate consiste à clarifier les conditions d’attribution de la nationalité française. Tel est bien l’enjeu, ne nous trompons pas de débat.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il y a aujourd'hui 100 000 naturalisations par an en France. Ce chiffre démontre que la naturalisation est une possibilité réelle dans notre pays.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D’autres en Europe donnent le droit de vote aux élections locales, ils ne donnent pas la nationalité, c’est-à-dire la citoyenneté pleine et entière. N’ouvrons pas la porte du droit de vote aux étrangers pour refermer celle de l’accès à la nationalité. Ce ne serait pas conforme à nos traditions : simplifions plutôt le labyrinthe administratif qui dissuade les mieux disposés et suscite en réaction des replis communautaires.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cette politique fondée sur trois piliers, l’immigration, l’intégration et la lutte contre les intolérances, se nourrira de vos réflexions, mesdames, messieurs les membres du Haut Conseil de l’intégration.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je veux que le HCI exerce la plénitude des missions qui lui ont été confiées lors de sa création en 1989. Il devra contribuer par ses propositions et ses suggestions à éclairer le gouvernement. Cette possibilité semble avoir été perdue de vue au cours de ces dernières années, mais je ne manquerai pas, soyez en sûrs, de le saisir pour avis afin, notamment qu’il évalue dans son domaine, la pertinence des choix de politique publique.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Vous serez doter de moyens adéquates puisque une équipe permanente élargie vous assistera dans votre mission.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais s’agissant de l’action publique, seul le Gouvernement est responsable : c’est pourquoi, je souhaite que l’ensemble des ministres finalise ou engage des réflexions sur le thème de l’intégration. Je réunirai, pour la première fois depuis douze ans, un comité interministériel à l’intégration au cours du premier trimestre 2003.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;A cette occasion, un programme inspiré des principes que je viens d’évoquer sera publiquement présenté. Ce comité sera un rendez-vous d’action qui abordera plusieurs thèmes pratiques, comme le contrat d’accueil, la question de l’emploi, l’autorité administrative de lutte contre les discriminations et la promotion sociale dans les quartiers en difficulté.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En parallèle et dans les mêmes délais, je souhaite que des propositions de réforme des outils de mise en œuvre de la politique d’intégration me soient soumises. En effet, dans un souci de cohérence, de simplification et donc, d’efficacité, il faut réfléchir à la manière d’organiser ces instruments autour des trois pôles que je viens de décrire.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le modèle de cette France riche de sa diversité est la traduction au plan national de notre projet civique européen. Fondé sur des valeurs communes, l’Europe se nourrit des cultures qui la composent.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Notre projet politique est résolument moderne, il se fonde sur la reconnaissance commune de principes et de valeurs que nous avons en partage, au plan national comme au plan européen. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J’adresse tous mes encouragements aux nouveaux membres du Haut Conseil. Je veux leur dire que je serai toujours attentif à leurs réflexions dont je souhaite qu’elles contribuent à éclairer l’action de mon Gouvernement en charge de conduire une politique ambitieuse, apte à nourrir la volonté de vivre ensemble.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous remercie.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sarkozy met la double peine à la peine&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il n'exclut pas des modifications de cette mesure décriée.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Par Charlotte ROTMAN et Vanessa SCHNEIDER&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;vendredi 25 octobre 2002&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le ministre de l'Intérieur ne revient pas sur le principe de la double peine mais veut plutôt la repenser en fonction de ce qui est «gérable ou pas» et en exclure les immigrés qui ont tissé des liens en France. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;a phrase est quasiment passée inaperçue. Pourtant, c'est une petite bombe qu'a lâchée Nicolas Sarkozy mercredi soir sur France 2. Invité au journal télévisé, le ministre de l'Intérieur glisse : «Je trouve qu'il est beaucoup plus juste qu'on raccompagne chez elle une personne qui est là depuis quelques semaines ou quelques mois en France et qui commet un délit, plutôt qu'on applique la double peine, et qu'on raccompagne chez eux des gens qui habitent depuis vingt ans en France.» En quelques mots, il remet en cause la double peine &amp;shy; qui veut qu'un étranger condamné puisse être également expulsé du territoire &amp;shy; pour les immigrés qui ont tissé des liens en France.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour le numéro 2 du gouvernement, il n'est pas question de revenir sur le principe de la double peine mais plutôt de la repenser en fonction de ce qui est «gérable ou pas». Un débat «sur les modalités», en quelque sorte. «C'est une position qui permet de sortir d'un affrontement stérile entre les acharnés de la double peine et ses adversaires, explique un de ses proches, c'est à mettre en parallèle avec la volonté qui est la sienne de se débarrasser des mesures qui ne s'appliquent pas.»&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Complexité. Ces jours derniers, Nicolas Sarkozy a eu à se prononcer sur le cas de Chérif Bouchelaleg, un Algérien de 32 ans, père de six enfants français, sous le coup d'un arrêté d'expulsion après plus de vingt années passées en France. Commençant par signer l'arrêté en juin après la sortie de prison de Bouchelaleg pour bonne conduite, le ministre l'avait abrogé puis signé à nouveau au prétexte que les liens familiaux étaient distendus. La semaine dernière, après un nouvel examen du dossier, il a décidé d'assigner Bouchelaleg à résidence. Cet exemple lui a fait découvrir la complexité de ces situations. Plus discrètement, il a prononcé hier l'assignation à résidence d'un Algérien de Toulouse, Aïssa Mesbah, arrivé à l'âge de 3 mois en France, et pour qui le groupe Zebda s'était mobilisé. Un signe de son évolution sur ce dossier.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est la première fois qu'un membre d'un gouvernement de droite va aussi loin sur cette question de la double peine. La semaine dernière, le député UMP des Yvelines Etienne Pinte avait relancé bruyamment le débat en parlant de «sanction intolérable». Il proposait notamment «d'élargir la liste des personnes protégées de l'expulsion».&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Quelques jours auparavant, un proche de Sarkozy, le député UMP Yves Jego (Seine-et-Marne), proposait un «contrat d'intégration» pour les immigrants. Jacques Chirac, en visite à Troyes, a demandé à son tour un pacte d'accueil, dont les modalités ont été exposées par François Fillon dans Libération d'hier. En écornant la double peine, Nicolas Sarkozy «jette une bouteille à la mer», décrypte un de ses collaborateurs. «Il ne s'agit pas d'une piste gouvernementale mais d'une réflexion personnelle.» Il ne s'est pas avancé plus loin, pour l'instant, dans l'élaboration de telles dispositions mais n'exclut pas de les inclure dans une loi globale consacrée à l'immigration, prévue pour le premier trimestre 2003.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Inscrite dans les textes depuis 1936, activée par la loi du 31 décembre 1970 et aggravée sous Charles Pasqua en 1993, la double peine a fait une entrée timide dans le débat de la présidentielle. Sensibilisée par la campagne «Une peine point barre» et par la médiatisation de quelques cas emblématiques, comme celui de Moussa Brihmat (1), l'opinion a évolué. Mais alors que deux Français sur trois affirmaient la désapprouver dans un sondage BVA pour Libération et Aides en avril, Chirac s'est dit hostile à sa remise en cause. Lionel Jospin a en revanche proposé, à quelques jours du premier tour, de protéger de l'expulsion les étrangers arrivés en France avant l'âge de 10 ans. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Arrière-pensées. En s'engageant aujourd'hui dans ce débat, Sarkozy a des arrière-pensées politiques. Il cherche à polir son image répressive en se positionnant sur des sujets où même les socialistes peinent à s'aventurer. D'un côté, il donne des gages à son camp avec les lois sur la sécurité, de l'autre, il s'attache à faire preuve de pragmatisme sur la censure ou sur l'immigration. Il veut aussi couper l'herbe sous les pieds de François Fillon, son seul vrai rival au sein du gouvernement. Prêt à tout pour surprendre, il pourrait, presque malgré lui, faire beaucoup d'heureux.&lt;/P&gt;&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/EM&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;&lt;/EM&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;&lt;/EM&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;&lt;/EM&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Lucida Sans Unicode&quot;&gt;
&lt;P&gt;&lt;EM&gt;&lt;/EM&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>RAFFARIN ET LES ARTISANS</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/24#2462</link> 

						<description> 
 &lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;
&lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.2002pourlafrance.com/images.chirac/pourquoi/raffarin.jpg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'UPA invite M. Raffarin à mettre l'accent sur la formation professionnelle&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt; &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;
&lt;P&gt;PARIS, 24 octobre - 15h01 (AFP) - L'Union des professions artisanales (UPA) a invité jeudi, au cours de son congrès annuel à Paris, le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin à &quot;lancer les Etats-Généraux de la formation professionnelle&quot; pour répondre au phénomène de &quot;papy-boom&quot; qui risque de frapper l'artisanat. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;Il faut que nous nous mettions autour d'une table pour que tous les dispositifs de formation soient mis en synergie et mieux adaptés pour répondre aux besoins de notre économie&quot;, a déclaré Robert Buguet, président de l'UPA, en ouverture du congrès en présence du Premier ministre. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;Nous n'avons que trois ans pour cela&quot;, a ajouté M. Buguet, en expliquant qu'&quot;à partir de 2005, le phénomène du +papy-boom+ provoquera un véritable séisme pour notre pays si on ne s'y prépare pas&quot;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D'ici 2005, a-t-il expliqué, &quot;chaque année, 850.000 personnes qualifiées partiront à la retraite alors qu'à peine 650.000 jeunes peu formés entreront sur le marché du travail&quot;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;Devant une telle perspective qui n'a rien d'invraisemblable, l'UPA estime qu'il faut que tous les acteurs, l'Etat, les Régions, les partenaires sociaux, s'attaquent à ce problème&quot;, a-t-il conclu. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sans se prononcer sur la tenue des Etats généraux réclamés, M. Raffarin a de son côté proposé aux artisans de &quot;bâtir un contrat d'objectifs&quot; portant sur la création de &quot;500.000 emplois&quot; d'ici à 2007 dans le secteur artisanal. &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;
&lt;P&gt;M. Raffarin appelle les artisans à créer 500.000 emplois en cinq ans&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=&quot;Times New Roman&quot;&gt; &lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;
&lt;P&gt;PARIS, 24 octobre - 12h18 (AFP) - Jean-Pierre Raffarin a proposé jeudi aux artisans de &quot;bâtir un contrat d'objectifs&quot; portant sur la création de &quot;500.000 emplois&quot; d'ici à 2007 dans le secteur artisanal qui, selon lui, &quot;reste le moteur de l'emploi&quot;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&quot;Je vous propose qu'ensemble, nous bâtissions un contrat d'objectifs, un contrat pour la législature pour 500.000 emplois&quot;, a déclaré le Premier ministre lors du congrès de l'Union professionnelle artisanale (UPA, patronat) à Paris. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Soulignant que les artisans avaient besoin &quot;d'un certain nombre de mesures (formation, charges sociales, développement de la qualification...)&quot;, le Premier ministre a assuré que, dans le cadre de ce contrat d'objectifs, le gouvernement s'engageait pour sa part à proposer &quot;trois textes&quot; en leur direction &quot;en 2003&quot;. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il a précisé qu'une &quot;ordonnance sur la simplification administrative&quot; pour les entreprises était actuellement préparée par le secrétaire d'Etat aux PME Renaud Dutreil avec les parlementaires. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Par ailleurs, M. Raffarin veut que le projet de loi sur la création d'entreprise --dont il a annoncé les grandes lignes le 7 octobre à Lyon et qui sera présenté avant la fin de l'année en conseil des ministres-- &quot;puisse intégrer un grand nombre des 55 propositions de l'UPA&quot;. &quot;Il y en a déjà plusieurs qui sont dedans&quot;, a-t-il dit. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Enfin, le gouvernement proposera l'an prochain un troisième texte sur le &quot;statut de la petite entreprise&quot;, qui lui aussi devrait intégrer les propositions de l'organisation patronale.&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>LE CONSEIL DES MINISTRES DU 23 OCTOBRE 2002</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/23#2415</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=arial size=2&gt;Le Président de la République a réuni le Conseil des ministres au Palais de l'Elysée le&amp;nbsp;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;mercredi&amp;nbsp;23 octobre 2002.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;A l'issue du Conseil, le service de presse&amp;nbsp;de la Présidence de la République&amp;nbsp;a diffusé le communiqué suivant&amp;nbsp; :&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;DIV align=left&gt;
&lt;HR align=left&gt;
&lt;/DIV&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;PROJET DE LOI&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;Loi pour la sécurité intérieure&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; 
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=643 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top width=484&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=2 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;&lt;SPAN class=titre&gt;Projet de loi pour la sécurité intérieure : &quot;rétablir la sécurité, droit fondamental et première des libertés&quot; &lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT size=1&gt;Dernière mise à jour : &lt;FONT color=#00639f&gt;&lt;B&gt;23-10-2002 | 11:08&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;&lt;SPAN class=txtbleu&gt;&lt;/SPAN&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;&lt;IMG alt=&quot;Nicolas Sarkozy à la sortie du Conseil des ministres. Photo AFP. &quot; hspace=10 src=&quot;http://www.premier-ministre.gouv.fr/ressources/illustrations/sarkozy_cm.gif&quot; align=left vspace=10 border=0&gt; 
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Le ministre de l’intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales a présenté un projet de loi pour la sécurité intérieure.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Conformément aux orientations fixées par le Président de la République, la sécurité intérieure constitue, depuis le mois de mai 2002, une priorité essentielle de l’action gouvernementale. La loi d'orientation et de programmation pour la sécurité intérieure (LOPSI) du 29 août 2002, qui a fixé le programme d'action pour les cinq prochaines années, a constitué le premier acte de cette nouvelle politique. Le projet de loi de finances pour 2003, qui traduit les engagements de la loi de programmation, en a été le deuxième.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;La loi pour la sécurité intérieure est la troisième étape. Elle répond à l'engagement pris dans la LOPSI de traduire dans un projet de loi, dès cet automne, celles de ses orientations qui nécessitent des dispositions d'ordre législatif.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Pour rendre l'action de l’Etat plus efficace et redonner du crédit à la parole publique, de nouveaux moyens juridiques, une nouvelle organisation, des procédures allégées, ainsi que de nouvelles incriminations sont proposées. Tout sera mis en œuvre pour obtenir les résultats qu’attendent nos compatriotes. Ces résultats sont d'autant plus essentiels qu'ils intéressent au premier chef ceux des Français qui, &lt;B&gt;&amp;nbsp;&lt;/B&gt; compte tenu de la modestie de leurs ressources, n'ont d'autre possibilité que de compter sur l'Etat pour jouir de la sécurité à laquelle ils ont droit. L’ambition de la loi pour la sécurité intérieure est de protéger les plus modestes et de redonner aux Français la sécurité dans leur vie quotidienne.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Cette loi s’articule autour des deux objectifs suivants :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;1 – &lt;STRONG&gt;tout d’abord, faciliter les enquêtes en rendant certaines règles de la procédure policière plus efficaces&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Il s'agit, par exemple, de permettre aux policiers et gendarmes de procéder à la visite des coffres des véhicules dans certaines circonstances et sous le contrôle de l'autorité judiciaire ; de donner aux officiers de police judiciaire une compétence au moins départementale ; de rendre plus utiles les fichiers de recherche criminelle, notamment le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG) lesquelles sont, au XXIème siècle, ce qu'ont été, au début du siècle précédent, les empreintes digitales – ce fichier compte aujourd’hui 1&amp;nbsp;200 empreintes contre 1&amp;nbsp;700&amp;nbsp;000 au Royaume-Uni, où 60&amp;nbsp;000 identifications sont faites grâce à lui ; enfin, de proroger jusqu'au 31 décembre 2005 les dispositions de la loi relative à la sécurité quotidienne qui renforcent la lutte contre le terrorisme.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;2 – &lt;STRONG&gt;ensuite, mieux réprimer des comportements qui affectent particulièrement la vie quotidienne de nos concitoyens et se sont multipliés au cours des dernières années&lt;/STRONG&gt;, ce qui est le cas&amp;nbsp;:&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;- de l'explosion de la prostitution : la distinction entre racolage actif et racolage passif, qui gêne considérablement les poursuites, est supprimée&amp;nbsp;; parallèlement, les moyens de lutte contre les proxénètes et les réseaux d’exploitation d’êtres humains seront considérablement renforcés&amp;nbsp;; en s’attaquant aux profits tirés de la prostitution, la loi permettra de lutter contre le proxénétisme et protégera donc indirectement les prostituées ;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;- de la violation de propriété, pour répondre aux occupations sans autorisation de terrains communaux et de propriétés privées par les gens du voyage&amp;nbsp;; ce dispositif incitera davantage les maires à se conformer aux prescriptions de la loi BESSON, puisque l’aménagement d’aires de stationnement conditionnera pour ceux-ci le recours à la procédure pénale&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;- des rassemblements menaçants ou hostiles dans les parties communes des immeubles, rassemblements qui empêchent les habitants de rentrer tranquillement chez eux et de disposer de leur logement&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;- de l’exploitation de la mendicité&amp;nbsp;; cette disposition vise ceux qui, à la tête de réseaux, organisent ou exploitent la mendicité, en particulier des enfants et des personnes vulnérables ou handicapées. Ce sont ainsi ceux qui tirent financièrement profit de l’exploitation des plus faibles qui seront sanctionnés&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;- de la demande de fonds sous contrainte, c’est-à-dire de la mendicité agressive en réunion ou à l’aide d’animaux dangereux qui s’apparente à une véritable extorsion de fonds et qui crée une réelle peur parmi les victimes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Par ailleurs, plusieurs dispositions rendent plus rigoureuse la législation sur les armes et constituent une réponse aux nombreux drames qui se sont déroulés au cours des derniers mois et à la tendance à la prolifération des armes. En particulier, celui qui souhaite acquérir ou détenir une arme réglementée devra produire un certificat médical. Les fichiers de police criminelle seront consultés à l’occasion de demandes d’acquisition ou de déclaration. Les carabines 22 long rifle ne pourront plus être achetées que par les titulaires d’un permis de chasser ou d’une licence de tir sportif en cours de validité.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Enfin, les opérateurs devront prendre les dispositions pour bloquer, par des moyens techniques, les téléphones portables volés&amp;nbsp;; les voleurs sachant que l’objet dérobé est inutilisable seront dissuadés d’agir.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Faire de la sécurité une réalité concrète et quotidienne, c’est protéger et renforcer les droits de l’Homme et les libertés individuelles. C’est pourquoi ce texte se montre soucieux, dans chacune de ses dispositions, d’établir un juste équilibre entre le respect de la liberté individuelle et la nécessaire mise en œuvre de moyens d’action innovants et efficaces pour rétablir la sécurité, droit fondamental et première des libertés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;STRONG&gt;DECRETS&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;Rémunération des personnels civils et militaires de l'Etat, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d'hospitalisation&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=3&gt;Le ministre de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de l’aménagement du territoire a présenté un décret portant majoration à compter du 1&lt;SUP&gt;er&lt;/SUP&gt;&amp;nbsp;décembre 2002 de la rémunération des personnels civils et militaires de l’Etat, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d’hospitalisation.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Après une première augmentation de 0,6 % intervenue le 1&lt;SUP&gt;er&lt;/SUP&gt;&amp;nbsp;mars 2002, ce décret revalorise les traitements de 0,7 %. Ainsi, le montant de la rémunération minimale mensuelle brute est porté à 1&amp;nbsp;141,72 euros et le minimum de pension à 944,87 euros.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;&lt;BR&gt;Modalités d’accès des ressortissants de l’Union européenne à la fonction publique française&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Le ministre de la fonction publique, de la réforme de l’Etat et de l’aménagement du territoire a présenté un décret fixant les dispositions générales relatives à la situation et aux modalités de classement des ressortissants des Etats membres de la Communauté européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen, nommés dans un corps de fonctionnaires de l’Etat ou de ses établissements publics.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Ce décret rappelle le principe d’égalité de traitement entre les fonctionnaires français et les ressortissants d’un Etat membre de la Communauté européenne ou d’un Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen et exclut ces ressortissants des emplois inséparables de l’exercice de la souveraineté ou de la participation directe ou indirecte à l’exercice de prérogatives de puissance publique.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Les avis de concours feront désormais mention de ces réserves pour que les ressortissants communautaires désireux de se présenter soient informés des conditions dans lesquelles ils pourront occuper un emploi dans la fonction publique, non seulement au titre de leur première affectation, mais également à tous les stades du déroulement de leur carrière.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Le décret définit, enfin, les conditions de prise en compte des services effectués dans l’administration d’un autre Etat membre de la Communauté européenne ou d’un autre Etat partie à l’accord sur l’Espace économique européen, antérieurement à l’accès à la fonction publique française. Pour procéder au reclassement de ces agents, en veillant à l’harmonisation des pratiques entre les ministères, le décret instaure une procédure d’avis préalable rendu par une commission d’équivalence.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;COMMUNICATIONS&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;&lt;STRONG&gt;Les nouvelles perspectives pour l’enseignement supérieur&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Le ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche a présenté une communication sur les nouvelles perspectives pour l’enseignement supérieur.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;A la rentrée 2002, notre pays compte 2&amp;nbsp;155&amp;nbsp;000 étudiants. Les effectifs diminuent de 15&amp;nbsp;000 étudiants dans les universités par rapport à 2001, alors que l’ensemble des filières professionnalisées continue de se développer à tous les niveaux. Afin de tracer de nouvelles perspectives pour l’enseignement supérieur, sept chantiers prioritaires seront mis en œuvre.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;1 – &lt;STRONG&gt;Réussir l’entrée dans l’enseignement supérieur&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Le premier objectif est d’améliorer l’orientation des bacheliers, notamment technologiques et professionnels. Tout bachelier technologique ayant, en premier vœu, souhaité son inscription dans une formation technologique courte (STS en IUT), bénéficiera d’une priorité pour y être admis. L’accès à ces formations des bacheliers professionnels ayant le projet et les capacités de poursuivre leurs études sera favorisé. Le deuxième objectif est d’aider les étudiants à surmonter les difficultés qu’ils rencontrent en premier cycle universitaire en raison de leur manque de références culturelles solides&amp;nbsp;: les universités sont invitées à introduire dans les premiers cycles des cours de culture générale&amp;nbsp;; les projets sélectionnés bénéficieront du soutien d’enseignants.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;2 – &lt;STRONG&gt;Adapter notre enseignement supérieur à l’Europe et au monde&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;La mise en œuvre de l’espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche sera poursuivie jusqu’à son achèvement en 2010. L’élaboration par les universités du nouveau cursus de licence devra favoriser l’accès des étudiants au niveau bac + 3. Les diplômes nationaux de master délivrés à bac + 5 par les universités et les grandes écoles d’ingénieurs, de gestion et de commerce seront expertisés par une mission d’évaluation unique. Les écoles doctorales permettront d’organiser la formation doctorale autour d’équipes de recherche reconnues et fédérées par un projet de formation. Afin d’attirer les jeunes vers la recherche, les universités, les établissements publics scientifiques et techniques (EPST) et les établissements publiques industriels et commerciaux (EPIC) pourront recruter sur contrat 400 chercheurs post-doctorants.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;3 – &lt;STRONG&gt;Ouvrir de nouvelles perspectives à la recherche universitaire&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;8 millions d’euros supplémentaires seront consacrés à la prochaine génération des contrats quadriennaux des établissements. Les meilleurs étudiants seront orientés vers les carrières de l’enseignement et de la recherche grâce à la revalorisation du montant des allocations de recherche, à l’ouverture de postes d’accueil pour les post-doctorants, et à la création de 1&amp;nbsp;000 monitorats.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;4 - &lt;STRONG&gt;Favoriser l’engagement des étudiants&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Le plan social étudiant sera parachevé en 2003 en ouvrant le bénéfice des bourses sur critères sociaux aux étudiants de DEA. L’institution des bourses de mérite sur critères sociaux en faveur des bacheliers mention très bien sera développée. Les bourses de mobilité seront accrues de 25 %. Par ailleurs, les actions entreprises pour améliorer le logement des étudiants et développer les bibliothèques universitaires ainsi que celles en faveur des étudiants handicapés seront amplifiées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Plusieurs initiatives seront lancées afin d’aider les étudiants à s’engager dans des projets qui ont un sens et une utilité pour les autres&amp;nbsp;: diffusion d’un &quot;&amp;nbsp;livret de l’engagement&amp;nbsp;&quot;, mise en place d’un site internet dédié, organisation de journées de l’engagement. Deux chantiers seront ouverts à la concertation afin de faciliter le travail des élus étudiants et de permettre aux universités de recruter des étudiants sur leur budget.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;5 - &lt;STRONG&gt;Valoriser l’engagement de tous les membres de la communauté universitaire&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;L’effort en faveur de l’enseignement supérieur se manifestera à la rentrée 2003 par la création de 420 emplois d’enseignants chercheurs, de 80 emplois d’enseignants du second degré, par la création de 700 emplois supplémentaires de personnels non enseignants de haut niveau et par un repyramidage permettant de créer 625 emplois de catégorie A.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;6 - &lt;STRONG&gt;Développer l’autonomie universitaire et fonder un nouveau partenariat avec les régions&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;Les universités sont invitées à participer au débat sur la décentralisation. Deux démarches devront être conduites conjointement&amp;nbsp;: d’une part, le renforcement de l’autonomie des établissements impliquant, après concertation, quelques modifications du Code de l’éducation&amp;nbsp;; d’autre part, les propositions des collectivités territoriales devant permettre une meilleure implication de celles-ci dans la politique contractuelle et de nouvelles coopérations avec les établissements d’enseignement supérieur.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;7 - &lt;STRONG&gt;Mieux piloter, mieux évaluer&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;L’autonomie renforcée des universités suppose une évaluation rigoureuse des projets et des résultats. Il a été décidé de redéfinir le dispositif de la mission scientifique universitaire qui se verra confier une mission d’évaluation des formations supérieures et de la recherche, distincte de l’instance de décision.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;En matière de formation initiale et continue des enseignants du premier et second degré, un rapport a été demandé aux deux inspections générales de l’éducation nationale et de l’administration de l’éducation nationale pour février 2003 afin de fixer les objectifs qu’il convient de lui assigner et de préciser les missions des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM).&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;&lt;STRONG&gt;La relance du débat public&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;La secrétaire d’Etat au développement durable a présenté une communication portant sur la relance du débat public.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Créée par la loi du 2 février 1995 relative à la protection de l’environnement (dite loi &quot;&amp;nbsp;Barnier&amp;nbsp;&quot;), la commission nationale du débat public (CNDP) est chargée d’organisée le débat public sur les grandes opérations d’intérêt national afin d’éclairer les décideurs publics en permettant aux différentes catégories de personnes intéressées d’exprimer leurs attentes et préoccupations avant que les caractéristiques du projet soient définitivement arrêtées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;La loi du 27 février 2002 a profondément renforcé les prérogatives de la CNDP. Erigée en autorité administrative indépendante, elle a été rendue compétente pour des projets plus nombreux, et notamment certains projets de maîtres d’ouvrage privés, sa saisine a été rendue obligatoire dans certains cas, et quand il y a débat, les avis sont rendus publics. De plus, la possibilité de saisir la CNDP a été largement ouverte aux collectivités locales et aux associations.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Le Gouvernement a rapidement mis en place la nouvelle CNDP, afin de traduire en actions la politique de développement durable. Par décret du 5 septembre 2002 ont été désignés le président et les vice-présidents de la nouvelle CNDP&amp;nbsp;; la désignation des 18 membres qui la composent (parlementaires, élus locaux, magistrats, représentants des associations, personnalités qualifiées) vient d’être publiée au Journal Officiel du 23 octobre. Le décret d’application de la loi du 27 février 2002 a été publié au même Journal Officiel.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Ce dispositif traduit la volonté d’associer effectivement nos concitoyens aux décisions structurantes sur l’aménagement du territoire, grâce à une CNDP, devenue indépendante, qui renforce et étend la participation de la société civile aux décisions la concernant. Il illustre la volonté du Gouvernement de donner, rapidement, une tournure concrète à la démocratie participative qu’appellent de leurs vœux nos concitoyens.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;STRONG&gt;MESURES D'ORDRE INDIVIDUEL&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;B&gt;Sur proposition de la ministre de la défense&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- Sont nommés membres du conseil supérieur de l’armée de terre&amp;nbsp;:&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. le général de corps d’armée &lt;B&gt;Marcel VALENTIN&lt;/B&gt;&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. le général de corps d’armée &lt;B&gt;Georges LADEVEZE&lt;/B&gt;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- Sont nommés membres du conseil supérieur de la marine nationale&amp;nbsp;:&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. le vice-amiral d’escadre &lt;B&gt;Alain DUMONTET&lt;/B&gt;&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. le vice-amiral d’escadre &lt;B&gt;Thierry d’ARBONNEAU&lt;/B&gt;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- Sont nommés membres du conseil supérieur de l’armée de l’air&amp;nbsp;:&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. le général de corps aérien du corps des officiers de l’air &lt;B&gt;Patrick PORCHIER&lt;/B&gt;&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;M. le général de division aérienne du corps des officiers mécaniciens de l’air &lt;B&gt;Michel ASENCIO.&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;B&gt;Sur proposition du ministre de la jeunesse, de l’éducation nationale et de la recherche&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- &lt;B&gt;Mme Claudine PERETTI&lt;/B&gt;, inspectrice générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, est nommée directrice de la programmation et du développement&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- &lt;B&gt;Mme Marie-Jeanne PHILIPPE&lt;/B&gt;, professeure des universités, est nommée rectrice de l’académie de Poitiers&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;B&gt;Sur proposition du ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- &lt;B&gt;M. Didier JAYLE&lt;/B&gt;&amp;nbsp;est nommé président de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>DISCOURS DE CHIRAC</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/22#2369</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.chpartners.com/Fortune/Fortune%20Resources/Fortune%20Global%2000/Jacques-Chirac.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;POINT DE PRESSE&lt;BR&gt;DE MONSIEUR JACQUES CHIRAC&lt;BR&gt;PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE&lt;BR&gt;AMMAN&lt;BR&gt;DIMANCHE 20 OCTOBRE 2002&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - Mesdames, Messieurs, je termine ce voyage par deux entretiens qui pour moi étaient importants et bien entendu intéressants, avec le Président syrien et avec le Roi de Jordanie. Je les remercie l'un et l'autre pour leur accueil.&lt;BR&gt;Je n'ai pas naturellement de déclaration particulière à faire, si ce n'est ce que j'ai dit tout à l'heure, pour me réjouir du résultat des élections en Irlande qui nous permettent d'aborder la nouvelle étape de la construction européenne, celle de l'unité de notre continent d'une façon résolue. Et je m'en réjouis beaucoup.&lt;BR&gt;QUESTION - Monsieur le Président, sur le dossier iraquien, est-ce qu'il vous semble que la position de la France est confortée après les entretiens que vous avez eus sur ce sujet avec le Président syrien et Sa Majesté le Roi de Jordanie ?&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - La position de la France est fondée d'abord sur la nécessité d'obtenir l'éradication des armes de destruction massive qui existent ou peuvent exister en Iraq. Cela est évidemment essentiel et, je crois que l'ensemble de la communauté internationale est sur cette même ligne. Ensuite, la France estime que tout doit être fait pour atteindre cet objectif par le biais d'une procédure qui a été agréée par la communauté internationale, qui est celle des inspecteurs, et que, par conséquent, avant de se lancer dans des spéculations, il faut d'abord que les inspecteurs puissent faire leur travail et rendre compte à la communauté internationale, c'est-à-dire au Conseil de Sécurité qui incarne le droit international, de leur mission. Ont-ils toutes facilités, ont-ils des difficultés, ont-ils des impossibilités ? Alors, naturellement, l'approche du problème est tout à fait différente selon la réponse apportée à ces questions. &lt;BR&gt;Voilà, c'est, si j'ose dire, une position de bon sens et nous souhaitons et nous constatons, en réalité, qu'elle est partagée par une très, très grande majorité, une considérable majorité des pays dans le monde.&lt;BR&gt;QUESTION - Monsieur le Président, est-ce qu'au terme de cette intense semaine d'activités diplomatiques partout dans le monde, vous avez l'impression que la menace d'une crise, d'une guerre contre l'Iraq va en s'éloignant ?&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - C'est tout à fait prématuré de faire un tel pronostic. En tous les cas, ce que je peux vous dire, c'est qu'à défaut d'un pronostic, j'ai une conviction, c'est qu'il serait souhaitable que cela s'éloigne.&lt;BR&gt;QUESTION - Monsieur le Président, la presse arabe, libanaise, égyptienne, syrienne, jordanienne, a publié énormément d'articles ces derniers jours pour louer la politique arabe de la France. Est-ce que cela correspond à quelque chose que vous comprenez ? Est-ce que vous avez l'impression que le mot de retour à la politique du Général de GAULLE est adapté ou pas ?&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - Je suis très flatté de ces appréciations, naturellement. Mais, honnêtement, je n'ai pas le sentiment qu'il y a une modification substantielle dans la politique arabe de la France qui, depuis longtemps, est sur une certaine ligne et n'a pas réellement changé. Elle s'est adaptée naturellement aux circonstances. Mais on ne peut pas dire qu'il y ait une modification substantielle de la politique arabe de la France.&lt;BR&gt;QUESTION - Monsieur le Président, est-ce que vous vous sentez aujourd'hui de plus en plus en position de force pour faire face aux velléités américaines de vouloir établir un nouvel ordre régional au Moyen-Orient ?&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - D'abord, je vous laisse la responsabilité du pronostic sur un nouvel ordre régional au Moyen-Orient. Deuxièmement, je ne situe pas les relations entre la France et les Etats-Unis en termes de rapport de forces, c'est tout à fait clair. Ce n'est pas du tout la façon dont nous abordons les problèmes diplomatiques. Nous discutons avec nos amis américains et nous voyons quelle est la meilleure solution dans le cadre de l'intérêt général et surtout de la paix. Mais ce n'est pas un problème de rapport de forces, naturellement.&lt;BR&gt;QUESTION - Monsieur le Président, quand le ministre israélien de la Défense était de passage à Paris, il a dit qu'il avait chargé la France de transmettre un message clair au Liban et à la Syrie quant aux problèmes des frontières ainsi qu'au problème de l'eau au Liban. Est-ce que cette question vous inquiète et est-ce que vous avez transmis ce message ? Et quelle a été la réponse des Syriens, surtout ?&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - Je n'ai pas vu le ministre israélien de la Défense, mais Monsieur Shimon PERES, qui est venu me voir, m'avait transmis ce message concernant l'eau. Et je comprends très bien les problèmes d'eau, naturellement. Et quand on a un problème de cette nature, la sagesse impose de respecter la règle internationale. Alors, c'est ce que je suggère aux deux parties ou à toutes les parties de faire. La France a été sollicitée pour envoyer des experts, l'Union européenne aussi, les Américains également. Eh bien, ces experts se sont rendus ou vont se rendre sur place. Ils diront le droit. Et, pour ma part, j'engage très vivement toutes les parties prenantes à respecter dans une affaire de cette nature les dires des experts. Et surtout, surtout, de s'abstenir de tout mouvement d'humeur qui serait préjudiciable à tout le monde dans une région où l'on n'a pas besoin de rajouter des mouvements d'humeur.&lt;BR&gt;QUESTION - Monsieur le Président, est-ce que vous estimez que les dirigeants arabes ont fait assez côté iraquien, c'est-à-dire est-ce que vous avez demandé au Roi de Jordanie en particulier de déployer un peu plus d'efforts pour essayer de convaincre l'Iraq de se plier à la volonté internationale et d'éviter une frappe militaire ?&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - D'abord, je n'ai pas à faire d'ingérence dans les affaires intérieures ou les décisions des Chefs d'Etat arabes. Deuxièmement, je crois qu'ils ont tous marqué, de façon claire, leur désapprobation de tout réarmement, si tel était le cas, en matière d'armes de destruction massive de l'Iraq. Je crois que c'est un point sur lequel il y a à peu près un consensus.&lt;BR&gt;QUESTION - Monsieur le Président, quelles seraient à votre avis les répercussions sur la région tout entière au cas où l'Amérique, les Etats-Unis, frappent l'Iraq ? Surtout en Syrie, vous venez de visiter la Syrie ?&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - Je ne ferai pas de plan sur les conséquences, car tout mon espoir et toute ma raison me conduisent à tout faire pour éviter qu'il y ait une circonstance de cette nature. Donc, ma préoccupation, ce sont les pressions suffisantes sur les autorités iraquiennes pour que le désarmement soit réel, contrôlé et indiscutable. Et à partir de là, les perspectives guerrières s'effaceront naturellement.&lt;BR&gt;Je vous remercie. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;DECLARATION A LA PRESSE&lt;BR&gt;DE MONSIEUR JACQUES CHIRAC&lt;BR&gt;PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE&lt;BR&gt;A PROPOS DU REFERENDUM IRLANDAIS&lt;BR&gt;AMMAN&lt;BR&gt;DIMANCHE 20 OCTOBRE 2002&lt;BR&gt;QUESTION - Avez-vous une réaction aux résultats du referendum en &lt;BR&gt;Irlande ? &lt;BR&gt;LE PRESIDENT - Je suis particulièrement heureux. Je viens d'avoir les informations concernant les résultats du referendum en Irlande et je suis particulièrement heureux de ce résultat parce que nous avons un oui massif de la part du peuple irlandais, ce qui ouvre la voie à l'élargissement et donc à l'unité de notre continent. &lt;BR&gt;C'est une chance historique et je m'en réjouis.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;CONFERENCE DE PRESSE&lt;BR&gt;DE MONSIEUR JACQUES CHIRAC&lt;BR&gt;PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE&lt;BR&gt;DE MONSIEUR EMILE LAHOUD&lt;BR&gt;PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LIBANAISE&lt;BR&gt;DE MONSIEUR JEAN CHRETIEN&lt;BR&gt;PREMIER MINISTRE DU CANADA&lt;BR&gt;DE MONSIEUR BLAISE COMPAORE&lt;BR&gt;PRESIDENT DU BURKINA FASO&lt;BR&gt;DE MONSIEUR BOUTROS BOUTROS-GHALI&lt;BR&gt;SECRETAIRE GENERAL&lt;BR&gt;DE L'ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE&lt;BR&gt;DE MONSIEUR ABDOU DIOUF&lt;BR&gt;SECRETAIRE GENERAL ELU&lt;BR&gt;DE L'ORGANISATION INTERNATIONALE DE LA FRANCOPHONIE&lt;BR&gt;A L'ISSUE DU IXEME SOMMET&lt;BR&gt;DES CHEFS D'ÉTAT ET DE GOUVERNEMENT&lt;BR&gt;DES PAYS AYANT LE FRANÇAIS EN PARTAGE&lt;BR&gt;BEYROUTH&lt;BR&gt;DIMANCHE 20 OCTOBRE 2002&lt;BR&gt;M. EMILE LAHOUD - Ce sommet de Beyrouth marque un tournant dans l'histoire de la Francophonie et de l'Organisation. D'abord par le fait que ce sommet a connu la plus grande participation de Chefs d'Etat et de Gouvernement sur une terre arabe. Et cette même terre a accueilli pour la première fois l'Algérie au sein de la famille francophone. Je suis très heureux que Beyrouth soit inscrite dans les annales pour ce retour. Ensuite parce que ce sommet a vu l'élection d'un fils de l'Afrique, le Président Abdou DIOUF. Le Liban se réjouit de cette élection car l'Afrique est chère au coeur de tous les Libanais. C'est un continent hospitalier qui a su abriter plusieurs de ses enfants contribuant par ce fait au rapprochement des deux régions et renforçant ainsi le dialogue des cultures. &lt;BR&gt;Enfin, je rends hommage au premier Secrétaire général de la Francophonie, M. Boutros BOUTROS-GHALI, qui a su par son talent et sa ténacité donner la place et le rôle politique à notre Organisation sur la scène internationale. Merci.&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - Merci, Monsieur le Président. Je voudrais tout d'abord exprimer aux autorités libanaises et, naturellement, d'abord au Président LAHOUD, mais aussi au Ministre SALAME, toute notre reconnaissance pour l'organisation parfaite de ce sommet. Le premier sommet francophone en terre arabe, comme vient de le rappeler le Président. &lt;BR&gt;Et je voudrais exprimer à toutes les Libanaises et à tous les Libanais notre estime et notre amitié. Nous les avons troublés dans leur vie quotidienne parce qu'un tel sommet ne se fait pas sans que tout le monde en assume sa part de responsabilités, y compris ceux qui sont dérangés dans leur vie quotidienne et dans leur circulation. Et je voudrais dire à tous vos compatriotes, Monsieur le Président, notre estime et notre affection.&lt;BR&gt;Vous avez souligné la présence du Président BOUTEFLIKA comme invité d'honneur, votre invité d'honneur, au sommet. Je m'en réjouis comme vous et je souligne la qualité exceptionnelle de l'intervention qu'il a faite à cette occasion et la hauteur de vue qu'il a prise pour évoquer à la fois la Francophonie mais aussi le dialogue des cultures et les exigences de la paix dans le monde et notamment dans cette région. &lt;BR&gt;C'était en effet un sommet dans un contexte un peu difficile avec, naturellement, la situation au Proche Orient et la situation dans les relations entre l'Iraq et la communauté internationale. C'était un sommet marqué par une crise en Afrique, en Côte d'Ivoire. Mais cela a été aussi un sommet riche de décisions : dans le domaine politique, par la relance du processus de Bamako et du dispositif d'observation pour ce qui concerne le respect des Droits de l'Homme ; dans le domaine économique, en faisant une réforme des opérateurs pour les rendre plus efficaces et plus disponibles au service de chacun des pays membres, notamment pour l'élaboration de leurs dossiers, de leurs projets ; et enfin dans le domaine culturel, avec l'accent mis sur le plurilinguisme et le projet de Convention internationale sur la diversité culturelle confiée à l'UNESCO.&lt;BR&gt;La France, pour sa part, a fait un certain nombre de propositions, notamment en ce qui concerne l'augmentation de sa participation budgétaire à la Francophonie, mais aussi par la nomination d'un responsable chargé d'élaborer une Maison de la Francophonie à Paris. C'était une demande unanime. Et en proposant et en voyant accepter l'idée d'une très grande saison culturelle, en 2006, un festival des cultures du monde francophone, et Dieu sait qu'elles sont aussi diverses que riches.&lt;BR&gt;Cela a été un sommet politique puisque nous avons pu, à huit clos, sur la proposition du Président, avoir des échanges de vues sur l'ensemble des problèmes actuels, s'agissant du terrorisme, des situations de crise régionale ou des difficultés. &lt;BR&gt;Cela a été un sommet, enfin, qui nous a permis d'exprimer à Boutros &lt;BR&gt;BOUTROS-GHALI toute notre reconnaissance pour le travail considérable qu'il a fait en mettant en quelque sorte la Francophonie sur les rails, sur des rails solides, stables et qui indiquent la direction de l'avenir et qui nous a permis, bien sûr, de nous réjouir du consensus général qui s'est formé autour de la candidature du Président Abdou DIOUF au poste de Secrétaire général de la Francophonie. &lt;BR&gt;Et je voudrais que chacun ait conscience de l'importance de ce sommet parce que, d'abord, il répond à un besoin de notre temps, qui est marqué par un considérable et dangereux déficit de respect de l'autre, de dialogue des cultures, de dialogue des civilisations et cela est un peu dans l'esprit même de la Francophonie. Et, deuxièmement, parce que cette Organisation de la Francophonie, contrairement à toutes les autres grandes organisations internationales, n'est pas une organisation régionale, c'est une organisation à vocation internationale et présente sur tous les continents. Je souhaite que chacun en mesure l'importance. Alors, je renouvelle encore ma reconnaissance, mon estime et mon amitié au peuple libanais, aux autorités et au Président du Liban qui nous ont si bien et si efficacement reçus.&lt;BR&gt;M. BLAISE COMPAORE - Je voudrais, Mesdames et Messieurs, tout simplement faire observer notre satisfaction quant à la qualité de l'organisation que nous avons pu bien sûr observer ici au Liban. Comme vous le savez, le&lt;BR&gt;Liban, c'est un carrefour à la fois entre l'Occident et l'Orient, entre le nord et le sud, entre le monde arabo-musulman et le monde chrétien. Donc il n'y avait pas un lieu aussi idéal pour nous permettre de réfléchir sur ce nécessaire rapprochement, ce nécessaire dialogue entre les cultures du monde.&lt;BR&gt;Car nous le savons tous, notre monde a besoin de dialogue, de justice, d'équilibre. Et notre monde vit dans une période historique, pleine de dangers. Alors il était nécessaire pour les peuples, pour les civilisations diverses de se retrouver ici, grâce, bien sûr, à l'hospitalité légendaire du Liban, pour réfléchir sur l'avenir de notre parcours en Francophonie.&lt;BR&gt;Nous l'avons souligné tout à l'heure, il était nécessaire pour la Francophonie, dans le contexte actuel, d'évaluer notre parcours, de définir un certain nombre de dispositions, d'actions qui vont renforcer, consolider notre famille francophone. Pour des questions, je dirai, pratiques, j'ai évoqué avec les collègues, tout à l'heure, la question de la circulation. Il ne peut pas y avoir de dialogue sans échange. Or l'échange suppose la circulation pour nos artistes, pour les étudiants, pour les entrepreneurs de la communauté francophone. Il ne peut pas y avoir de dialogue si nous avons des enfants sous-alphabétisés, sous-scolarisés. Donc il nous faut renforcer ensemble la scolarisation dans l'espace francophone.&lt;BR&gt;Et il ne peut pas y avoir de communauté francophone, qui est liée avant tout par ce besoin de prospérer ensemble, de vivre en paix ensemble, sans solidarité. Car même si l'espace francophone, ou la communauté francophone, dispose de 11 % du PNB mondial, il reste que les pays du nord sont autour de 9, 10 % sur les 11 %. Donc il y a une nécessité de solidarité et c'est pour cela que nous attendons la communauté francophone à Ouagadougou pour qu'ensemble, nous puissions tracer les voies du renforcement de notre communauté à travers une plus grande solidarité mais aussi pour pouvoir expliquer au reste du monde la nécessité de cette solidarité entre les nations du sud et les nations du nord, cela dans l'intérêt de la stabilité internationale. &lt;BR&gt;Nous avons bien sûr salué l'action menée par notre frère, Boutros&lt;BR&gt;BOUTROS-GHALI. Nous recevons encore un Africain pour quatre ans. Je dois dire que Ouagadougou, c'est un retour aux sources qui nous plaît bien et nous allons, en Afrique, nous mobiliser sur le plan de l'hospitalité et sur le plan aussi des attentes de la communauté francophone pour réussir le sommet de 2004. Je vous remercie.&lt;BR&gt;M. BOUTROS BOUTROS-GHALI - Je voudrais vous dire combien j'ai été fier d'avoir été le premier Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie. Combien ces cinq années ont été passionnantes au service de la paix, du développement et de la démocratie. Par démocratie, il ne s'agit pas seulement de la démocratie nationale mais de la démocratisation des rapports internationaux, de la démocratie internationale. Je voudrais aussi vous dire que la Francophonie nous permet de renforcer le couloir de transmissions entre le sud et le nord, d'abord entre le sud de la Méditerranée et le nord de la Méditerranée, entre le monde arabe, le monde africain et le monde francophone. &lt;BR&gt;Et je souhaite à mon ami le Président Abdou DIOUF succès dans sa nouvelle mission et toute ma disponibilité à son égard. &lt;BR&gt;QUESTION - Au Président de la République française, M. Jacques CHIRAC. Nous assistons, Monsieur le Président, depuis quelques mois, à un retour en force de la diplomatie française. Peut-on espérer que ce véritable regain diplomatique s'accompagne d'une vigilance linguistique plus concrète de la France dans les institutions européennes et dans le système des Nations Unies, dont un tiers des membres sont présents au sommet de Beyrouth ? &lt;BR&gt;LE PRESIDENT - Nous avons toujours été vigilants mais je crois que nous le serons plus que jamais, ne serait-ce parce que l'ignorance, le cas échéant, de l'utilisation du français, se traduit par des injustices. Le Président BONGO exprimait l'autre jour une forte indignation en disant que certains, dans les réunions internationales, se trouvaient en quelque sorte sourds et muets. Déjà que l'on oubliait le français même quand il s'agissait d'une langue officielle. J'ai été heureux de constater, par exemple, en recevant récemment la Présidente du Comité national olympique grec, l'importance qu'elle attachait à ce que les prochains Jeux olympiques ne connaissent pas les quelques difficultés qu'avaient connues les précédents. Je me suis permis de l'encourager fortement dans ce domaine. Cela suppose un certain nombre de disciplines, y compris de la part des Français, et notamment des diplomates et des fonctionnaires français dans les organisations internationales, qui feraient bien!&lt;BR&gt;de réfléchir au fait qu'il vaut mieux s'exprimer dans sa langue natale que de s'exprimer dans un anglais approximatif quand on veut vraiment défendre les intérêts de la France. &lt;BR&gt;QUESTION - Bienvenue, Monsieur le Président CHIRAC, à Beyrouth. C'est la troisième fois que j'ai la chance de vous rencontrer et je suis très contente.&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - La chance est pour moi.&lt;BR&gt;QUESTION - Dans le cas où les Etats-Unis décideraient d'agir d'une façon unilatérale, sans obtenir le soutien de la communauté internationale pour l'attaque de l'Iraq, comment la France agira, alors que Paris est contre l'action unilatérale, elle l'a prouvé dans les débats du Conseil de sécurité ?&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - La position de la France a été d'abord de proposer qu'il n'y ait pas une résolution concernant à la fois les modalités de l'inspection et le feu vert pour une intervention militaire automatique, mais deux résolutions. Ce qui veut dire une chose, ce qui est relatif aux modalités de l'inspection sur le rapport des inspecteurs. Et s'il apparaissait que les autorités iraquiennes ne font pas ce que les inspecteurs estiment nécessaire pour rendre efficace une inspection qui s'impose, qui est absolument indispensable en raison des doutes sérieux qui existent sur la volonté de l'Iraq de désarmer s'agissant des armes de destruction massive, alors le Conseil de sécurité devrait, au cours d'une autre délibération, en tirer les conséquences. Et à ce moment-là, les conséquences peuvent être extrêmement diverses. La France prendra à ce moment-là ses responsabilités.&lt;BR&gt;Ce qui était essentiel, ou ce qui est plus exactement essentiel pour elle, c'est qu'il n'y ait pas automaticité d'intervention couverte par la communauté internationale avant même que l'on sache quelle sera réellement la coopération que les autorités iraquiennes apporteront au désarmement.&lt;BR&gt;QUESTION - Au Président CHIRAC. Vous avez évoqué, dans votre discours au Parlement libanais, une harmonisation des relations entre le Liban et la Syrie. Pouvez-vous nous expliquer ce que veut dire l'harmonisation des relations entre Beyrouth et Damas ? Avec l'évolution de paix ? &lt;BR&gt;LE PRESIDENT - D'abord, les relations entre Beyrouth et Damas, elles dépendent, comme leur nom l'indique, de Beyrouth et de Damas. Et il ne m'appartient pas de faire d'ingérence dans les affaires intérieures ni du Liban, ni de la Syrie, même si j'entretiens avec les autorités de ces deux pays des relations amicales et confiantes. &lt;BR&gt;Deuxièmement, sur le plan plus général, j'observe que ces relations ont été examinées par les autorités compétentes et que cela s'est traduit par les accords de Taef qu'à l'époque, d'ailleurs, j'avais été l'un des premiers sinon le seul, immédiatement, chez les occidentaux, à approuver. Et ces accords de Taef prévoient une évolution. Je souhaite que cette évolution soit conduite naturellement à son terme.&lt;BR&gt;QUESTION - J'adresse ma question à Monsieur le Président de la République française, Jacques CHIRAC. Je voulais parler à propos du volet économique du sommet. Pouvez-vous dire quels sont les domaines dont vous avez parlé ? De quels domaines économiques avez-vous parlé durant le sommet ?&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - Il serait peut-être plus naturel que ce soit le Président du sommet qui réponde à cette question, puisqu'il s'agit de ce qui a été évoqué au sommet.&lt;BR&gt;Mais nous avons effectivement évoqué un certain nombre de problèmes économiques autour de l'idée de solidarité et dans un contexte qui était celui de Johannesburg. C'est-à-dire dans un esprit de développement durable et de solidarité internationale. En constatant que la mondialisation économique est une évidence qui ne peut pas être contestée, qu'elle présente de grands avantages, mais qu'elle suppose la mondialisation de la solidarité ou, alors, elle crée des dangers sérieux pour tout le monde et également des distorsions entre pays riches et pays pauvres, comme l'évoquait tout à l'heure Blaise COMPAORE. Et cela, il faut le combattre. C'est dans cet esprit que nous évoqué les problèmes économiques.&lt;BR&gt;Alors, si vous me demandez, par ailleurs, ce que nous avons évoqué à titre bilatéral avec les autorités libanaises, nous avons évoqué notamment la préparation d'une réunion dont les autorités libanaises ont souhaité qu'elle se tienne à Paris, que l'on appelle Paris II, pour examiner comment cette solidarité internationale pourrait s'exprimer dans le cas particulier à l'égard du Liban qui, compte tenu des conséquences de la guerre et de la reconstruction, a besoin de la solidarité internationale.&lt;BR&gt;M. JEAN CHRETIEN - Nous avons discuté aussi du NEPAD. Comme vous le savez, le NEPAD est une initiative africaine pour relancer l'économie de ce continent qui est en régression depuis dix ans. Et le Canada a présidé la réunion de Kananaskis où les pays du monde occidental ont décidé d'augmenter considérablement l'aide aux pays en voie de développement et aussi de répondre aux initiatives des Africains pour s'assurer qu'il y a une croissance économique plus grande dans les années à venir. Je suis très content de voir l'intérêt que les pays africains ont démontré vis-à-vis du NEPAD et le travail qu'ils font pour le mettre en place. Et j'ai eu l'occasion d'être leur correspondant au nom du G8, lors de la réunion à Kananaskis&lt;BR&gt;Tout le monde pense qu'avec une amélioration du système de droit, le respect des droits humains, l'élimination de la corruption, une meilleure atmosphère pour les investissements, tout cela fera que, lorsque l'Afrique reprendra le chemin de la prospérité, lorsque nous les aidons, nous, ce n'est pas une question de charité, c'est une question d'investissement. Parce que si les Africains deviennent plus riches, ils auront plus de ressources pour acheter des biens et des services que le monde occidental produit. Alors, c'est une situation dont les Africains et le monde occidental pourraient bénéficier en même temps.&lt;BR&gt;QUESTION - Tout d'abord, je voudrais porter tous mes souhaits et compliments au Président Abdou DIOUF. Et ma demande est : comment conciliez-vous littérature et Droits de l'Homme dans le contexte de la francophonie ? Et à Monsieur CHRETIEN, quant au Québec, on connaît les problèmes du Québec par rapport à son autonomie concernant la langue. Ici, on fait appel au dialogue des cultures. Que pensez-vous de cette petite contradiction qui a tendance à avoir lieu au Canada entre le Québec et le Canada ?&lt;BR&gt;M. JEAN CHRETIEN - Il n'y a aucune contradiction. On peut être à la fois Québécois et Canadien. &lt;BR&gt;LE PRESIDENT - Et citoyen du Nunavut.&lt;BR&gt;M. JEAN CHRETIEN - Et on peut parler français partout au Canada et anglais partout au Canada.&lt;BR&gt;QUESTION - On a tendance à dire que nous parlons ici du dialogue entre les cultures et les civilisations pendant qu'on sait que, quelque part, les peuples ont tendance à s'éloigner les uns des autres. Comment voyez-vous les situations qui sévissent dans certains coins du monde ? Là où, par exemple, il y a des problèmes de guerre, comme en Afrique chez nous, en Afrique de l'Ouest en particulier. Qu'en pensez-vous ?&lt;BR&gt;M. JEAN CHRETIEN - Pour moi, je pense, comme le disait le Président du Burkina Faso tantôt, que le dialogue est essentiel. Des réunions comme la Francophonie donnent à tout le monde la chance de dialoguer, d'offrir des solutions et d'aider. Je crois que des réunions comme celles-ci, c'est très utile parce que maintenant on peut discuter de tous les problèmes, même de la question des droits de la personne. On peut discuter des systèmes électoraux, des systèmes de justice qui doivent être développés dans chacun des pays. Et, lorsque tous les pays auront un tel niveau correspondant, je pense qu'il y aura beaucoup moins de problèmes qu'aujourd'hui. Et, dans ce domaine, il faut, comme le disait tantôt le Président, mon voisin, du Burkina Faso, il faut aider à augmenter le niveau de vie des gens qui vivent dans les pays pauvres.&lt;BR&gt;QUESTION - Monsieur le Président LAHOUD, êtes-vous satisfait de ce sommet ? Et comment est-ce que le Liban mettra en application les résolutions qui ont été décidées ?&lt;BR&gt;M. EMILE LAHOUD - Je peux vous dire que, vraiment, c'est un sommet historique, comme je viens de le dire, avec le nombre de Chefs d'Etat qui sont venus et les médias qui sont là. Vraiment, on a pris des décisions très importantes. Et quand on pense qu'après le 11 septembre, on parlait de choc de civilisations, on voit qu'ici ,au Liban, c'est le contraire, c'est le dialogue des civilisations où tout le monde se côtoie, toutes les religions, tous les Libanais avec toutes les différentes souches qu'il y a là-dedans, comme une patrie où il y a dix sept religions ensemble. Je crois que c'est dans le message.&lt;BR&gt;Et les décisions qui ont été prises sont très importantes. Vous nous avez écoutés. Je crois que c'est une réussite et je voudrais vraiment remercier tous ceux qui ont pris part à ce sommet, en commençant par les Chefs d'Etat, les Chefs de délégation, et en même temps pour l'organisation qui a été faite par beaucoup de Libanais. Et je voudrais dire qu'on a eu de la chance pendant ce temps-là, alors que tout le monde attend du Moyen-Orient qu'il y ait une guerre ou quelque chose comme cela. Maintenant, on voit ici que c'est le contraire, c'est le dialogue des cultures. Ce qui est très important pour le Liban. &lt;BR&gt;Et, vraiment, je voudrais ici-même remercier encore une fois le Premier Ministre CHRETIEN. Je sais combien il a fait pour la Francophonie pendant ces trois années. Et aussi, encore une fois, Monsieur Boutros BOUTROS-GHALI qui a toujours été à côté du Liban, spécialement dans les moments difficiles quand on a eu Cana. Et je suis très heureux que le nouveau Secrétaire général, Monsieur DIOUF, ait été élu. Nous, Libanais, on sait combien il aime le Liban, il est près du Liban et en même temps pour la Francophonie, il est l'élève de Léopold SENGHOR. Il va donner beaucoup à la Francophonie, j'en suis sûr.&lt;BR&gt;Et, finalement, je voudrais dire ces quelques mots à l'attention du Président CHIRAC. Maintenant que vous m'avez demandé la question, je voudrais dire que, si ce n'était pas pour le Président CHIRAC, cela aurait été très difficile d'avoir la Francophonie au Liban. On vous remercie.&lt;BR&gt;LE PRESIDENT - Si vous me permettez d'ajouter un seul mot à ce que vous venez de répondre à la dame qui vient d'intervenir. Le Président LAHOUD a dit que c'était un sommet historique. Cela nous flatte. Mais je voudrais remarquer qu'en quelques mois, c'est le deuxième sommet historique qui se tient à Beyrouth. Ce qui marque bien le retour du Liban à la place qui a toujours été la sienne, c'est-à-dire l'une des premières places sur la scène internationale.&lt;BR&gt;M. EMILE LAHOUD - Merci.&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>AFFAIRES EUROPEENNES</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/22#2364</link> 

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 Europe : Chirac&lt;BR&gt;s'en prend aux Anglais&lt;!--sdvF=TITRE--&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;Le chef de l'Etat en cause le système de ristourne accordée à la Grande-Bretagne depuis 1984 pour sa contribution au budget européen. 
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;L&lt;/SPAN&gt;e chef de l'Etat, Jacques Chirac, a appelé ce mardi à rechercher &quot;une solution acceptable par tous&quot; pour le financement de l'élargissement de l'Union européenne, et il a remis en cause le système de ristourne accordée à la Grande-Bretagne depuis 1984 pour sa contribution au budget européen.&lt;BR&gt;&quot;Nous devons tous faire un effort sur le plan financier pour maintenir l'ensemble des dépenses dans un plafond acceptable par tous&quot;, a déclaré le président de la République au cours d'un point de presse conjoint avec le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, dont le pays assure la présidence semestrielle de l'Union.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;La PAC en question&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Réaffirmant le refus de la France d'une remise en cause de la Politique agricole commune (PAC) avant l'échéance prévue de 2006, Jacques Chirac a estimé qu'&quot;au-delà, il fallait naturellement rechercher une solution acceptable par tous, d'une part par le plafonnement des dépenses, et d'autre part par l'examen de toutes les dépenses&quot;.&lt;BR&gt;Il a expressément mentionné la politique agricole, les fonds structurels européens et &quot;le chèque britannique qui a aujourd'hui moins de justification qu'hier&quot;.&lt;BR&gt;Avec l'entrée en vigueur du nouveau système de ressources propres de l'UE, qui a rééquilibré les contributions des Etats membres au bénéfice de l'Allemagne, l'Autriche, la Suède et les Pays-Bas (accord de Berlin, 1999), la France finance désormais près du tiers de la remise britannique, accordée depuis 1984 à la demande de l'ancien Premier ministre Margaret Thatcher. &lt;BR&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
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						<title>REFUS DE LA MISERE</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/19#2262</link> 

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 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=447 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top width=429&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#000099 size=3&gt;&lt;B&gt;Journée mondiale du refus de la misère&lt;BR&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=18&gt;&lt;/TD&gt;
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&lt;TBODY&gt;
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&lt;TD width=&quot;39%&quot;&gt;&lt;IMG height=75 alt=&quot;Tous droits réservés.&quot; src=&quot;http://www.elysee.fr/actus/arch0210/021017/images/pte/logo.jpg&quot; width=114&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P align=left&gt;MESSAGE DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE &lt;BR&gt;A L’OCCASION DE LA JOURNEÉ MONDIALE DU REFUS DE LA MISERE &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Jeudi 17 octobre 2002 &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Chers Amis, &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il y a quinze ans, des milliers de personnes se sont réunies ici même, sur le parvis des Droits de l’Homme, pour manifester leur refus de la misère. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cette révolte devant l’indifférence et l’humiliation réservées aux plus démunis d’entre nous est toujours aussi vive. Les milliers de voix du 17 octobre 1987 sont devenues des millions, des rendez-vous civiques sont désormais organisés dans toute la France.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La permanence de cette révolte constitue un aiguillon salutaire. Sans elle, notre société pourrait se laisser bercer par l’idée rassurante de son enrichissement global et jeter un voile pudique sur la pauvreté. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Aiguillon pour la société toute entière, votre mobilisation a aussi valeur d'exemple pour les pouvoirs publics. Leur responsabilité est grande. Les anniversaires que nous commémorons cette année sont là pour nous le rappeler. Celui d’Emile ZOLA, cet homme blessé et révolté par l’injustice sociale. Celui de Victor HUGO qui nous invite non à « diminuer, amoindrir, limiter, circonscrire » la misère, mais bien à l'éradiquer. « Tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli », déclarait-il à l’Assemblée nationale. Notre feuille de route, la voilà. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;De par le monde, également, nombreux sont ceux qui répondent en ce jour à l’appel du Père WRESINSKI. Voici dix ans que les Nations Unies ont repris son initiative pour instituer la journée mondiale du refus de la misère. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Cette internationalisation prend cette année un relief spécifique. Après avoir longtemps, trop longtemps, reposé sur l’engagement de particuliers et d’organisations décidés à construire un monde meilleur, l’exigence de l’éradication de la pauvreté a enfin fait l’objet d’une prise de conscience des Etats. Doha, Monterrey, Johannesburg résonnent comme autant d’espoirs de la naissance d’une mondialisation de la solidarité et de l'action contre la misère.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;La misère porte atteinte à la dignité et à la citoyenneté des personnes qu’elle frappe. Le premier message de cette journée est celui de la reconnaissance de la dignité de l’homme. Ce message est essentiel et il s’adresse à chacun de nous dans nos vies quotidiennes.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le second est celui de la permanence du combat contre l'exclusion, à laquelle je suis particulièrement attaché. L'effort entrepris ne saurait connaître de répit. Il est temps de reconnaître pleinement la dignité des plus pauvres d’entre nous. C’est en partenaires du combat contre l’exclusion qu’ils veulent être traités. C’est ainsi que nous devons les considérer.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Enfin, la lutte contre l'exclusion doit trouver son prolongement au niveau européen. Les Etats de l'Union européenne coordonnent leurs politiques économiques. Mais, si les affaires économiques constituent à l'évidence, comme le dit le Traité, une &quot;question d'intérêt commun&quot;, l'objectif d'éradication de la pauvreté au sein de chaque Etat devrait plus que jamais en constituer le pendant naturel.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;L’essentiel reste à faire. Mais vous qui êtes présents, ici, aujourd’hui, avez déjà montré que cela était possible. En faisant entendre la voix des plus démunis, vous avez ouvert la route. Il ne nous reste plus qu’à vous suivre.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Jacques CHIRAC &lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=452 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;B&gt;Déclaration du Président de la République&lt;BR&gt;lors de l'élévation de Mme Geneviève de GAULLE-ANTHONIOZ&lt;BR&gt;à la dignité de Grand'Croix de la Légion d'Honneur&lt;BR&gt;(Palais de l'Elysée - 18 février 1998). &lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=18&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=4 cellPadding=4 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=79 height=75&gt;&lt;A href=&quot;javascript:MM_openBrWindow('gde/gde00.htm','gde','scrollbars=no,resizable=no,width=450,height=500')&quot;&gt;&lt;IMG height=114 alt=&quot;images d'archives&quot; src=&quot;http://www.elysee.fr/actus/arch0110/011017/images/pte/0298adgpt.jpg&quot; width=75 border=0&gt;&lt;/A&gt; &lt;/TD&gt;
&lt;TD width=240 colSpan=2 height=75&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=3 height=15&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#800000 size=1&gt;&amp;gt;&amp;gt; Image d'archives&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;Pour vous comme pour lui, il ne s'agit pas de soulager la misère, de la rendre en quelque sorte supportable, il s'agit de la détruire, de venir à bout de l'exclusion. &lt;BR&gt;A ses côtés, vous allez plaider auprès des administrations, des pouvoirs publics, des responsables politiques. Vous acceptez alors de prendre les mêmes risques que lui et vous quittez le ministère des Affaires Culturelles pour aider cet homme seul qui refuse la charité pour &quot;&amp;nbsp;son peuple&amp;nbsp;&quot;, qui refuse l'assistance, qui veut inventer, avec les plus démunis pour partenaires, de nouveaux moyens de combattre la misère&amp;nbsp;: un logement décent, le droit de vivre en famille avec ses enfants, mais aussi l'accès pour à l'éducation, à la culture, au droit civique. (...) &lt;BR&gt;Vous répétez que notre démocratie ne peut se diriger vers l'an 2000 &quot;&amp;nbsp;avec la misère dans ses bagages&amp;nbsp;&quot;. (...) &lt;BR&gt;Car pour vous, les pauvres sont les premiers résistants. Auprès d'eux, qui sont hélas de plus en plus nombreux dans notre société, vous avez trouvé une vraie grandeur, un authentique sens du respect de l'autre. Et cette rencontre a été pour vous une école de la plus profonde humanité.&lt;/FONT&gt;&lt;FONT size=1&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>INTERVIEWS DE CHIRAC DANS LE CADRE DE LA FRANCOPHONIE</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/17#2150</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;IMG src=&quot;http://haibi.free.fr/chirac.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;INTERVIEW ACCORDEE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;PAR MONSIEUR JACQUES CHIRAC&lt;BR&gt;PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;A &quot;FUTURE TV&quot; ET A &quot;RADIO ORIENT&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;PALAIS DE L'ELYSEE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;MERCREDI 16 OCTOBRE 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Monsieur le Président, je vous remercie de nous recevoir malgré votre emploi du temps très chargé. Si vous le voulez bien, Monsieur le Président, je voudrais commencer cet entretien par le dossier iraqien.&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Les Etats-Unis, Monsieur le Président, veulent faire la guerre en Iraq pour atteindre deux objectifs : désarmer ce pays qu'ils disent surarmé, d'armes chimiques, biologiques, nucléaires, mais également changer de régime, c'est-à-dire éliminer Saddam HUSSEIN. Est-ce que la France, Monsieur le Président, partage ces deux objectifs ?&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - La France considère qu'il y a aujourd'hui un danger. En tous les cas, un danger potentiel dans la possession probable ou possible par le régime iraqien d'armes de destruction massive, notamment chimiques et bactériologiques. Et donc, la France s'associe à la volonté exprimée par les Nations Unies d'un contrôle, et le cas échéant d'une destruction de ces armes. Par conséquent, nous sommes favorables au retour des inspecteurs et à la capacité donnée à ces inspecteurs de faire leur travail pour s'assurer qu'il n'y a pas de danger de cette nature.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;A partir de là, faut-il faire une nouvelle résolution pour augmenter la capacité d'intervention des inspecteurs ? Nous estimons que c'est, en réalité, d'abord aux responsables des inspecteurs de le dire. Et donc, nous attendons de M. BLIX et de M. EL BARADEI qu'ils nous disent s'il faut une nouvelle résolution pour renforcer leurs moyens.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Et puis, il y a le souhait exprimé par, semble-t-il, nos amis américains de faire figurer dans la même résolution une disposition permettant automatiquement d'engager une action militaire si on, c'est-à-dire les Etats-Unis, estime que les conditions d'inspection ne sont pas respectées par les autorités de Bagdad. Là, la France y est tout à fait hostile. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;L'objectif, c'est de désarmer l'Iraq. Ce n'est pas de changer le régime. C'est cela l'objectif qui a été défini par les Nations Unies. Et seuls les Nations Unies et le Conseil de sécurité ont le pouvoir moral, politique, international, de prendre des mesures dans ce domaine. Et, donc, nous disons que s'il apparaissait sur le rapport de M. BLIX, et non pas sur l'impression des uns ou des autres, que les autorités iraqiennes ne remplissent pas leur part du contrat, alors il faudrait une autre réunion au cours de laquelle le Conseil de sécurité déciderait de ce qu'il faudrait faire, en fonction du rapport de M. BLIX. Cela n'exclut même pas la guerre, évidemment. Mais c'est toujours la dernière des solutions et toutes les autres solutions doivent être d'abord examinées, éventuellement mises en oeuvre, avant de faire une guerre quelle qu'elle soit.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Justement, Monsieur le Président, si l'ONU donnait son aval à une guerre contre l'Iraq, est-ce que la France participerait à cette guerre&amp;nbsp;?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Il n'y a pas de réponse à cette question et vous n'attendez pas de la France, membre permanent du Conseil de sécurité, qu'elle dévoile à l'avance la position qu'elle prendra. Je le répète, cela dépendrait de la situation créée par les éventuelles initiatives prises par les autorités iraqiennes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Monsieur le Président, si jamais les choses n'allaient pas dans le bon sens, seriez-vous disposé à envoyer un émissaire personnel auprès de M. Saddam HUSSEIN, comme ce fut le cas en 1998, afin d'éviter une guerre ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Nous avions envoyé le Secrétaire général de l'ONU. C'est au niveau de l'ONU que ces affaires se traitent. C'est donc à lui et, le cas échéant, au Conseil de sécurité, de décider s'il y a lieu d'avoir une médiation, un accord ou un contact supplémentaire. La France soutiendra dans ce domaine toute initiative du Secrétaire général des Nations Unies. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - En 1998, Monsieur le Président, vous avez envoyé le Secrétaire général du quai d'Orsay, je crois, dans une mission similaire, c'était à l'époque des problèmes des sites présidentiels iraqiens. Est-ce qu'une telle initiative est envisageable si nécessaire ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Je crois qu'elle n'est pas d'actualité, aujourd'hui. C'est au Conseil de sécurité, maintenant, de prendre les décisions.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Monsieur le Président, si vous le permettez, nous voudrions passer au problème du Proche-Orient. La situation en Palestine est dramatique. Où en est aujourd'hui l'idée de la conférence internationale que la France avait lancée ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - La situation, vous l'avez qualifiée, elle est dramatique. Et nous ne pouvons pas indéfiniment rester dans un système d'affrontement permanent, de danger, d'usage de la force, de terrorisme. C'est pourquoi nous pensons qu'une réunion internationale serait aujourd'hui la bienvenue. Non pas qu'elle soit susceptible de trouver, comme par miracle, une solution à tous les problèmes, mais déjà parce qu'elle permettrait de ramener tout le monde autour de la table et de parler. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Je suis très inquiet de la situation et je souhaite par conséquent que cette initiative puisse être prise.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Vu la tragédie qui règne dans les territoires palestiniens, Monsieur le Président, n'estimez-vous pas que l'envoi d'une force d'interposition est nécessaire plus que jamais, aujourd'hui ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - La France s'est déclarée favorable à l'envoi d'une telle force ou, au moins, à défaut de force d'interposition, d'une force d'observation. Nous ne sommes pas contre une force d'interposition. Mais au moins une force d'observation. Pour qu'une force d'observation puisse se déployer, il faut l'accord des deux parties. Et, dans l'état actuel des choses, il n'y a pas l'accord d'Israël et, par conséquent, il n'y a pas l'accord des Etats-Unis. Donc, nous sommes toujours favorables, mais la mise en oeuvre ne peut pas se faire aujourd'hui et je le regrette.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - En 1998, lorsque vous êtes venu à Beyrouth, vous avez dit que, pour la Francophonie, le Liban c'est cette porte d'entrée vers le Proche-Orient que vous avez qualifié de grande et belle région. Justement, le sommet de la Francophonie est le neuvième sommet, qui se tient à Beyrouth, et le premier à se tenir en terre arabe. Est-ce que vous espérez que des résolutions pratiques seront prises lors de ce sommet concernant la région ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Vous l'avez dit, c'est le premier sommet de la Francophonie en terre arabe et je dirais pas dans n'importe quelle terre arabe, si j'ose m'exprimer ainsi. Dans une terre qui incarne depuis toujours la culture, l'histoire de l'homme, le dialogue des civilisations et une terre qui a été marquée, hélas, par des drames, par des guerres, mais qui, vraiment, j'en suis sûr, est destinée à retrouver sa place, une place éminente de pôle entre l'Orient et l'Occident. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Alors, pour cela, naturellement, il faut d'abord et avant tout redonner au Liban la notion du respect de l'autre. Et je suis frappé par cela quand je vois les jeunes Libanais, qui sont très loin de toutes les guerres du passé et qui souhaitent aujourd'hui que l'on oublie tout cela, que l'on se respecte, que l'on retrouve une capacité du Liban à s'exprimer, à se développer, ce dont il a tous les moyens, dans le respect de l'autre, dans le respect de sa tradition et de sa culture. C'est ce que doivent comprendre aujourd'hui, je crois, tous les responsables du Liban. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Alors, nous essaierons d'y participer par ce sommet, en étant fiers qu'il ait lieu à Beyrouth, à Beyrouth où s'est déjà tenu, il y a peu de temps, un sommet arabe extrêmement important et essentiel par les propositions qu'il a faites. Nous sommes fiers et heureux qu'il ait lieu à Beyrouth. Beyrouth retrouve, petit à petit, la place importante qu'elle a dans le monde d'aujourd'hui et qu'elle doit avoir demain dans le monde actuel.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Et donc des résolutions pratiques pourraient émerger de ce sommet ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Je l'espère. Nous aurons en particulier une matinée complète qui est, je dirais, à huis clos entre chefs d'Etat et de gouvernement pour nous permettre précisément de parler très librement, en dehors de tout effet médiatique ou politique. Parler entre nous. Et parmi les sujets qui vont être évoqués, bien entendu, il y a ceux dont nous venons de parler, c'est-à-dire le Moyen-Orient en général, l'affaire iraqienne en particulier, la question israélo-palestinienne d'une part et israélo-syro-libanaise d'autre part. Tout ceci pourra être évoqué. Et si on l'évoque, eh bien, d'une façon ou d'une autre, on l'évoquera en termes non pas d'affrontement mais de compréhension. Et c'est positif.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Monsieur le Président, l'Organisation internationale de la Francophonie comprend à l'heure actuelle sept pays arabes. Est-ce qu'il est envisageable de l'ouvrir à d'autres pays arabes ? Notamment, par exemple, à l'Algérie ? Et on s'étonne que l'Algérie n'en fasse pas partie à&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - L'Algérie est chez elle dans l'organisation francophone. Pour des raisons que je comprends parfaitement et qui tiennent à l'histoire et qui tiennent à l'idée qu'elle se fait de sa place dans le monde d'aujourd'hui, elle n'est pas officiellement adhérente à la Francophonie. Mais, je le répète, elle y est chez elle. Et nous sommes particulièrement heureux que le Président BOUTEFLIKA vienne à Beyrouth et participe notamment à notre échange de vues à huis clos.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Revenons-en à &quot;Paris II&quot;, la conférence des donateurs pour venir en aide à l'économie libanaise. Est-ce que vous pensez que les conditions de sa tenue sont prêtes, sont remplies ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Le Liban est un pays qui est très riche par son potentiel mais qui a été ruiné par l'histoire récente et un peu par les erreurs des hommes. Il y a eu la guerre. Aujourd'hui, le Liban a une situation économique et financière difficile et il est légitime de l'aider à retrouver toute sa capacité de développement, qui est très grande. A l'aider à mettre en oeuvre ses potentiels qui sont très grands, notamment humains, potentiels d'intelligence, de coeur, de dynamisme qui est celui de la population libanaise que je remarque particulièrement chez les jeunes aujourd'hui. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Pour cela, chacun doit faire un effort. La communauté internationale doit faire un effort pour aider le Liban, tendre la main à un ami qui passe par un chemin difficile pour l'aider. C'est dans cet esprit qu'en accord avec le Président du Conseil des ministres du Liban, M. HARIRI, et avec l'approbation de l'ensemble des amis du Liban -qu'il s'agisse de l'Union européenne, des Etats-Unis, du Japon, où M. HARIRI vient de faire un voyage extrêmement positif, je l'ai su par le Premier ministre japonais, mais également des autres pays, notamment arabes-, ces amis doivent s'associer avec les Institutions financières internationales et les grands fonds financiers internationaux pour marquer, je ne dirais pas, une aide, mais leur confiance au Liban. Cela, c'est capital. Et c'est dans cet esprit que nous avons nommé M. CAMDESSUS pour organiser cette réunion dite &quot;Paris II&quot; qui se tiendra, je l'espère, avant la fin de l'année, dans des conditions qui sont actuellement mises au point par M. CAMDESSUS, chargé par tout le monde de cette mission. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;La réussite de cette mission suppose l'accord des organisations financières internationales et notamment du Fonds Monétaire International. Et c'est là que je viens à la deuxième exigence, ce sont les exigences de la part des Libanais eux-mêmes. Il faut qu'ils fassent également un effort, un effort de rigueur et de réformes car la longue crise qu'a connue le Liban fait qu'aujourd'hui il a besoin de réformes et de rigueur. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Alors, le gouvernement, l'actuel gouvernement libanais a fait des propositions qui ont été approuvées par l'ensemble de la communauté internationale, et notamment par les Institutions financières internationales, comme étant des propositions raisonnables, nécessaires et conformes à l'intérêt du Liban. Ces décisions, ces réformes, impliquent d'être mises en oeuvre, dans le cadre d'un budget. Cela, c'est tout à fait essentiel. Un budget de réformes, ce n'est jamais un budget facile, par définition. Ce qui est important, donc, c'est que la communauté internationale ait conscience que le Liban, je dirais, unanime, au-delà des polémiques, au-delà de la petite politique, s'associe pour soutenir un effort de réformes qui, par ailleurs, est jugé par tout le monde comme l'effort nécessaire. C'est-à-dire que le budget soit voté tel qu'il est et dans les délais les plus courts possible pour que l'on puisse tenir, de façon valable, avec l'aval du Fonds Monétaire International, la réunion de &quot;Paris II&quot; où pourront alors se mobiliser, à juste titre, les éléments de la solidarité de la communauté internationale.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Monsieur le Président, le contentieux israélo-libanais autour de la rivière de Ouazzani envenime la situation sur la frontière du sud-Liban. Quelle est la position de la France à ce sujet ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Quand il y a un contentieux, la France considère qu'il faut d'abord dialoguer. En matière d'eau, il y a des règles internationales. Des experts vont venir au Liban, européens, américains et français. Ils vont regarder la chose. Ils diront quelle est la règle internationale. Il n'y aura plus qu'à appliquer la règle internationale. Alors, ce que je souhaite surtout, c'est que personne, ni d'un côté ni de l'autre, n'ait de geste inutile en attendant que l'on connaisse la règle internationale et que tout le monde s'accorde à l'appliquer. Ce qui ne posera, d'ailleurs, aucune difficulté.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Est-ce que le Liban et Israël ont fait part de leur volonté d'avoir des experts également français, Monsieur le Président ? &lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Oui. On a demandé un expert français. Donc, nous enverrons notre expert avec ceux de l'Union européenne. Nous sommes aussi en relation avec les Etats-Unis. Cela se passe normalement. Ce que je souhaite, c'est que cette affaire, qui est importante pour tout le monde, soit gérée dans le calme et non pas dans l'agressivité, naturellement.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Outre le Liban, vous visitez l'Egypte, la Syrie et la Jordanie. Une tournée, donc, proche-orientale. De GAULLE disait : je suis venu en l'Orient complexe avec des idées simples. Vous-même, Monsieur le Président, votre message, c'est quoi pour cette tournée-là ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - La première fois où je suis allé dans cette région, j'avais des idées simples. Je dois dire que, petit à petit, elles se sont complexifiées. Mais enfin, j'essaie néanmoins de comprendre. Pour cela, je crois qu'il faut y aller moins avec le cerveau qu'avec le coeur ou plus avec le coeur qu'avec le cerveau. Alors, on comprend mieux.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Le message pour le Liban, cette fois. Est-ce qu'il y a un message comme cela que l'on pourrait obtenir ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Pour le Liban, c'est ma confiance. Pour les Libanais, c'est mon encouragement à dépasser des querelles stériles et qui les appauvrissent et à se rassembler autour d'un effort pour un Liban indépendant, démocratique, sûr et fier de lui-même, ce qu'il a vocation à être et, surtout, je l'évoquais tout à l'heure, pour les jeunes Libanais, la confiance dans l'avenir de leur pays. Leur pays mérite leur confiance. Naturellement, il appartient aux responsables d'en tenir compte, mais les jeunes Libanais doivent mettre leur coeur, leur intelligence, leur culture, leur instruction au service d'abord, autant que faire se peut, du Liban. Et le message que je leur adresse, c'est : ayez confiance et restez au Liban !&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Merci beaucoup, Monsieur le Président, pour cette entrevue et le temps que vous nous avez consacré. Nous vous retrouverons bientôt à Beyrouth pour le IXème Sommet de la francophonie.&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Je m'en réjouis.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;INTERVIEW ACCORDEE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;PAR MONSIEUR JACQUES CHIRAC&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;AU QUOTIDIEN &quot;L'ORIENT LE JOUR&quot;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;PALAIS DE L'ELYSEE&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;MERCREDI 16 OCTOBRE 2002&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Ce IXème sommet s'ouvre sous le signe du dialogue des cultures. Mais Beyrouth peut-il être une étape vers une francophonie politique, c'est-à-dire un regroupement international, sinon un bloc, capable de se prononcer sur des problèmes majeurs tels le Proche-Orient, le terrorisme, la crise africaine ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - D'abord, ce sommet est une étape supplémentaire dans la reprise par Beyrouth de sa place historique de grande cité internationale. Il y a eu le récent sommet des pays arabes, qui a fait une proposition très importante dans le sens de la paix. Il y a aujourd'hui le sommet de la Francophonie, le premier sommet de la Francophonie en terre arabe. Et je crois que Beyrouth est un lieu privilégié, par son histoire, pour permettre le dialogue des cultures, le dialogue des civilisations. Beyrouth est chargée d'une très vieille histoire, d'une longue et prestigieuse histoire marquée par le dialogue des cultures. Donc, je me réjouis de ce sommet, que j'avais beaucoup souhaité et qui avait été obtenu à l'initiative, à l'époque, de M. HARIRI quand il était le Président du Conseil des ministres.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Alors, l'objectif de ce sommet doit être, sans aucun doute, d'affirmer clairement que les francophones, au-delà de leur diversité, ont une vocation commune à être porteurs d'une vision politique du monde, qui est une vision de dialogue et non pas de confrontation. De dialogue politique, de dialogue des cultures. Et, à ce titre, la Francophonie a, c'est vrai, une vocation à apporter une réflexion dans les crises, permanentes ou circonstancielles, que connaît notre planète, qu'il s'agisse des grands problèmes liés au développement durable, liés à la lutte contre la pauvreté, liés à la nécessité d'imposer le respect de l'autre et d'avoir une certaine idée des droits de l'Homme et de la défense de ces droits. Nous aurons à Beyrouth l'occasion de développer notre vision, qui a déjà été exprimée dans la Déclaration de Bamako.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Et puis, la Francophonie a une vocation à intervenir comme médiateur dans certaines crises, pas partout, mais là où elle peut être désirée ou souhaitée, qu'il s'agisse notamment des crises du Moyen-Orient ou en Afrique. Elle doit pouvoir apporter, si on lui demande ou de sa propre initiative, en quelque sorte, la voix de la raison, la voix du dialogue. De ce point de vue, le sommet de Beyrouth sera très important.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Plus égoïstement, les Libanais, selon vous, sont-ils en droit d'attendre beaucoup de ce sommet, notamment pour ce qui est d'un retour aux traditions démocratiques malmenées ces derniers temps avec des rafles, des tabassages de jeunes manifestants, la fermeture d'une station de télévision ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Je le souhaite vivement. De ce point de vue, je souhaite que le Liban qui, par ailleurs, a souscrit à la Déclaration de Bamako, en tire bien entendu toutes les conséquences. C'est-à-dire affirme bien clairement qu'il n'y a pas de dignité sans le respect de l'autre et qu'il n'y a pas de paix et de sécurité sans un dialogue tranquille entre les différents groupes, les différents intérêts, les différentes traditions. Le Liban, très longtemps, a trouvé sa force dans le respect de ces valeurs. Sa force nationale, sa force internationale. Il est certain qu'à la suite des drames que le Liban a connus, de la guerre, des affrontements, ces valeurs ont été, je dirais, hélas, et naturellement, maltraitées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Je souhaite beaucoup que tous les Libanais, à quelque communauté qu'ils appartiennent, réalisent qu'il n'y a pas de paix possible, qu'il n'y a pas de développement possible, qu'il n'y a pas de grandeur possible pour le Liban, sans que chacun respecte l'autre avec ses droits, avec ses traditions, avec sa personnalité. Et c'est cette voie qu'il faut emprunter. Il n'en existe pas d'autre. Je crois comprendre que cette vérité est de plus en plus comprise par un certain nombre de responsables au Liban et, je dirais, exigée par les jeunes du Liban. Si le Liban veut garder sa jeunesse, ce qui est essentiel, il faut que celle-ci soit sûre que les querelles du passé et les excès qui ont pu être commis sont tout à fait dépassés.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Le courant passe-t-il bien désormais entre vous-même et le Président LAHOUD ? On a dit qu'à Moncton, votre premier contact était un peu froidà&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Je ne sais pas pourquoi on a dit cela. Au sommet de Moncton, j'ai eu un entretien très agréable avec le Président LAHOUD. Les contacts et les relations que j'ai pu avoir avec lui, jusqu'ici, ont toujours été marqués par la sérénité et la compréhension. Le Président LAHOUD assume les fonctions qui sont les siennes et il a conscience qu'il doit les assumer dans le seul intérêt du Liban et des Libanais. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Monsieur le Président, partagez-vous l'optimisme du Premier ministre HARIRI quant à la Conférence de Paris II ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Plus qu'un optimisme, c'est une nécessité. Le Premier ministre Rafic HARIRI est un homme moderne et conscient des exigences d'une économie moderne, et conscient aussi des exigences que nous évoquions tout à l'heure et qui sont celles du respect de l'autre et de la solidarité. Il est certain que le Liban, qui porte un passé lourd de drames et de difficultés, connaît aujourd'hui une situation économique difficile. Et il est légitime que la communauté internationale l'aide à sortir de cette situation. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;C'est la raison pour laquelle, en accord avec le Président HARIRI, et d'ailleurs en accord, avec l'approbation des représentants des grandes institutions internationales et des grands pays concernés, j'ai demandé à M. Michel CAMDESSUS, Gouverneur honoraire de la Banque de France et ancien Directeur général du Fonds Monétaire International, d'organiser à Paris la réunion dite &quot;Paris II&quot; pour permettre de prendre les décisions nécessaires pour soutenir l'action du gouvernement libanais, l'action de redressement menée par le gouvernement libanais. Une action qui sera porteuse de fruits, à condition qu'elle soit encouragée. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Mais cela suppose, naturellement, que chacun fasse sa part d'efforts. La France qui, au nom de sa tradition d'amitié avec le Liban, doit en quelque sorte donner l'exemple et doit rassembler les bonnes volontés pour aider le Liban. Cela suppose aussi que le Liban fasse sa part d'efforts à lui. Et cette part d'efforts suppose une politique de réformes, réformes qui sont aujourd'hui nécessaires. C'est très exactement cette politique qui est traduite par le projet de budget qui vient d'être présenté par le gouvernement au Parlement libanais. Comme tous les budgets de réforme, il est forcément critiquable ou critiqué. Mais j'appelle tous les Libanais à se rendre compte que, si cette politique de réformes, si ce budget ne sont pas adoptés et soutenus par l'ensemble des responsables libanais, alors il ne peut pas y avoir accord des Institutions financières internationales. Et, par conséquent, l'aide internationale sera tout à fait insuffisante ou limitée. Il y a donc un double effort à faire : prise de conscience de la part de toutes les autorités libanaises que l'on doit sortir de la polémique politique pour entrer dans un effort cohérent et national de réformes et de redressement, et prise de conscience par les Institutions financières internationales et par les grands pays amis du Liban -qu'il s'agisse de l'Union européenne, qu'il s'agisse des pays arabes, qu'il s'agisse des Etats-Unis ou du Japon, où le Président HARIRI vient de faire un voyage extrêmement positif d'après les échos que j'en ai eus de la part du Premier ministre japonais- des efforts faits pour permettre le redressement de la situation du Liban. Je suis optimiste.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Peut-on parler de l'état des libertés au Liban sans penser aussitôt au problème de la présence syrienne dans ce pays ? Et êtes-vous confiant qu'il est possible, avec le régime de Bachar EL ASSAD, que vous allez d'ailleurs rencontrer bientôt, d'aller vers une libéralisation graduelle en Syrie ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - D'abord, je dirais que je le souhaite, naturellement. Vous savez, la relation entre le Liban et la Syrie relève, d'abord, et je dirais uniquement, d'un rapport entre les deux pays. Et je n'ai pas l'intention de faire de l'ingérence dans ce domaine. Mais ce rapport doit être organisé à partir de l'accord de Taëf. Et cet accord de Taëf doit être respecté et poursuivi jusqu'à son terme. En tous les cas, je ne vois pas de solution conforme aux intérêts du Liban et de la Syrie, aux intérêts à la fois politiques et économiques du Liban et de la Syrie, sans un respect intégral et sans aller jusqu'au terme de l'application de l'accord de Taëf.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Parmi les efforts exigés de Beyrouth, faut-il mentionner l'extension de l'autorité étatique au Liban-Sud, requête que l'Etat libanais considère comme une condition politique, un diktat ? Le fait que le Hezbollah continue de faire la loi au Liban-Sud et puis cette cérémonie de pompage des eaux du Ouazzani survenant à la veille du sommet peuvent-ils être des obstacles pour Paris II ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Je répète que je n'ai pas l'intention de faire de l'ingérence dans les affaires intérieures libanaises. Et dès le retrait des forces israéliennes du Liban sud, la communauté internationale, et notamment la France, a exprimé très fortement son souhait de voir l'armée libanaise et l'administration libanaise exercer leurs fonctions sur l'ensemble du territoire libanais. Je crois que c'était une nécessité internationalement reconnue, et qui est toujours aussi vraie aujourd'hui.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Vous avez reçu tour à tour Shimon PERES et Nabih BERRY et vous avez évoqué avec eux l'affaire du Ouazzani. Avez-vous quelque chose à dire à ce propos, notamment sur une possibilité de médiation de la France dans ce litige ?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - La France est toujours disposée à faire entendre la voix de la raison. Je pense qu'il y a dans le domaine du partage de l'eau des règles internationales. Nous en avons parlé avec nos amis américains. Des experts européens et français vont se rendre sur place, à la demande des autorités libanaises. Je crois que, dans une affaire de ce genre, il faut chercher, là encore, la solution dans le dialogue et dans le respect des règles internationales et se garder en tous les cas, de part et d'autre, de tout geste qui serait de nature à envenimer les choses.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Souhaitez-vous adresser un message aux Libanais et plus particulièrement aux lecteurs de &quot;L'Orient Le Jour&quot;, aux francophones du Liban&amp;nbsp;?&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Je voudrais d'abord adresser un message aux lecteurs de &quot;L'Orient Le Jour&quot; qui sera, vous le comprenez, un message d'amitié d'autant plus sincère que, par définition, ils sont francophones, et donc plus proches encore que les autres du coeur des Français et du mien. Donc, un message d'estime et d'amitié à tous vos lecteurs.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Et un message également à tous les Libanais pour leur dire que je crois, depuis toujours, à la vocation du Liban d'être une grande nation, forte de son histoire et de sa culture au service de la paix, au service de la sérénité dans le monde. Je crois à sa capacité d'être un lien essentiel entre l'Orient et l'Occident. Tout cela supposant, naturellement, que chacun au Liban ait conscience qu'il doit respecter l'autre.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Et, enfin, je dirai simplement un mot, et c'est peut-être plus important encore, aux jeunes Libanais. J'ai beaucoup de relations avec des jeunes Libanais, et suis toujours frappé à la fois par leur qualité mais aussi parfois par un certain manque de confiance dans l'avenir du Liban. Et la première responsabilité de tous les Libanais, et notamment des responsables politiques ou économiques libanais, est de redonner confiance aux jeunes. Ils ont la chance d'avoir des jeunes qui sont extraordinaires, qui sont prêts à se mobiliser pour le service de leur pays, qui se détachent de plus en plus de vieilles querelles, qui sont attachés à l'exigence de la démocratie moderne et qui sont l'avenir et le futur du Liban et qui doivent être encouragés à rester chez eux et à mettre leurs forces et leur intelligence, leur coeur, au service du Liban et non pas se laisser tenter, parce qu'ils auraient été découragés, à s'expatrier. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Merci beaucoup, Monsieur le Président. Je suis sûr que les Libanais seront très sensibles à ce message d'amitié.&lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Je le leur dis avec le coeur autant qu'avec la tête.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - C'est évident. On le sent. &lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Croyez-vous que Yasser Arafat , comme le pensent notamment les Américains, a raté une chance historique lors du sommet israélo-palestino-américain de Camp David ? &lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Permettez-moi en premier lieu, sur ce sujet, de dire ma consternation face à l'évolution de la situation. La perpétuation des violences et de l'occupation, la poursuite du terrorisme, l'aggravation inacceptable des conditions de vies des Palestiniens, nous ne devons pas nous résigner face à cela. Nous avons un véritable devoir d'action envers les populations, qui souffrent de part et d'autre. J'ajoute que la question iraquienne constitue à mes yeux une raison supplémentaire d'avancer résolument vers une solution au conflit du Proche-Orient. Cette solution ne peut être que politique, fondée sur le dialogue et la négociation entre les parties, assistées par la communauté internationale.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;S'agissant du sommet de Camp David, il n'a malheureusement pas conduit à l'accord de paix que le monde entier souhaitait. La responsabilité ne peut évidemment pas en être imputée à une seule personne. Peut-être a-t-on voulu obtenir trop, trop vite ! J'en retiens pour ma part les progrès que cette négociation et celle de Taba ont permis d'accomplir vers la définition des paramètres d'une solution acceptable par les deux parties, fondée sur la coexistence de deux Etats. Ces paramètres font aujourd'hui l'objet d'un consensus international reflété dans les résolutions du Conseil de sécurité et les déclarations de l'Union européenne, des autorités américaines et du Quartet. Cet héritage essentiel ne doit pas être perdu. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Et même si cela était, que fait de concret la France pour contrer la ligne extrémiste d'Ariel Sharon ? &lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Le problème ne se pose pas en ces termes. Le terrorisme, que la France condamne, qui est toujours inacceptable, fait peser sur la population israélienne une angoisse intolérable. Nul ne peut contester le droit d'Israël à se défendre contre le terrorisme. Ce qu'on peut contester en revanche, c'est la méthode utilisée par Israël pour combattre ce fléau : la France l'a fait lorsqu'elle le jugeait nécessaire, tout dernièrement encore par son action au Conseil de sécurité, qui a permis l'adoption de la résolution 1435. Mais le terrorisme doit cesser. Les Palestiniens ne concrétiseront pas leur légitime projet national par la violence, pas plus qu'Israël n'assurera sa sécurité par la seule force armée. Une solution politique doit prévaloir, sur la base des paramètres que je viens d'évoquer. Pour cela, le dialogue doit reprendre. Le Quartet a tracé la voie à suivre dans sa déclaration du 17 septembre.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Les accords d'Oslo sont-ils vraiment morts et enterrés, et l'Europe a-t-elle des idées susceptibles de mettre fin à l'impasse actuelle ? &lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Oslo reste, pour la communauté internationale dans son ensemble, une référence incontestable. C'est un processus qui a conduit à des accords internationaux, pour certains sous les auspices du Président des Etats-Unis. Leur validité est incontestable. Ces accords n'ont certes pas abouti au résultat espéré, mais il ont permis des avancées décisives en terme de reconnaissance mutuelle des parties et de définition des paramètres du règlement définitif. Au moment où les négociations politiques reprendront, les acquis d'Oslo, tout autant que ceux de Madrid -&quot;la terre contre la paix&quot;-, et les avancées des négociations, de Camp David à Taba, contribueront à la définition d'une solution politique. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;S'agissant du rôle de l'Union européenne dans une sortie de l'impasse actuelle, il est important et doit s'intensifier encore. Les Etats membres de l'Union siégeant au Conseil de sécurité ont joué un rôle décisif dans l'adoption de la résolution 1435, qui a permis grâce au soutien américain que nous avons obtenu, de sortir de la nouvelle crise créée par le siège des locaux de M. Arafat. L'Union européenne a aussi largement contribué à l'élaboration de la feuille de route esquissée par le Quartet le 17 septembre dernier, sur la base de propositions de la présidence danoise. M. Pérès m'a fait part tout récemment de l'acceptation par Israël de cette feuille de route. Il faut maintenant avancer vers sa mise en oeuvre, ce que le Quartet devrait faire en se réunissant à nouveau à Paris demain. Enfin, l'Union européenne apporte une contribution décisive aux réformes palestiniennes, dans le respect absolu du droit des Palestiniens à choisir leurs dirigeants et leurs institutions. N'oubliez pas non plus l'effort d'aide de l'Europe à l'égard des Palestiniens, qui est considérable. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Quelle est votre conception de l'Etat palestinien, notamment en termes de frontières et d'attributs de souveraineté, et quelle solution pratique verriez-vous éventuellement pour Jérusalem et la question des réfugiés? &lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - La paix, pour être durable, nécessite la création à côté d'Israël, d'un Etat palestinien viable, démocratique et pacifique, sur la base des frontières de 1967. C'est une idée en faveur de laquelle la France oeuvre depuis des décennies et qui est désormais partagée par le monde entier ! Le Conseil européen de Séville, en juin dernier, a énoncé solennellement les paramètres de cet Etat. Le Président Bush en a fait de même dans ses discours. Ce n'est pas le moindre paradoxe de la situation actuelle de voir un si large consensus international sur les données de la solution, alors que les conditions sur le terrain n'ont jamais été aussi graves. Faire coïncider cette vision partagée avec la réalité du terrain, c'est là notre devoir, celui des parties, c'est le but que se fixe l'action de la France dans la région.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - D'aucuns ont reproché dans le passé à la France de ménager Saddam Hussein pour des considérations commerciales. Croyez-vous à votre tour que la nouvelle guerre du Golfe pourrait-être largement motivée par des intérêts pétroliers ? &lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Nul n'ignore que le Moyen-Orient constitue une zone majeure de réserves et de production d'hydrocarbures. Il représente aujourd'hui 65 % des réserves mondiales, et cette proportion est en hausse du fait du tarissement prévisible des réserves hors Golfe. L'Iraq, pour sa part, détient aujourd'hui environ 10 % des réserves mondiales.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Pour autant, le problème aujourd'hui posé par l'Iraq à la communauté internationale n'est pas celui de ses capacités pétrolières. Il s'agit en effet de répondre à la menace potentielle que représente l'Iraq, avec le risque de prolifération des armes de destruction massive. Le régime de Bagdad a utilisé de telles armes par le passé. Aujourd'hui un certain nombre d'indices peuvent laisser penser que, depuis près de quatre ans, en l'absence des inspecteurs internationaux, ce pays a poursuivi des programmes d'armement. La prolifération des armes de destruction massive constitue une menace pour l'ensemble de la planète. Notre sécurité dépend de notre capacité à traiter collectivement ce risque majeur. Sur ce dossier, pas plus que sur les autres, notre politique n'est de ménager l'Iraq : nous avons toujours demandé la stricte application des résolutions des Nations Unies.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Je tiens à souligner que de nombreux pays commercent avec l'Iraq, y compris d'ailleurs les Etats-Unis. Le commerce franco-iraquien se déroule dans le cadre strict des résolutions du Conseil de sécurité, et nous sommes particulièrement vigilants quant au respect de ce dispositif juridique. L'Iraq n'occupe au demeurant qu'une place modeste dans notre commerce extérieur. En 2001, l'Iraq n'a été que le 53ème client et le 39ème fournisseur de la France, représentant 0,2 % de nos exportations et 0,3 % de nos importations.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Que suggéreriez-vous pour renforcer l'efficacité et donc la crédibilité des inspections onusiennes en Iraq? &lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - L'accès immédiat des inspecteurs à l'ensemble des sites, sans condition et sans restriction, constitue la garantie indispensable de l'efficacité et de la crédibilité des inspections de l'ONU. Cette exigence figure d'ailleurs dans toutes les résolutions existantes. L'Iraq a dit accepter tous les droits des inspecteurs sans condition, et les arrangements pratiques de la reprise des inspections ont été clarifiés à Vienne. Si MM. Blix et El-Baradei estiment toutefois qu'un certain nombre de question doivent être encore précisées, que des garanties supplémentaires doivent être obtenues sur certains points, nous sommes tout à fait disposés à examiner leurs demandes et à prendre en compte leur avis, dans le cadre du Conseil de Sécurité, qui est le seul cadre légitime pour traiter du problème iraquien.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Quelles répercussions aurait selon vous, sur le monde arabe, et aussi sur l'évolution du conflit arabo-israélien, une guerre internationale contre l'Iraq ? &lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - Notre responsabilité est de veiller à la stabilité au Moyen-Orient. Avec la crise iraquienne, c'est la région tout entière qui est menacée. Le Moyen-Orient est au coeur de l'arc de crise qui s'étend de la Méditerranée orientale à l'Asie du Sud-Ouest : zone dans laquelle les fractures politiques, économiques et sociales sont multiples. Nous avons tous en mémoire les multiples conflits, internes et internationaux, qui ont ébranlé cette région depuis plus de cinquante ans.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Au moment où l'impasse du conflit israélo-palestinien alimente les sentiments de frustration et d'injustice parmi les peuples de la région, et où nous sommes engagés dans une lutte de longue haleine contre le terrorisme, nous devons être vigilants et mettre tout en oeuvre pour que soit gagné le pari de la sécurité dans la paix.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;&lt;I&gt;QUESTION - Existe-t-il, selon vous, un lien direct entre l'affaire iraquienne et le dossier du terrorisme, c'est-à-dire la filière Ben Laden ? &lt;/I&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;LE PRESIDENT - A ma connaissance, aucune preuve n'a été trouvée, ou en tous les cas rendue officielle, d'un lien entre l'Iraq et Al Qaïda. Même si certains terroristes ont pu trouver refuge en Iraq, il ne faut pas mélanger les sujets. L'objectif prioritaire de l'action de la communauté internationale, s'agissant de l'Iraq, doit être le désarmement. En revanche, on ne peut exclure que des groupes terroristes n'utilisent l'affaire iraquienne comme prétexte à de nouvelles actions et comme argument de propagande.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>DISCOURS DE GILLES DE ROBIEN</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/16#2109</link> 

						<description> 
 &lt;DIV align=center&gt;&lt;SPAN class=titleb&gt;&lt;/SPAN&gt;&amp;nbsp;&lt;/DIV&gt;
&lt;DIV align=center&gt;&lt;SPAN class=titleb&gt;Discours de Gilles de Robien,&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=under&gt;ministre de l'Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=title&gt;lors du Congrès de la Fédération nationale des Sociétés d'Économie Mixte&lt;BR&gt;- Mardi 15 octobre&amp;nbsp;2002&lt;/SPAN&gt;&lt;/DIV&gt;
&lt;HR color=#c0c0c0&gt;
Monsieur le Président,&lt;BR&gt;Monsieur le Ministre,&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &lt;IMG src=&quot;http://www.assemblee-nat.fr/tribun/photos/2588.jpg&quot;&gt;&lt;BR&gt;Messieurs les parlementaires,&lt;BR&gt;Mesdames et Messieurs les élus&lt;BR&gt;Mesdames et Messieurs, 
&lt;P&gt;Je vous remercie de bien vouloir m'accueillir aujourd'hui à votre congrès. C'est pour moi un grand plaisir, car nous avons beaucoup de choses à nous dire et à réaliser ensemble. On dit souvent que mon ministère, c'est un peu le ministère des sociétés d'économie mixte, car, reconnaissons- le, vous intervenez dans tous mes champs de compétence, le logement, l'aménagement, le transport, le tourisme, la mer. &lt;BR&gt;[Et ces champs de compétence, je les connais aussi sur le terrain puisqu'à Amiens, nous disposons de quatre SEM. Ce n'est pas un hasard, c'est une volonté d'efficacité.]&lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=3 width=&quot;50%&quot; align=center border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;HR SIZE=1&gt;
&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;La Sem est une des formes les plus modernes d'intervention dans l'économie de notre pays. Vous êtes des entreprises de droit privé, avec toutes les exigences que cela représente, mais vous êtes aussi des entreprises locales ancrées sur le terrain. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'oserai dire que les sociétés d'économie mixte sont les bras armés des collectivités locales pour transformer les projets des élus en réalisations concrètes au service des habitants de notre pays.&lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=3 width=&quot;50%&quot; align=center border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;HR SIZE=1&gt;
&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;Cela sera encore plus vrai lorsque la deuxième étape de la décentralisation voulue par le Premier ministre et le Gouvernement aura été mise en œuvre. C'est le grand chantier des années prochaines, qui concerne à des degrés divers les secteurs de mon ministère.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour l'urbanisme, la décentralisation est déjà faite pour l'essentiel. Le transfert récent du schéma directeur de la région Île-de-France au Conseil Régional poursuit ce mouvement. &lt;BR&gt;Mon but aujourd'hui est plutôt de donner de l'oxygène à un droit de l'urbanisme asphyxié par trop de réglementation.&lt;BR&gt;Le logement, lui, a besoin de décentralisation. Depuis longtemps, professionnels et élus souhaitent sortir de la centralisation que nous connaissons aujourd'hui, pour s'adapter et pour adapter aussi les aides et les procédures aux besoins locaux de l'habitat. &lt;BR&gt;Pour que la décentralisation de la politique du logement réussisse, il faut qu'elle soit menée avec le souci de concilier l'exigence de solidarité nationale, que l'État doit garantir, et la mise en œuvre opérationnelle au plus près du terrain. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'État doit conserver la maîtrise des aides à la personne ; il continuera aussi à s'occuper des prêts à taux zéro distribués par les établissements de crédits. Je ne conçois pas non plus qu'il puisse transférer les aides fiscales.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;En revanche, il serait parfaitement logique de décentraliser les aides à la pierre, qu'elles soient destinées à la réhabilitation du parc privé ou aux nouvelles opérations des organismes sociaux, dont vous faites partie avec les bailleurs HLM.&lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=3 width=&quot;50%&quot; align=center border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;HR SIZE=1&gt;
&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;Bien sûr, j'attends beaucoup des assises régionales lancées par le Premier ministre. Mais d'ores et déjà j'imagine deux fonctions à décentraliser. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;L'une qui pourrait être assurée par la région ou le département consisterait à répartir les enveloppes d'aide à la pierre, à adapter les normes et les régimes d'aides nationaux, mais aussi à passer des conventions avec les opérateurs du logement tels que vos sociétés. L'autre fonction à décentraliser serait celle de la mise en œuvre opérationnelle, c'est-à-dire l'octroi des subventions à chaque opération, et il serait souhaitable que cette fonction soit prise au plus près du terrain, au niveau du bassin d'habitat. Les communautés urbaines, d'agglomération ou de communes lorsqu'elles existent ou bien les départements pourraient assumer cette responsabilité.&lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=3 width=&quot;50%&quot; align=center border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;HR SIZE=1&gt;
&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;Ce vaste mouvement de décentralisation concernera aussi des ports et des aéroports. Compte tenu de la multiplicité des partenaires qui interviennent dans ces domaines, le gouvernement proposera probablement d'accorder une place particulièrement importante à l'expérimentation pour ces transferts.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les collectivités territoriales sont déjà des acteurs incontournables du développement de certaines de ces plates-formes. De plus, ces installations participent à l'aménagement du territoire à plus d'un titre : elles offrent des dessertes de proximité, elles contribuent à un équilibre plus harmonieux des trafics et elles participent également au développement économique.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La décentralisation doit être l'occasion de confier à des collectivités territoriales le rôle d'autorité concédante pour la plupart de ces installations, et dans ce nouveau cadre, les Sem pourraient offrir des réponses pour gérer ces installations.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les expériences déjà acquises par des Sem en matière aéroportuaire doivent être analysées et alimenter les travaux en cours sur la décentralisation.&lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=3 width=&quot;50%&quot; align=center border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;HR SIZE=1&gt;
&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;Permettez-moi, après cette digression un peu longue sur la décentralisation, mais l'actualité l'imposait, de vous parler des secteurs dont j'ai la charge et qui vous concernent. Toute mon action et celle de mon ministère ne se résume pas, en effet, à faire réussir la décentralisation dans les secteurs dont j'ai la charge.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D'abord Parlons urbanisme et logement. Les deux sont liés, car sans terrain, vous le savez mieux que moi, il n'y a pas de construction.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les terrains manquent cruellement pour assurer le développement de nos communes, de nos agglomérations. Il faut d'abord débloquer les verrous que la loi SRU a imposés aux élus. C'est l'objectif du projet de loi que j'ai rédigé et proposé au Gouvernement et qui, je le sais, est très attendu par le Parlement. Ce projet comprendra plusieurs mesures d'assouplissement, certes techniques mais dont la portée sur le terrain est considérable J'évoquerai trois sujets : la règle des 15 km, les dispositions transitoires, la participation pour voie nouvelle et réseaux.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;1. La règle des 15 kilomètres, il me semble déraisonnable que les communes ne puissent librement, ouvrir à l'urbanisation les zones d'urbanisation future préalablement délimitées dans leur POS et que l'État, de fait, avait acceptées. Je souhaite que cette contrainte soit levée rapidement.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;2. La transition entre les POS et les PLU. Il me semble indispensable de permettre aux communes d'aménager une ZAC ou d'autoriser un lotissement sans attendre l'approbation de leur plan local d'urbanisme. Je souhaite que soit reportée au 1er janvier 2006 la date jusqu'à laquelle une révision simplifiée est possible.&lt;BR&gt;Ce sera aussi l'occasion de clarifier la notion de &quot;projet présentant un caractère d'intérêt général&quot;, qui n'a probablement pas été assez expliquée et donc qui n'a pas été comprise. &lt;BR&gt;En indiquant clairement qu'il s'agit de l'intérêt général pour la commune, je souhaite lever la confusion qui a pu exister avec les P.I.G. - il est vrai qu'entre &quot;projet d'intérêt général&quot; et &quot;projet présentant un caractère d'intérêt général&quot;, il fallait être fin juriste pour éviter la confusion.&lt;BR&gt;De plus, l'article sur les dispositions transitoires entre POS et PLU sera réécrit pour qu'un Maire sache précisément ce qu'il peut ou ne peut pas faire avec un POS.&lt;BR&gt;Je souhaite également que la procédure plus souple de modification soit la procédure de droit commun lorsque l'on veut changer les dispositions d'un document d'urbanisme ; la procédure de révision étant alors réservée aux seuls changements d'importance.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;3. Enfin, la participation pour voie nouvelle et réseaux. Je souhaite que le texte indique clairement qu'elle est aussi applicable pour les voies existantes et pas seulement pour les voies nouvelles.&lt;BR&gt;Le Maire aurait ainsi moins de réserve pour ouvrir des terrains à l'urbanisation.&lt;BR&gt;Cela lèvera nombre de malentendus.&lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=3 width=&quot;50%&quot; align=center border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;HR SIZE=1&gt;
&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;A la frontière entre l'aménagement, l'urbanisme et le logement, il y a un sujet qui me tient particulièrement à cœur : la reconquête des quartiers anciens dégradés.&lt;BR&gt;Beaucoup d'agglomérations sont confrontées à ce phénomène de paupérisation, d'abandon voire de déshérence de certains de leurs quartiers anciens. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans ce cas, et mon expérience de Maire d'Amiens me l'a appris, il faut élaborer une intervention publique. Le seul marché ne peut généralement pas redresser de telles situations.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les élus doivent élaborer un projet spécifique et le porter auprès des populations pour qu'elles en débattent, l'acceptent et se l'approprient.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ensuite, il faut mettre en œuvre ce projet, dans ses moindres détails, îlot par îlot, en définissant à chaque fois si on garde le bâtiment ou bien si on le démolit intégralement ou partiellement. Il faut en parallèle reloger les habitants, prévenir des occupations illicites des logements libérés qui vont faire l'objet de travaux. C'est à chaque fois un cas particulier du sur-mesure, du cousu-main.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cela nécessite une ingénierie de projet conciliant expertise de très haut niveau et disponibilité à toute épreuve.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est pour cela que la plupart des projets de reconquête de centre-ville ont été menés par vous, pour vos élus, pour leurs habitants, car vous conciliez ces deux conditions indispensables : &quot;expertise&quot; et &quot;disponibilité&quot;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour réaliser des projets d'une telle complexité, vous avez besoin d'outils juridiques ou financiers et c'est mon devoir de vous fournir de tels outils, les plus simples, les plus efficaces possibles pour que votre énergie, vous la dépensiez à mettre en œuvre des projets et non à adapter vos projets à la réglementation.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je suis donc preneur de toutes vos suggestions en la matière.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je peux dès à présent vous annoncer que le principal outil d'intervention sur les quartiers anciens : l'Opération programmée d'amélioration de l'Habitat sera simplifiée et redéfinie. En particulier, il sera prévu une OPAH dédiée spécifiquement aux quartiers anciens dégradés, une OPAH que j'ai souhaité simple, efficace et …plus fortement financée par l'État et l'ANAH pour que l'État participe mieux à vos projets à la hauteur de leurs enjeux. &lt;/P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=3 width=&quot;50%&quot; align=center border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;HR SIZE=1&gt;
&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;
&lt;P&gt;Quant au logement, il faut avoir une approche globale sans privilégier tel ou tel statut d'occupation. C'est ce que j'appelle la chaîne du logement. C'est une image qui montre bien que si on néglige un maillon, c'est toute la chaîne qui se casse.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Eh bien ! Vous êtes au cœur de cette chaîne du logement. Parce que d'abord vous êtes souvent des promoteurs qui réalisez des logements en accession à la propriété. &lt;BR&gt;Je vous y engage, cela est important si nous voulons répondre à l'aspiration la plus profonde de la plupart de nos concitoyens : devenir propriétaire de son logement.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais vous êtes aussi très souvent des constructeurs et des gestionnaires de logements locatifs. D'abord de logements locatifs libres. Il y a un énorme besoin dans de nombreuses agglomérations, je veux travailler avec vous sur ce sujet, car j'ai besoin de vous. &lt;BR&gt;Ensuite et bien sûr des logements locatifs aidés. On oublie trop souvent que vous logez environ 500 000 ménages, plus d'un million de personnes. &lt;BR&gt;Je connais vos problèmes, vous avez d'ailleurs souvent, mais pas toujours, les mêmes soucis que les organismes HLM. Et ce que j'ai dit au Congrès de Lyon, je peux vous le dire aussi. Continuez comme vous le faites à être attentifs à la qualité de service aux locataires, développez de nouvelles formes d'accession, comme la location-accession qui permet à des personnes modestes de devenir propriétaires de leur logement dans les meilleures conditions de sécurité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L'État aujourd'hui, les collectivités territoriales demain pourront vous apporter toute l'aide qui est nécessaire, si nous développons ensemble ce qu'on appelle le conventionnement global. Derrière ce terme technique, de quoi s'agit-il ? Tout simplement fonder les relations entre les autorités publiques et vous-même (les opérateurs que vous êtes) sur la mise en commun d'objectifs partagés : la politique des loyers, l'évolution de votre patrimoine, l'occupation sociale, la globalisation de la dette. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous aurons donc à définir ensemble très vite quels peuvent être les grands chapitres de ces conventions globales et je demanderai alors des volontaires prêts à s'engager dans cette démarche.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est donc à un travail en commun que je vous invite dans les prochains mois et les prochaines années.&lt;BR&gt;Vous avez abordé d'autres préoccupations. Ce sont des sujets techniques qui touchent en particulier à votre statut fiscal. Je suis prêt à en discuter avec vous pour qu'avec mon collègue Alain Lambert nous puissions vous apporter des réponses concrètes.&lt;/P&gt;
&lt;HR align=center width=283 SIZE=1&gt;

&lt;P&gt;Dans le domaine des transports collectifs, je tiens à vous préciser que je suis très attaché tant au respect des exigences de service public qu'au principe de libre administration.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le développement des transports collectifs est un enjeu majeur pour notre société, en particulier en milieu urbanisé. Ils offrent un bon compromis entre des solutions de mobilité au quotidien pour tous, une réduction des nuisances et un trafic plus fluide. Les modalités de gestion des services publics de transport doivent être assez souples pour permettre aux collectivités d'avoir des politiques globales et d'atteindre ces objectifs.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je soutiendrai donc le libre choix de recourir à une gestion en régie, à une société d'économie mixte ou à un prestataire tiers. &lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cette liberté ne doit pas être remise en cause, nous sommes bien d'accord, même si les objectifs d'ouverture des marchés et d'égalité de concurrence affichés par la commission européenne sont louables.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Nous avons, vous le voyez, beaucoup de sujets en commun. Je vous ai apporté plusieurs réponses./ Beaucoup de travail ensemble nous attend. Je m'en réjouis et vous remercie par avance de votre collaboration. Vous avez toute ma confiance.&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;&lt;A href=&quot;http://www.logement.equipement.gouv.fr/alaune/liste_discours.htm&quot;&gt;
&lt;CENTER&gt;&amp;nbsp;&lt;/CENTER&gt;&lt;/A&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>UNE CARTE D'IDENTITE A PUCE POUR 2007</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/16#2101</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;SPAN&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.acors.org/img/identit%E9.jpg&quot;&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN&gt;SECURITE &lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;!--=-=-= centre02 (dans profils.sk) =-=-=--&gt;&lt;SPAN id=titrearticle&gt;&lt;!--sdvD=TITRE--&gt;Une carte d'identité&lt;BR&gt;à puce pour 2007&lt;!--sdvF=TITRE--&gt;&lt;/SPAN&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;Seul le propriétaire de la carte d'identité en connaîtra le code. Quasiment infalsifiable, la puce permettra plus de confidentialité et de sécurité. Lancement prévu pour 2007. 
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;A&lt;/SPAN&gt;lain Risson, représentant l'association des maires de France dans un groupe de travail formé par le ministère de l'Intérieur, a affirmé, mardi, à Tours, qu'une nouvelle carte d'identité à puce sera lancée dans quelques années. &lt;BR&gt;&quot;Le ministère de l'Intérieur a lancé un groupe de travail et travaille en concertation avec un certain nombre d'acteurs dont les maires pour mettre en place une carte d'identité qui serait en fait une carte à puce&quot;, a affirmé Alain Risson, maire de Gluiras (Ardèche), sur les ondes de France Bleu Touraine.&lt;BR&gt;L'élu qui participait à un forum sur les téléprocédures entre administrations et entreprises a indiqué qu' &quot;elle ressemble à une carte bancaire et sera beaucoup plus sécurisée que la carte actuelle&quot;. &lt;BR&gt;&quot;Sa principale nouveauté serait des éléments de sécurité présentés par la puce, ce qui la rend quasiment infalsifiable (...) et elle contiendrait à l'intérieur l'ensemble des données qui sont déjà dans la carte d'identité d'aujourd'hui : nom, prénom, date et lieu de naissance, adresse, noms des parents, etc... mais ces données seraient protégées par le code de la carte que seul le titulaire connaît, ce qui donne une grande confidentialité&quot;, a-t-il poursuivi.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Police&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&quot;Bien entendu la police aura accès à ces informations, dans des conditions particulières&quot;, a ajouté Alain Risson, précisant que la carte est prévue pour 2007. &quot;Certains disent 2005 mais je crois plutôt que ce sera 2007&quot;, a-t-il poursuivi.&lt;BR&gt;Le maire a enfin indiqué que ces cartes seront lues par des lecteurs très classiques. Ces lecteurs seront disponibles &quot;dans toutes les administrations mais aussi dans des lieux publics qui seront ouverts pour que les gens puissent faire à distance un certain nombre de démarches et de procédures&quot;, a-t-il précisé. 
&lt;P align=right&gt;&lt;B&gt;&lt;I&gt;&lt;/I&gt;&lt;/B&gt;
&lt;P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>UN REVENU MINIMUM D'ACTIVITE ??? ET DISCOURS DE FILLON</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/16#2099</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.adminet.com/~scherer/Industrie/ministres/fillon.jpeg&quot;&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT size=2&gt;&lt;FONT face=Arial&gt;&lt;FONT color=#003399&gt;INSERTION.&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;Décentralisé et avec une vraie activité à la clé : François Fillon, le ministre du Travail, détaille à notre journal ce que sera, courant 2003, le nouveau RMI. Et fait le point sur son programme de lutte contre l'exclusion.&lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;IMG height=1 src=&quot;http://www.leparisien.com/home/images/filet_bleu.gif&quot; width=&quot;100%&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#003399 size=3&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Fillon : « Le RMI réformé en 2003 »&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; size=2&gt;&lt;BR&gt;A L'OCCASION de la Journée de lutte contre la misère, François Fillon, le ministre des Affaires sociales, rencontrera aujourd'hui ATD Quart-Monde au Trocadéro. Au centre des discussions, la lutte contre l'exclusion et la réforme du RMI. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Avec la crise économique et la remontée du chômage, ne craignez-vous pas que le phénomène d'exclusion ne fasse un retour en force ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;François Fillon. &lt;/B&gt;L'exclusion est un sujet central, douloureux, de la vie politique et sociale française depuis plusieurs années. Ni la croissance ni la baisse du chômage ne l'ont entamée. Aujourd'hui, 4,5 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, elles étaient 4,5 millions en 1995. Cent mille personnes sont aujourd'hui à la rue, le même chiffre qu'il y a sept ans. Evidemment, la dégradation du contexte économique peut aggraver les choses mais, quoi qu'il en soit, la situation est très difficile. Voilà pourquoi le gouvernement a pris plusieurs mesures. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Pourquoi ne pas avoir fait de la lutte contre l'exclusion une priorité nationale au même titre que la sécurité, la justice, l'armée ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;La lutte contre l'exclusion n'est pas un sujet isolé, il participe de l'ensemble des priorités du gouvernement en matière d'emploi, de formation, de politique de la ville. Je peux vous dire qu'il n'y a pas un Conseil des ministres où le président de la République n'aborde pas cette question. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Concrètement, quelles mesures avez-vous prises ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;Première mesure d'urgence : le gouvernement a accéléré le paiement des subventions aux associations qui luttent contre l'exclusion. Dans la foulée, Dominique Versini, la secrétaire d'Etat, a entrepris de recenser et de mobiliser un nombre important de logements d'urgence pour les sans-abri : 3 000 à brève échéance. Tout sera fait pour répondre aux besoins. Dans le budget 2003, nous avons aussi augmenté sensiblement les crédits en faveur des centres d'hébergement et de réadaptation sociale &amp;shy; de 23 600 places en 2001, on passera à 33 500 à la fin de l'année &amp;shy;, et ceux pour la mise en place des pensions de famille (pour l'accueil et l'accompagnement des personnes en grande difficulté). Pour 2003, nous proposons 6 millions d'euros de plus pour les centres d'hébergement, 5 millions pour les pensions de famille et l'accueil des enfants des rues, 8 millions pour l'accueil des étrangers en situation précaire et près de 6 millions pour les demandeurs d'asile. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;« Donner un sens à l'insertion » Et à plus long terme ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;Avec Dominique Versini, nous préparons un programme national de lutte contre les exclusions qui sera présenté à la fin de l'année. Quatre axes sont envisagés : 1) l'accès aux droits pour les personnes en grande difficulté ; 2) l'accès au logement pour les personnes les plus défavorisées ; 3) la lutte contre l'illettrisme ; 4) un programme en direction des personnes les plus fragiles. La question du surendettement reste, enfin, ouverte… Au-delà de ces mesures, le gouvernement travaille à une réforme globale des dispositifs d'insertion. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;La fameuse réforme du RMI ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;Oui ! Ce dispositif devrait être géré au plus proche du terrain. A terme, nous souhaitons en confier la responsabilité aux départements, dans le cadre de la décentralisation. Par ailleurs, ce RMI sera complété par un RMA (revenu minimum d'activité). Cela ne signifie pas que tous les érémistes seront obligés d'avoir une activité, mais il faut tenter de les mobiliser et de les responsabiliser. Bref, d'accroître leur taux d'activité. Aujourd'hui, seul un sur deux (soit environ 500 000 personnes) a un contrat d'insertion. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Allez-vous vous inspirer du texte sénatorial selon lequel ce RMA serait une convention d'embauche signée avec un employeur privé ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;Ce dispositif ne doit pas être lié au secteur marchand ! Bien sûr, notre souhait est qu'à terme les érémistes retrouvent la voie d'un vrai emploi. Mais il ne faut pas confondre politique d'insertion (qui inclut le futur RMA) et politique de l'emploi. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Dans quels secteurs cette « activité » leur serait-elle alors proposée ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;Dans le public, et je pense, par exemple, aux collectivités locales où il existe encore des besoins non satisfaits. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Les bénéficiaires du RMA pourraient-ils, à l'avenir, remplir les actuelles missions des emplois jeunes de l'Education ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;Pour ces besoins-là, c'est un autre dispositif auquel réfléchit Luc Ferry. Pour ma part, je travaille à la mise au point du Civis (contrat d'insertion dans la vie sociale) qui permettra de proposer des contrats de trois ans aux jeunes qui ont un projet d'utilité sociale. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Certaines associations redoutent une exclusion des érémistes ayant une « activité » insuffisante. Que leur répondez-vous ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;L'objectif n'est pas de sanctionner, mais de les responsabiliser pour les aider à revenir vers l'emploi. Ce sujet sera abordé avec les départements qui géreront le dispositif. Cela étant, si un très grand nombre d'érémistes font d'incontestables efforts d'insertion, on ne peut en laisser d'autres abuser du système. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Certains départements pourraient donc à terme décider de supprimer cette allocation à ceux qui ne font pas un effort suffisant d'insertion ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;Il ne s'agit pas de supprimer mais de donner un sens à l'insertion. Un certain nombre d'éléments (conditions d'accès, niveau de revenu, etc.) seront décidés dans le cadre national, et actés par une loi. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Quand ce RMA devrait-il entrer en application ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;Vraisemblablement au second semestre 2003. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Pour accroître l'écart entre RMI et salaire minimum, vous avez évoqué un relèvement du Smic. Faut-il s'attendre à un « super coup de pouce » en juillet 2003 ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;Le gouvernement a déjà fait beaucoup : le projet d'harmonisation des différents Smic nés des 35 heures vient d'être voté par les députés. En moyenne, les smicards verront leurs minima progresser de 6,5 %, en plus de l'inflation, sur trois ans. Pour la moitié d'entre eux, la hausse atteindra même 11,4 %. &lt;/P&gt;
&lt;H4&gt;
&lt;CENTER&gt;Pouvez-vous chiffrer le nombre de gens pour qui rester au RMI est aujourd'hui plus intéressant que travailler ? &lt;/CENTER&gt;&lt;/H4&gt;
&lt;P&gt;C'est très difficile. Cela étant, sur le terrain, cette situation problématique est au coeur du malaise politique et social des Français : beaucoup de ceux qui travaillent pour un salaire modeste ont en effet le sentiment de n'être pas assez récompensés. Parmi ceux qui n'ont pas de travail, il faut donc distinguer les vrais exclus de ceux qui cherchent à détourner le système. PARIS, HIER. Selon François Fillon, le projet de réforme du RMI pourrait inclure l'obligation pour les bénéficiaires d'avoir une « activité » au sein d'une collectivité locale. &lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#003399 size=2&gt;Propos recueillis par Jean-Marc Plantade et Odile Plichon&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica, sans-serif&quot; color=#ff6600 size=1&gt;Le Parisien, jeudi 17 octobre 2002 &lt;/FONT&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Fillon : les RMIstes&lt;BR&gt;doivent travailler&lt;!--sdvF=TITRE--&gt; &lt;BR&gt;&lt;SPAN id=chaposarticle&gt;Le ministre des Affaires sociales réfléchit à une réforme du revenu minimum d'insertion qui ne serait plus accessible qu'en échange d'une activité minimum. Pour le ministre, le RMI est responsable de l'arrivée du FN au second tour de la présidentielle. &lt;/P&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;SPAN id=corpsarticle&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=LETTRINE id=LETTRINE-POS&gt;L&lt;/SPAN&gt;e ministre du Travail, François Fillon, a indiqué mardi sur RMC que le gouvernement réfléchissait à une réforme du RMI (revenu minimum d'insertion), avec l'idée notamment de le faire évoluer vers &quot;un revenu minimum d'activité&quot;.&lt;BR&gt;Interrogé sur le fait que les revenus d'assistanat étaient à peine inférieurs au niveau des plus bas salaires, M. Fillon y a vu &quot;sans doute la raison principale de la crise économique et sociale&quot; que connaît la France et qui &quot;s'est traduite par le résultat du premier tour de l'élection présidentielle&quot;. &lt;BR&gt;&quot;C'est pour ça que nous voulons augmenter de manière importante le Smic pour essayer de créer un différentiel plus important entre les revenus d'assistance et les revenus du travail, c'est pour ça que nous voulons réformer le RMI pour essayer de le tourner vers l'activité, en faire un revenu minimum d'activité autant que faire se peut&quot;.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;B&gt;Décentraliser et activité&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&quot;On est en train de réfléchir à une réforme qui aurait deux objectifs&quot;, a ajouté M. Fillon. &lt;BR&gt;&quot;Le premier c'est de décentraliser beaucoup plus la gestion du RMI sur les départements pour leur permettre de gérer de manière plus proche les choses. Le deuxième, c'est d'essayer de voir comment demander, même si c'est parfois symbolique, une activité en échange d'un revenu&quot;.&lt;BR&gt;Plus d'un million de personnes perçoivent le RMI. Le nombre de bénéficiaires est en baisse sur les trois premiers mois de l'année, soulignait en mars le ministère de l'Emploi (sous le précédent gouvernement), notant: &quot;Le retour à l'emploi des bénéficiaires du RMI engagé depuis fin 1999 se poursuit, malgré l'effet d'une conjoncture défavorable sur l'évolution du chômage&quot;.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&amp;nbsp;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=5 cellPadding=5 width=&quot;98%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD class=Texte vAlign=top width=&quot;40%&quot;&gt;&lt;BR&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD vAlign=top align=middle&gt;&lt;IMG height=57 src=&quot;http://www.travail.gouv.fr/actualites/picts/picto_declaration.gif&quot; width=30 border=0&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD class=TexteBold vAlign=top align=right width=&quot;40%&quot;&gt;Le 15 octobre 2002&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD class=Texte colSpan=3&gt;&lt;BR&gt;
&lt;DIV align=center&gt;&lt;SPAN class=TitreNoir&gt;Discours de François Fillon à l'Assemblée nationale&lt;BR&gt;Vote solennel du projet de loi relatif aux salaires, au temps de travail et au développement de l'emploi&lt;/SPAN&gt; 
&lt;DIV align=justify&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Monsieur le Président&lt;BR&gt;Mesdames et messieurs les députés,&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Après un débat nourri, l’Assemblée Nationale vient de se prononcer en faveur de ce projet &lt;U&gt;équilibré&lt;/U&gt; et &lt;U&gt;volontariste&lt;/U&gt;. Au nom du gouvernement, je tiens à l’en remercier.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;1. Ce texte, nous l'avons conçu ensemble avec le souci de respecter nos engagements. Il répond au message lancé par les Français lors du dernier rendez-vous électoral : message pour plus de liberté et de responsabilité, message aussi, pour plus de justice sociale. Ce projet concilie ainsi les intérêts des entreprises et ceux des salariés.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;En écoutant les arguments de la gauche, j'ai eu le sentiment que nous n'avions pas entendu le même message surgir de ces élections... Non contente d'avoir instaurer de façon trop brutale les 35 H, la gauche plurielle, nous a ainsi proposé, au détour d'un amendement, le passage aux 32 H ! Je laisse le soin aux Français de juger cette fuite en avant.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;2. &lt;U&gt;En adoptant ce projet, l’Assemblée s’est reconnue dans son approche volontariste.&lt;/U&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Oui, il y a du volontarisme dans notre choix commun d'harmoniser rapidement les SMIC ! La situation bloquée et inéquitable des multiSMIC, nous la résoudrons par le haut, au nom de la justice sociale, au nom des valeurs du travail, au nom des nécessités du maintien de la consommation qui doit être stimulée !&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Oui, il y a du volontarisme dans notre choix commun d'accentuer la politique d'allègement des charges. Cette politique a démontré son utilité en matière d'emplois. C'est pourquoi, nous avons décidé de ne plus indexer la baisse des charges sur l'application des 35 H, avec l'espoir - certes moins idéologique mais plus prosaïque - de créer partout, partout ou cela est possible, de l'emploi !&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Oui, il y a du volontarisme à aborder avec franchise la question du temps de travail sans verser dans une forme de facilité consistant à faire croire à nos concitoyens qu'en faisant moins, la France pourrait faire mieux... Lorsqu’elle était aux responsabilités, la gauche a eu la partie aisée. Bénéficiant de la croissance internationale, elle a pu - seule en Europe - proposer à notre pays de repenser à la baisse ses efforts. Ce discours démotivant n'est pas le nôtre.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Il n'a pas eu les effets escomptés ; il n’a pas convaincu les électeurs...&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Nous voici donc là, réparant les erreurs, infléchissant ce qui doit l'être, innovant là où cela est nécessaire.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;LI&gt;Nous avions dit que nous assouplirions les 35 H. Nous les assouplissons sans les démanteler car une telle approche serait dogmatique ; &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;LI&gt;Nous avions dit que nous étions sensibles à la question des bas salaires. Nous unifierons les SMIC en permettant ainsi à l'immense majorité des salariés concernés de voir augmenter de façon sensible leur feuille de paie ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;LI&gt;Nous avions dit que le développement de l'emploi passait par la maîtrise du coût du travail. Nous amplifierons le mouvement de baisse des charges qui provoquera son effet maximal dans les secteurs caractérisés par les bas salaires les plus exposés à la concurrence ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;LI&gt;Nous avions dit que nous étions attachés au dialogue social. Nous l'avons pratiqué, et, plus encore, nous avons ouvert des espaces de négociation au sein de la loi.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Aucun argument de l'opposition n'aura sérieusement ébranlé le pragmatisme et le volontarisme de ce projet porté par la majorité. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;A plusieurs reprises, le débat s'est orienté sur la politique de l'emploi... La gauche, nous l'aurons compris, est satisfaite des résultats obtenus par sa politique. Placée au 12ème rang européen en matière de chômage, notre pays, n'a pourtant pas à se féliciter de quoi que ce soit...&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;C'est précisément parce que cette situation n'est pas satisfaisante que le gouvernement et sa majorité s'engagent sur une voie politique différente.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Mesdames et messieurs les députés, &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Une question m'a été posée, de façon répétée, par l'opposition : &quot;combien d'emplois envisagez-vous de créer ?&quot;...&quot;Donnez-nous des chiffres !&quot; ai-je entendu à de multiples reprises dans cet hémicycle. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Je n'ai volontairement pas répondu à cette question. &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;J'ai le souvenir des promesses lancées en ce domaine par le passé : 750.000 emplois créés par les 35 H, nous disait-on en 1997 ; 600.000 emplois jeunes dans le public et le privé, promettait-on à la même époque.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Sur ce sujet de l'emploi et du chômage, qui touche des femmes et des hommes qui doutent, peinent, décrochent parfois, je ne lance pas de chiffres, je ne tire pas de plan sur la comète, je ne fais pas de démagogie... J'agis !&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Le temps est à l'humilité et au pragmatisme ; il est à l'innovation et au courage car les conditions de l'économie contemporaine nous obligent à nous mobiliser et à relever les manches.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Adopté par une majorité unie et décidée, ce projet est une première pierre sur le chemin d'un progrès que nous souhaitons plus dynamique et mieux partagé.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Sur ce chemin, nous nous retrouverons tout au long des dix prochains mois : &lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;LI&gt;Pour améliorer la loi de modernisation sociale ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;LI&gt;Pour aménager l'assurance-emploi qui devra offrir aux salariés les outils d'une formation mieux adaptée et plus continue ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;LI&gt;Pour créer le contrat d'insertion dans la vie sociale ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;LI&gt;Pour moderniser les conditions du dialogue social en France ;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;
&lt;LI&gt;Pour engager, enfin, la réforme trop longtemps différée des retraites.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;Voilà le cap qui unit le gouvernement et sa majorité pour rénover le socle économique et social de la France.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/LI&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;BR&gt;&lt;/DIV&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>INTERVIEW DE RAFFARIN</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/16#2097</link> 

						<description> 
 &lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;100%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD colSpan=2&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Helvetica color=#cc0033 size=3&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.cr-poitou-charentes.fr/images/cv_jpr.jpg&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;B&gt;&lt;FONT face=Helvetica color=#cc0033 size=3&gt;Fait du jour &lt;/FONT&gt;&lt;/B&gt;&lt;!-- ****FIN FROblc_rubrique1**** --&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=1&gt;&amp;nbsp; &lt;/TD&gt;
&lt;TD&gt;&lt;!-- **BLC_articleDetail.html**160902**FCE**DEB** --&gt;
&lt;CENTER&gt;
&lt;TABLE cellSpacing=0 cellPadding=0 width=&quot;90%&quot; border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD width=&quot;100%&quot; height=50&gt;&lt;FONT face=Arial color=#cc0033 size=4&gt;&lt;B&gt;Raffarin veut «&amp;nbsp;oxygéner la République&amp;nbsp;»&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=Arial color=#333333 size=3&gt;&lt;B&gt;&lt;!--TAG-CHP surtitre--&gt;&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;
&lt;TD width=1&gt;&amp;nbsp;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#333333 size=2&gt;&lt;B&gt;Le gouvernement adopte aujourd'hui le projet de loi qui affirme la décentralisation dans la Constitution de la France. Le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, lance ainsi la réforme de l'État. Il explique, dans l'interview accordée pour les lecteurs d'Ouest-France, comment il espère, grâce à elle, reconquérir la confiance des Français dans leur République.&lt;/B&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#333333 size=2&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;La décentralisation n'est pas la préoccupation prioritaire des Français. N'est-ce pas le premier obstacle à la réforme que vous entamez&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Notre réforme dépasse largement la décentralisation. Nous lançons un grand débat national pour la modernisation de la République. Le printemps 2002 a révélé l'exaspération des Français vis-à-vis de l'impuissance du politique et des dysfonctionnements de la démocratie. Le 5 mai, ils ont montré qu'ils étaient attachés aux valeurs de la République. Contestation du fonctionnement d'un côté, mais attachement aux valeurs de l'autre, voilà le socle à partir duquel nous voulons réformer nos institutions républicaines. Et cela va parler aux Français, car le fond de l'affaire c'est de conjuguer réforme de l'État et organisation institutionnelle décentralisée. Nous allons consacrer 150 jours à cette démarche.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;150 jours&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;En trois temps. Premier temps, la réforme institu-tionnelle. Nous ouvrons aujourd'hui des libertés nouvelles en adoptant en Conseil des ministres le projet de loi sur la réforme constitutionnelle. Deuxième temps&amp;nbsp;: le ministre de l'Intérieur entame, vendredi, à Nantes, les premières Assises régionales des libertés locales. Sous l'égide des préfets, dans l'objectivité et hors des clivages partisans, nous voulons faire participer les citoyens, écouter leurs idées, faire remonter leurs attentes. Troisième temps&amp;nbsp;: deux lois, au printemps prochain, organiseront des transferts de compétences et des expérimentations. La question centrale c'est&amp;nbsp;: quel est le bon échelon d'exercice des responsabilités publiques&amp;nbsp;? C'est ce qu'on appelle la subsidiarité, qui permet de conjuguer cohérence et proximité. Le but est d'être prêt aux premières expérimentations dès le 1&lt;SUP&gt;er &lt;/SUP&gt;juillet prochain. Les nouveaux conseils régionaux et généraux auront une nouvelle architecture à leur disposition après le scrutin du printemps 2004.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;En quoi ces réformes pourront-elles changer les rapports du citoyen et de la politique&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Des innovations importantes seront inscrites dans la Constitution. D'abord l'appel aux citoyens par deux référendums. Un premier référendum, territorial&amp;nbsp;: une collectivité pourra adopter une délibération en organisant la consultation directe de son corps électoral, à la place de son assemblée plénière, dès lors que cela concerne ses compétences et son territoire, pour le choix d'un grand équipement par exemple. Un deuxième référendum pourrait être décidé, à l'initiative du gouvernement, pour consulter les électeurs d'un territoire sur l'organisation institutionnelle de ce territoire&amp;nbsp;: ce sera un avis consultatif. Cela peut concerner un regroupement de départements, par exemple, et tous les débats qui n'ont pas débouché ces vingt dernières années, dans toutes nos régions françaises. Autre innovation&amp;nbsp;: le droit de pétition. Sous certaines conditions, les citoyens pourront inscrire à l'ordre du jour d'une collectivité territoriale (conseil municipal, conseil général ou régional) l'objet de leur pétition. Vous voyez, nous mettons en place les microprocesseurs qui peuvent enclencher le débat public. L'organisation institutionnelle de notre pays devra être l'affaire de tous les citoyens. Il faut inventer des solutions pour mieux vivre ensemble. C'est un engagement du président de la République.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;Ces dispositions, vous les ferez adopter par un référendum national&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Rien n'est arrêté, rien n'est exclu. Cela dépendra de la mobilisation de l'opinion sur ces sujets, et des autres priorités du moment&amp;nbsp;: par exemple un autre référendum sur le nouveau traité européen.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;Pouvez-vous préciser les conditions de l'expérimentation&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;D'abord pourquoi expérimenter&amp;nbsp;? Parce que le temps de la gouvernance qui décidait tout d'en haut est terminé. Nous sommes dans un siècle de réseaux plus que de hiérarchies. Il n'est pas question de dire, du jour au lendemain&amp;nbsp;: le tourisme, la santé ce sera les Régions, les sports ou le logement le département... ou que sais-je&amp;nbsp;? Il s'agit de trouver l'échelon pertinent pour apporter le meilleur service au citoyen. Pour cela il est bon de tenter et d'évaluer des expériences.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;Et après&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Ces expériences pourront durer entre 3 et 5 ans. Quand une expérimentation aura réussi, l'objectif est de la généraliser. Mais nous n'agissons pas avec un esprit de système. Les territoires pourront évoluer à des rythmes différents. Notre réforme n'est pas de circonstance, nous travaillons à vingt ans. Ce qui veut dire qu'une telle démarche dépasse l'histoire de ce gouvernement et les échéances électorales de 2004, 2006 ou 2007.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;Qui décidera de ce qui est bon ou pas&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Le Parlement. Toute expérimentation sera encadrée par deux lois&amp;nbsp;: la première ouvre l'expérimentation et les transferts, la seconde détermine soit la généralisation de la réforme, soit son extinction, soit sa modification. On n'est pas dans une approche fédéraliste, avec pouvoir législatif aux Régions par exemple. Le Parlement est présent tout au long du dispositif.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;Quand vous dites transfert de compétences, il s'agit en fait de délégations...&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Oui. Délégation provisoire de responsabilité de l'État à une collectivité territoriale pendant l'expérimentation, délégation permanente en cas de transfert. Autrement dit, l'État reste en charge de la norme en amont et de l'évaluation en aval.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;Y aura-t-il aussi des expérimentations financières&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Oui. Quand on transférera une compétence, on transférera en même temps les moyens financiers de cette compétence, et ce dans la transparence. Nous étudions notamment le partage entre l'État et les collectivités de la taxe intérieure sur les produits pétroliers. Au-delà, nous allons engager une réforme des finances locales. Le but, là encore, c'est de mettre de la responsabilité dans le système. Un système aujourd'hui trop opaque, qui fait qu'on ne perçoit pas de responsabilité évidente entre celui qui ordonne une dépense et celui qui décide de la recette.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;Certains vous feront le reproche de décharger le budget de l'État sur les impôts locaux.&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Mes convictions décentralisatrices étaient bien antérieures à la conjoncture budgétaire&amp;nbsp;! Je suis profondément décentralisateur, par humanisme non par matérialisme. L'État ne cherche pas à faire une opération financière. Il s'agit d'assurer au citoyen le service le plus efficace. J'ajoute que le principe de péréquation pour faire face aux inégalités de ressources entre les collectivités territoriales sera inscrit dans la Constitution.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;Comment voyez-vous l'État à l'horizon de 20 ans&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Tout décentralisateur que je sois, j'ai le respect de l'État. L'État continuera à assumer ses missions régaliennes&amp;nbsp;: défense, sécurité, justice, éducation, culture... Il restera en charge des priorités nationales, comme les grandes infrastructures, et veillera à ce que ces nouveaux pouvoirs ne débouchent pas sur du clientélisme ou du féodalisme. Il est hors de question que l'État sorte affaibli de cette réforme. Il restera bien présent dans le nouveau dispositif, mais ce sera un État plus organisateur, plus impulseur, plus évaluateur qu'administrateur, gestionnaire ou bureaucrate.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;Avec moins de fonctionnaires&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Il faut éviter les concurrences administratives. Chaque fois qu'il y aura simplification, nous l'encouragerons. Mais l'objectif n'est pas la démographie de la fonction publique. On peut imaginer être de la fonction publique d'État à l'intérieur d'une collectivité territoriale. Au bout du compte, j'espère que beaucoup de fonctionnaires deviendront de véritables acteurs de services, comme ils le souhaitent souvent, et passeront moins de temps à remplir des formulaires.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;La multiplication des expérimentations ne risque-t-elle pas de rendre le système aussi illisible qu'il l'est aujourd'hui&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Nous allons avoir une période de bouillonnement créatif, mais c'est aussi le moment où les Français vont s'intéresser au sujet. Tous les débats, jusqu'ici velléitaires, sur les rapprochements entre Régions ou autres, vont devenir de la réalité, parce que les gens vont sentir que ça devient possible et qu'ils pourront donner leur avis. Les débats vont prendre de la chair&amp;nbsp;! L'indifférence et l'éloignement ont fait beaucoup de mal à la République. Notre réforme est une réforme progressive et nous ne devons surtout pas avoir peur des débats. Je fais le pari que si on parle aux Français en adultes, ils répondront en adultes.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;STRONG&gt;Ne risquez-vous pas d'encourir le reproche d'introduire un débat de diversion, face aux problèmes du chômage, de l'insécurité, du terrorisme...&amp;nbsp;?&lt;/STRONG&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Il faut rester vigilant sur ces sujets. Mais la France ne peut demeurer le seul pays d'Europe où les territoires restent soumis à une tutelle d'un autre âge. Si l'on veut que notre République soit vivante, il faut l'oxygéner. Et cela ne viendra pas d'en haut. Ce qui marche, dans les entreprises ou chez nos voisins, c'est la décentralisation des responsabilités. Trop de responsabilités concentrées donne de la congestion. Il faut décongestionner la France.&lt;/P&gt;
&lt;P class=ArtTexte&gt;Voir aussi notre &lt;A href=&quot;http://dossiers.ouestfrance.fr/DOSSIERS/dct_accueil.asp&quot;&gt;dossier spécial&lt;/A&gt; sur la décentralisation.&lt;/P&gt;&lt;/FONT&gt;
&lt;P&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=right&gt;&lt;FONT face=Arial color=#333333 size=2&gt;&lt;B&gt;Recueilli par Jean-Yves BOULIC et Didier EUGÈNE&lt;/B&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/CENTER&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt; 
 </description> 

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						<title>LE CONSEIL DES MINISTRES DU 16/10/2002</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/16#2095</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;FONT face=arial size=2&gt;&lt;IMG src=&quot;http://www.internetactu.com/images/illustrations/edition91une_s.gif&quot;&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=arial size=2&gt;Le Président de la République a réuni le Conseil des ministres au Palais de l'Elysée le&amp;nbsp;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;mercredi&amp;nbsp;16 octobre 2002.&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;A l'issue du Conseil, le service de presse&amp;nbsp;de la Présidence de la République&amp;nbsp;a diffusé le communiqué suivant&amp;nbsp; :&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;DIV align=left&gt;
&lt;HR align=left&gt;
&lt;/DIV&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;PROJET DE LOI CONSTITUTIONNELLE&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;L'organisation décentralisée de la République&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Le Premier ministre a présenté les grandes lignes de la réforme de la décentralisation qui sera mise en œuvre tout au long de la législature.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;La réforme constitutionnelle permettra de fonder les bases constitutionnelles d’une République unitaire et décentralisée, afin de favoriser le développement d’une démocratie locale au service des citoyens, dans le respect de l’unité et de l’indivisibilité de la République.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Les assises des libertés locales, qui débutent le 19 octobre à Nantes et se dérouleront jusqu’en janvier 2003, permettront, dans chaque région de métropole et d’outre-mer, de recueillir les souhaits des collectivités en ce qui concerne leurs compétences et la façon dont la loi devrait régir leur exercice.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Au printemps 2003, un projet de loi organisant des transferts de compétences et des expérimentations sera déposé au Parlement.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Le garde des sceaux, ministre de la justice, a ensuite présenté le projet de loi constitutionnelle relatif à l’organisation décentralisée de la République.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Ce projet porte, pour l’essentiel, sur la rénovation du titre XII de la Constitution consacré aux collectivités territoriales, autour de quatre axes : l’organisation décentralisée de la République, la démocratie locale directe, l’autonomie financière des collectivités territoriales et le statut des collectivités d’outre-mer. Quelques-unes de ces dispositions intéressent, toutefois, plus directement le fonctionnement de l’Etat.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Le projet de loi consacre l’existence des régions et rend possible la création de collectivités territoriales à statut particulier en lieu et place de celles existantes.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Il affirme l’organisation décentralisée de la République dès l’article 1&lt;SUP&gt;er&lt;/SUP&gt;&amp;nbsp;de la Constitution et reconnaît la vocation des collectivités territoriales &quot;&amp;nbsp;&lt;I&gt;à exercer l’ensemble des compétences qui peuvent le mieux être mises en œuvre à l’échelle de leur ressort&lt;/I&gt;&amp;nbsp;&quot;.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;A cet effet, le pouvoir réglementaire dont disposent les collectivités territoriales est constitutionnellement reconnu. Une capacité d’expérimentation leur est ouverte. Celle-ci leur permettra, dans le cadre de leurs compétences et sur une habilitation propre, de déroger pour une durée déterminée aux dispositions législatives ou réglementaires existantes. Le Parlement et le Gouvernement pourront également procéder à des expérimentations, afin d’éprouver la pertinence de réformes envisagées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Le projet prévoit trois nouveaux instruments de démocratie directe : le droit de pétition pour saisir l’assemblée délibérante d’une collectivité territoriale, le referendum décisionnel local dans le champ de compétences des collectivités et la consultation des électeurs sur une question intéressant l’organisation institutionnelle de la collectivité.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Le projet de loi garantit l’autonomie financière des collectivités territoriales et l’existence des dispositifs de péréquation nécessaires pour corriger les inégalités de ressources.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Il permet ainsi aux collectivités territoriales de fixer, dans les conditions prévues par la loi, le taux et l’assiette des impositions locales. Il leur assure que, dans des conditions déterminées par une loi organique, leurs ressources propres constitueront une part déterminante de l’ensemble de leurs ressources et que tout transfert de compétences s’accompagnera d’un transfert de ressources corrélatif de la part de l’Etat.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;En ce qui concerne l’outre-mer, le projet de loi distingue les départements et régions régis par le principe d’assimilation législative et les collectivités territoriales d’outre-mer régies par le principe de spécialité législative. Un changement de régime n’est possible qu’avec le consentement des populations intéressées.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Il offre à l’ensemble des départements et régions d’outre-mer les souplesses justifiées par leurs caractéristiques et contraintes particulières et à chaque collectivité d’outre-mer un statut propre conforme à ses spécificités et à ses attentes, pouvant aller jusqu’à l’autonomie.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=2&gt;Enfin, le projet de loi conforte le rôle spécifique du Sénat dans la représentation des collectivités territoriales en lui réservant la primeur du débat parlementaire sur les projets de loi qui les concernent.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;STRONG&gt;COMMUNICATION&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;&lt;STRONG&gt;&lt;FONT face=&quot;Arial, Helvetica&quot; color=#04775d size=2&gt;La politique de sécurité routière&lt;/FONT&gt;&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre de l’équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer a présenté une communication sur la politique de sécurité routière.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Cette communication intervient à l’occasion de la semaine de la sécurité routière et dans le prolongement des orientations fixées par le Président de la République le 14 juillet. Sous l’égide des préfets de multiples opérations de mobilisation des associations, du monde éducatif, des entreprises, des collectivités locales et des sportifs auront lieu du 16 au 23 octobre.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le ministre a fait le point sur les premières initiatives prises dès l’été et sur les mesures nouvelles que le Gouvernement envisage de prendre pour lutter plus efficacement contre ce fléau national.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;1) &lt;STRONG&gt;Les initiatives prises dès l’été&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;A la suite du débat autour de la loi d’amnistie, le Gouvernement a affiché sa volonté de mettre fin à toutes les formes d’indulgence en faveur des infractions routières, comme vient de le rappeler aux préfets le ministre de l’intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Gouvernement a décidé la mise en œuvre de nouveaux moyens, dans le cadre de la loi d’orientation et de programmation pour la sécurité intérieure du 29 août, de la loi d’orientation et de programmation pour la justice du 9&amp;nbsp;septembre, et du projet de loi de finances pour 2003 qui permettra une augmentation des effectifs et des équipements affectés à la sécurité routière.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;2) &lt;STRONG&gt;Les mesures nouvelles envisagées&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Un comité interministériel de la sécurité routière se réunira avant la fin de l’année pour arrêter une première liste de mesures nouvelles, d’ordre juridique, technique ou d’organisation territoriale de l’action de l’Etat, susceptibles de compléter le dispositif existant et de le rendre plus efficace. Ces mesures s’articuleront autour de deux grands axes&amp;nbsp;:&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- assurer un strict respect des règles existantes, c’est-à-dire rendre les contrôles beaucoup plus fréquents et le traitement du contentieux routier rapide et systématique. Cet objectif ne peut être atteint que s’il est bien compris, grâce notamment à la mobilisation de tous ceux qui ont la charge d’apprendre aux jeunes, dans le cadre de l’éducation à la responsabilité, les données et les risques de l’insécurité routière&amp;nbsp;;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- assurer une meilleure implication des différents acteurs, c’est-à-dire des services de l’Etat, des élus locaux, des entreprises, du monde de la santé et de la recherche, dans leur compréhension des comportements et des interactions entre le véhicule, l’infrastructure et le conducteur.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Gouvernement a noté avec satisfaction une évolution encourageante du comportement des usagers de la route.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=left&gt;&lt;FONT face=Arial color=#000000 size=3&gt;&lt;BR&gt;&lt;STRONG&gt;MESURES D'ORDRE INDIVIDUEL&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;BR&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;Le Conseil des ministres a adopté les mesures individuelles suivantes :&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;STRONG&gt;Sur proposition du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;STRONG&gt;-&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;il est mis fin, sur sa demande, aux fonctions de M. &lt;STRONG&gt;André-Laurent MICHELSON&lt;/STRONG&gt;, directeur des affaires juridiques&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;&lt;STRONG&gt;Sur proposition du secrétaire d’Etat aux anciens combattants&lt;/STRONG&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- Mme &lt;STRONG&gt;Evelyne RATTE&lt;/STRONG&gt;, conseiller référendaire à la Cour des comptes, est nommée secrétaire générale pour l’administration du ministère de la défense&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- le général de corps d’armée &lt;STRONG&gt;Claude LEPETIT&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;est nommé contrôleur général des armées en mission extraordinaire&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- le général de brigade aérienne du corps des officiers de l’air &lt;STRONG&gt;Pierre-Henri MATHE&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;est nommé commandant des forces aériennes stratégiques et promu au grade de général de division aérienne&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- le général de brigade aérienne du corps des officiers de l’air &lt;STRONG&gt;Xavier JARRY&lt;/STRONG&gt;&amp;nbsp;est nommé inspecteur des armements nucléaires&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P align=justify&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;- l’ingénieur général de 1&lt;SUP&gt;ère&lt;/SUP&gt;&amp;nbsp;classe de l’armement &lt;STRONG&gt;Michel PÉTRÉ&lt;/STRONG&gt; est nommé directeur des systèmes de forces et de la prospective et élevé aux rang et appellation d’ingénieur général hors classe&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;FONT face=Arial size=2&gt;En outre, ont été adoptées diverses mesures d’ordre individuel relatives à la nomination, à la promotion et à l’affectation d’officiers généraux du contrôle général des armées, de la gendarmerie nationale, de l’armée de terre, de la marine nationale, de l’armée de l’air, du service de santé des armées et de la délégation générale pour l’armement.&lt;/FONT&gt;&lt;/P&gt;&lt;BR&gt; 
 </description> 

					</item> 

				 
					<item> 

						<title>DEFENSE: Intervention de RAFFARIN</title> 

						<link>http://selectiondericjlbreton.monblogue.com/2002/10/16#2094</link> 

						<description> 
 &lt;P&gt;&lt;SPAN class=txtbleubold&gt;
&lt;TABLE borderColor=white height=30 cellSpacing=0 cellPadding=0 width=581 border=0&gt;
&lt;TBODY&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=top align=left width=579 height=39&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;
&lt;TR&gt;
&lt;TD vAlign=center align=left width=579 height=183&gt;&lt;FONT face=Arial size=1&gt;&lt;IMG height=173 src=&quot;http://membres.lycos.fr/ourcentury/images/armes.gif&quot; width=300 border=0&gt;&lt;/FONT&gt;&lt;/TD&gt;&lt;/TR&gt;&lt;/TBODY&gt;&lt;/TABLE&gt;&lt;/SPAN&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;SPAN class=txtbleubold&gt;le 14/10/2002, &lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;SPAN class=titre&gt;Intervention devant l'IHEDN&lt;/SPAN&gt;&lt;BR&gt;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;&lt;BR&gt;Madame la ministre et Messieurs les ministres,&lt;BR&gt;Messieurs les Parlementaires,&lt;BR&gt;Monsieur le Chef d’état-major des armées,&lt;BR&gt;Messieurs les officiers généraux,&lt;BR&gt;Mesdames et Messieurs les auditeurs,&lt;BR&gt;Mesdames et Messieurs,&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est pour moi un moment important de vous rencontrer aujourd'hui. Je suis particulièrement heureux de venir ouvrir solennellement les travaux de la 55ème session de l’Institut des hautes études de la défense nationale et j’associe bien volontiers, mon général, la 150ème session régionale « Ile-de-France », présente également aujourd'hui parmi nous.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La tradition, qui a établi cette occasion de rencontre, est particulièrement heureuse. Elle me permet aujourd’hui, à un moment où le monde – chacun en est conscient - vit une période troublée et où la France, par sa nouvelle loi de Programmation militaire, entend restaurer les capacités de son outil de défense, au total, on voit bien quand toutes ses forces nous permettent d’évoquer ensemble les réponses aux grandes questions auxquelles nous sommes confrontés.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Vous êtes nés en 1948 – un grand cru d'ailleurs ; lors de la création de l’Institut des hautes études de défense nationale, la France sortait de ses ruines et tentait de renaître comme grande puissance. C’était une période favorable pour relancer l’orientation des esprits et des cœurs vers une défense, œuvre de tous. Cinquante-quatre ans plus tard, l’Institut demeure un promoteur, et c'est ma conviction, un promoteur majeur de l’esprit de défense.&lt;BR&gt;Entre-temps, durant cette période, votre institut s’est largement ouvert sur le monde, comme en témoignent les sessions européennes, les forums spécialisés et l’intégration, depuis quatre ans, d’auditeurs étrangers au sein de la session nationale.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je souhaite rendre hommage aux auditeurs ici présents mais aussi aux anciens, toute cette grande famille qui s'est rassemblée autour de cet esprit de défense. Réunis en associations nationales – et j'ai eu l'occasion souvent de le vivre – en associations régionales, ils contribuent, par leur engagement civique, à la diffusion de cet esprit de défense auquel nous sommes très attachés à la fois vers la société civile mais aussi – et c'est essentiel - vers l'éducation et vers les jeunes. Je salue la vigueur et la qualité des actions ainsi engagées.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mesdames, Messieurs, vous le savez, l’environnement stratégique, qu’on a pu croire stabilisé à la fin de la Guerre froide, est aujourd'hui – nous le sentons tous – profondément bousculé.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Des menaces, hier latentes, sont aujourd'hui bien réelles, notamment le terrorisme international et, évidemment la prolifération des armes de destruction massive. Elles sont dirigées contre nos concitoyens, contre nos valeurs, contre nos intérêts, contre nos institutions démocratiques.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;S’attaquer aux tours jumelles de New York, c’est s’attaquer au centre symbolique du monde, du monde économique, du monde de la puissance mais c’est aussi s’attaquer à une ville qui résume à elle seule la diversité culturelle, la diversité ethnique et la diversité religieuse.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Frapper lâchement un pétrolier, le Limburg, qui croise au large des côtes du Yémen, c’est mettre en péril l’approvisionnement en pétrole de nos pays, mais c'est aussi vouloir nuire à l’énergie du monde.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Et, tout récemment assassiner des touristes innocents à Bali, dans un attentat abject que je condamne de la façon la plus formelle, la plus forte, la plus ferme, c’est mettre en danger l’économie entière d’un pays et d’un secteur. C’est nier le principe même de l’échange entre les pays et les cultures. C'est, au fond, vouloir poignarder l'humanité.&lt;BR&gt;Face à ces périls, face au terrorisme, face à ce « dérangement du monde », la lutte contre l’insécurité se devait d’être l’une des priorités de mon gouvernement. Nous assumons ce choix avec force et audace. Et la première condition d'efficacité de ce choix, c’est l’adéquation de notre défense aux réalités nouvelles :&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Parce que, d'abord, les terroristes ne s’arrêtent pas aux frontières, la distinction classique entre sécurité intérieure et sécurité extérieure n’est plus vraiment, aujourd'hui, pertinente et elles doivent être pensées et organisées ensemble, sécurité intérieure et sécurité extérieure. La sécurité est un tout. C'est une politique globale ;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Parce que les menaces qui pèsent sur la France sont celles qui pèsent aussi sur nos alliés, la notion d’interdépendance est primordiale et elle impose cette exigence d' unir nos forces ;&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- Enfin, parce que nos concitoyens ont droit à la sécurité, parce que cette exigence est inscrite au cœur du pacte républicain, parce que la France doit être capable de faire entendre cette voix du message républicain dans le monde entier, ce choix était pour nous une exigence. C'était aussi un des messages de l'esprit de mai. On l'a entendu, les Français, exaspérés par certaines formes d'impuissance du politique, mais en même temps fondamentalement attachés aux valeurs de la République, à ce que la République française a pu porter dans le monde comme message universel, comme message du droit, comme message de l'humanité. Donc, défendre aujourd'hui la sécurité, c'est défendre notre devise, c'est défendre la liberté, c'est défendre l'égalité, c'est défendre la fraternité. Ce choix politique est pour nous un choix majeur, même si, sur le plan budgétaire, il a imposé des décisions significatives et déterminantes.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mesdames, Messieurs, la communauté internationale est aujourd'hui confrontée à des acteurs qui contestent l'ordre public mondial et qui remettent en cause la légitimité même des Etats, des gouvernements et des règles internationales négociées.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Certains de ces acteurs de la déstabilisation sont des Etats eux-mêmes - quelquefois qualifiés de parias ou de défaillants - qui refusent les règles internationales ou qui s’avèrent incapables de les faire respecter.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;D’autres organisations, bien que non-étatiques, ont développé une capacité d’action transnationale susceptible d’atteindre le cœur de notre économie, le cœur de notre société.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un enseignement essentiel doit être tiré de cette évolution : nos frontières de sécurité ne coïncident plus avec nos frontières géographiques. Elles vont bien au-delà et bien en deçà, là où s’exerce la menace terroriste. Mais cette menace peut être supranationale comme elle peut être infranationale.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous ne devons ramener les menaces qui pèsent sur le monde au seul terrorisme. Evidemment, l’environnement stratégique mondial dans son ensemble n’est pas stabilisé et c’est peu de dire que la fin de la guerre froide n’a pas signifié la « fin de l’histoire ».&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La prolifération des armes de destruction massive n'a pas cessé, bien au contraire, malgré les efforts entrepris en matière de désarmement. Des liens entre les Etats qui se livrent à ces pratiques et le terrorisme ne sont évidemment pas à exclure.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Onze ans après la guerre du Golfe, l’Irak demeure un grave sujet de préoccupation. Il est avéré aujourd’hui que ce pays a dissimulé à la communauté internationale des programmes portant sur des armes de destruction massive. Tous les indices semblent converger pour estimer que s’il n’a pas pu constituer encore, semble-t-il, un armement nucléaire, il dispose à nouveau de capacités chimiques et biologiques et poursuit la mise au point des vecteurs balistiques destinés à mettre ces armes en œuvre.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le maintien de cette situation est d’autant plus inacceptable qu’elle induit pour le peuple irakien des souffrances que le programme &quot;pétrole contre nourriture&quot; ne compense pas ou que de manière très partielle. Il entraîne également un affaiblissement de l'autorité des Nations Unies. C'est un élément très important. Il est également insupportable de voir l'autorité des Nations Unies ainsi contestée, ainsi bafouée.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C’est le sens de la position française qui consiste à demander le retour rapide des inspecteurs du désarmement et de prendre au mot Saddam Hussein qui, le 16 septembre dernier, a fléchi face à la détermination de la communauté internationale. Je crois que cette attitude est, pour la France, particulièrement responsable. On voit aujourd'hui la position de la diplomatie française gagner du terrain. C'est, je crois, très important, de bien vouloir affirmer à la fois l'unité de la communauté internationale via le Conseil de sécurité, de prendre Saddam Hussein au mot, de demander le retour sans entrave des inspecteurs et de faire en sorte que le Conseil de sécurité soit le lieu de toute décision d'avenir, soit le lieu de la cohésion internationale : il ne peut y avoir de forte pression sans solide cohésion. C'est toute la position définie par le président de la République et développée par notre diplomatie.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Au-delà du problème posé par l’Irak, c’est tout le problème du Moyen-Orient qui est aujourd'hui en proie aujourd’hui aux incertitudes et aux tentations de la violence.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les voisins de l’Irak ont un souci légitime de sécurité, après les guerres menées contre l’Iran, contre le Koweït, et contre sa propre population, en n’hésitant pas d'ailleurs – on s'en souvient - à utiliser les armes chimiques contre sa population. On voit bien que l'Irak a, par le passé, cherché à déstabiliser toute la région. Et depuis deux ans, on sent bien toutes les inquiétudes qui sont partout présentes. Et, par ailleurs, depuis deux ans aussi, les liens patiemment tissés entre Israéliens et Palestiniens ont été progressivement rompus. La logique de l’affrontement a remplacé la logique de la paix.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La société israélienne a été déstabilisée par des attaques terroristes aveugles et meurtrières : chaque Israélien aujourd'hui endure, dans son quotidien, la terreur. Les Palestiniens souffrent des actions militaires, de la misère, de l’occupation des territoires et évidemment de l’extension des colonies. Ils s’enfoncent dans le désespoir et dans la violence. Et naturellement, ce qui est inacceptable, c'est que les extrémistes prospèrent sur le champ des ruines du processus de paix.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il faut donc construire une nouvelle relation israélo-palestinienne, bâtir le futur Etat palestinien, et régler la crise régionale dans son ensemble, y compris dans sa dimension syrienne et libanaise. Cela passe par une solution politique et non par l’éternel affrontement.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Autre source de tension régionale dont je voudrais vous dire un mot ici : il s'agit du conflit du Cachemire entre l'Inde et le Pakistan. Il va de soi qu'il y a là une préoccupation toute particulière compte tenu du fait que ces deux pays possèdent des armes nucléaires. Ce conflit crée un état d'hostilité vieux de plus de cinquante ans mais qui est sans cesse attisé par les haines et les incompréhensions. Au début de l'été, des échanges de tirs d'artillerie soutenus et d'importants préparatifs militaires ont eu lieu&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un apaisement précaire, heureusement, a été obtenu grâce à la mobilisation de l'ensemble de la communauté internationale à laquelle – et on peut en être fier - la France a très activement participé. Mais aujourd'hui, le risque de guerre, s'il est provisoirement éloigné, reste toujours menaçant et la situation, vous le savez, est dangereuse.&lt;BR&gt;Elles sont nombreuses, ces tensions régionales qui illustrent très clairement l'évolution du nouveau paysage géopolitique actuel.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Un conflit entre l'Inde et le Pakistan pourrait avoir des répercussions sur l'ensemble des équilibres stratégiques.&lt;BR&gt;Dans ce paysage quelque peu sombre, un théâtre presque permanent de tensions et de crises, doit être évoqué, celui de l’Afrique. Elle occupe, pour nous Français, une place particulière.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Depuis la fin de la guerre froide, l'Afrique n'est plus – et c'est heureux -un espace d'affrontements indirects entre puissances étrangères. Mais cependant les crises s’y succèdent. La Côte d’Ivoire aujourd’hui en est une nouvelle illustration. Alors que ce pays est un exemple de prospérité et d’ouverture, il risque lui aussi de s’enfoncer dans la pauvreté et dans le désordre si des solutions politiques aux défis multiples et difficiles qu’il doit affronter ne sont pas traitées dans l’esprit de concorde et de démocratie qui s’impose.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’Afrique a pris conscience de la nécessité de faire effort sur elle-même, qu'il s'agisse de son développement ou de la prévention et du règlement de ses conflits.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Elle sait pour autant que ses initiatives ne pourront pas être mises en oeuvre sans un partenariat étroit et renouvelé avec les pays développés.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tel est le sens profond de la transformation de l'OUA en Union africaine et de la création du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique. A travers le programme de renforcement des capacités de maintien de la paix, la France et d’autres partenaires s’efforcent de donner aux pays africains les moyens d’apporter eux-mêmes des solutions aux crises qui secouent le continent noir.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’Afrique illustre ainsi la recherche de nouveaux équilibres, dans un monde où tous doivent agir pour rechercher, pour instaurer une nouvelle stabilité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans ce monde d’interdépendance incertain, la Russie apparaît aujourd’hui comme un facteur nouveau de stabilité. Les fondements d’une coopération avec ce grand pays ont été posés à différents niveaux. La signature d’un accord de limitation des armements nucléaires avec les Etats Unis en mai 2002, le développement du partenariat Russie/OTAN et son intégration au sein de ce qui est devenu maintenant le G8, sont également des illustrations de ce nouveau rapport.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le partenariat mondial du G8 pour la non-prolifération, qui permet de lutter contre les risques de diffusion de matières et de techniques sensibles depuis l’espace de l'ex-Union soviétique, est une manifestation tangible de convergence sur des intérêts partagés.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Avec l’Union européenne, une relation institutionnelle au plus haut niveau s’est établie, qui permet de mieux se comprendre, qui permet aussi de développer des solidarités concrètes, économiques mais aussi politiques.&lt;BR&gt;Les réformes certes engagées en Russie constituent un processus complexe et parfois douloureux, quand il s’agit par exemple de la modernisation de l'économie ou de la réforme des armées.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les esprits doivent encore évoluer mais le mouvement est en marche.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’enjeu aujourd'hui pour ce pays est de construire une nouvelle organisation qui garantisse l’autonomie et l’initiative pour l’ensemble de ses citoyens.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans ce monde compliqué et incertain, les États-unis sont encore sous le choc des attaques terroristes qui les conduit aujourd’hui à fonder leur doctrine stratégique plus sur la recherche de la sécurité que sur celle de la paix. L’Amérique semble tentée par la solitude de la puissance et le souci de légitimer l'usage unilatéral et préventif de la force. On mesure ce que fut le traumatisme mais on veut rappeler le message du droit.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Si la France partage la volonté naturelle des États-unis de répondre à l’attaque dont ils ont été victimes, la France souhaite qu’ils restent fidèles à une vision de la sécurité collective qui repose sur le droit, la coopération des États et l'autorité du Conseil de sécurité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous ne pouvons accepter une intervention qui ne serait pas un dernier recours, un recours ultime qui n’emprunterait pas la voie du droit. La France veut, elle, faire en sorte qu'en toutes circonstances la force puisse s'appuyer sur le droit. Dans le grand dérangement du monde, la France souhaite faire entendre sa voix et défendre ses valeurs.&lt;BR&gt;C’est notre ambition. C’est celle du Président de la République, c’est celle des Françaises et des Français qui l’ont exprimée au printemps dernier. Les valeurs universelles de notre pays nous enseignent que la stabilité n’est pas le fruit des seuls rapports de force : elle est d’abord le fruit du respect du droit. La France doit se sentir, toujours, plus que d'autres, concernée par le message du droit au-dessus de la force, du droit lié aux droits de l'Homme.&lt;BR&gt;La condition première de la stabilité est l’application des principes de la charte des Nations-Unies et le respect, évidemment, du Conseil de Sécurité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous devons aussi travailler collectivement à l’élaboration et à la consolidation des instruments juridiques indispensables au contrôle de la prolifération des armements dans le monde.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Notre voix portera plus fort et plus loin au sein de l’Europe. C’est ensemble, collectivement, que nous devons répondre à l’attente de ceux qui souhaitent une réponse originale aux questions du moment.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous devrons aussi œuvrer pour que les pays riches soient plus soucieux du bien-être, des aspirations à un mieux-être social du reste du monde dans lequel vivent les quatre cinquièmes de l’humanité, ne l'oublions pas. C’est pourquoi, à côté de la sécurité, la question du développement est clairement affichée comme une des grandes priorités du Président de la République et de mon gouvernement. C'est un message – on le sent bien – aujourd'hui essentiel aux équilibres du monde. Si la voix du Président de la République a été forte à Johannesburg, si la voix de la diplomatie française au Conseil de sécurité à l'ONU est forte aujourd'hui, c'est parce qu'elle porte cette idée généreuse d'un monde qui respecte les uns et les autres et qui fait de la sécurité un élément essentiel mais à équilibrer avec l'exigence de développement et qui prend en compte toutes les souffrances des peuples qui, aujourd'hui, ne peuvent trouver les voies du développement.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Pour faire entendre la voix de la France, il faut des choix stratégiques. Il faut aussi pouvoir fonder notre politique sur quelques principes. Je voudrais insister en ce qui concerne nos choix de défense sur les principes qui guident l'action du Gouvernement:&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;- D'abord, notre défense est et reste autonome, elle n’est pas solitaire.&lt;BR&gt;- La référence de nos choix militaires comme de nos choix politiques reste l’Europe.&lt;BR&gt;- Le respect de nos engagements internationaux est notre cohérence.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’autonomie stratégique est un élément essentiel de notre indépendance et de notre liberté d’action. C’est un choix ancien qui nous a été donné par le Général de Gaulle. Il permet la conjugaison d’une ambition forte en matière de défense et d’une volonté politique affirmée.&lt;BR&gt;L’autonomie, c’est la capacité d’agir, à tout moment, avec nos alliés et nos partenaires ou bien seuls, en cas de menace spécifique.&lt;BR&gt;Elle nous impose, cette autonomie, de maîtriser des compétences et des technologies essentielles qui font de nous des partenaires incontournables dont les options politiques et militaires doivent être prises en considération.&lt;BR&gt;Dans le domaine opérationnel, ce choix nous conduit à définir ce que nous voulons savoir, ce que nous voulons choisir et ce que nous voulons mettre en œuvre par nous-mêmes, que ce soit dans un cadre strictement national ou dans un cadre concerté.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Savoir, c’est se doter d’une capacité nationale d’appréciation de situations fondée sur des moyens autonomes de renseignement. Sur plusieurs théâtres, récemment, nous avons vu toute l'importance pour nos forces armées de pouvoir disposer de nos moyens autonomes de renseignement.&lt;BR&gt;Choisir, c’est disposer d’une capacité de planification et de commandement.&lt;BR&gt;Mettre en œuvre, c’est posséder les moyens de l’indépendance de notre action, garantie par la dissuasion nucléaire.&lt;BR&gt;La France joue, grâce à son autonomie stratégique, un rôle moteur dans la construction de l’Europe de la défense. Elle peut contribuer pleinement à la prévention et à la gestion des crises sur la scène internationale. Elle risque, elle-même, ses propres responsabilités. La France reste libre de rejoindre toutes coalitions. C'est sa liberté.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La « solidarité européenne » doit permettre à l’Europe de prendre ses responsabilités en matière de sécurité, en affichant une vision commune et en s’en donnant les moyens. Elle est en pleine cohérence avec la solidarité transatlantique.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Du fait de leur puissance économique et militaire, les États-unis jouent un rôle prépondérant. A leurs côtés, l'Europe doit pouvoir assumer sa responsabilité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le Président de la République, lors de la Conférence des ambassadeurs, a rappelé « l’engagement de rechercher systématiquement l’intérêt européen dans les situations de crise&quot;. Cela nous rassemblerait davantage et cela créerait, comme ce fut le cas dans les Balkans, une unité de vues propice à la définition de politiques plus fortes. »&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Des progrès substantiels et rapides furent accomplis entre le Sommet franco-britannique de Saint-Malo et le Conseil Européen de Nice : définition des mécanismes politico-militaires de décision, définition d’un objectif de capacités pour donner à la Politique Européenne de Sécurité et de Défense les moyens de son expression concrète.&amp;nbsp; L’Europe, ainsi, se libère de certaines timidités qui ne sont plus de mise.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il n'existe ainsi aucune raison opérationnelle qui empêcherait l'Union de reprendre la mission assumée par l'OTAN en Macédoine. Ce serait d'ailleurs répondre à un simple souci de cohérence puisqu’elle assume déjà le premier rôle pour la stabilisation économique et politique de ce pays. Ce serait également l’occasion de prouver, sur le terrain, que l’Union européenne et l'OTAN peuvent agir en parfaite intelligence, sans préalable théorique.&lt;BR&gt;Les Européens doivent aussi manifester, par leurs choix budgétaires, leur détermination à assumer leur propre sécurité et se donner des moyens d'exercer une influence sur les affaires du monde.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;J'entends, ici ou là, des remarques européennes sur les situations budgétaires. Je rappelle aux uns et aux autres que les choix que fait la France pour la défense sont des choix pour la France, sont des choix pour les Français. Mais c'est aussi des choix pour l'Europe. Et si tous les pays d'Europe avaient sur ces sujets la même vision que la France, peut-être que tous ensemble, par la mutualisation des moyens budgétaires, nous atteindrons des résultats encore plus satisfaisants.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il faut explorer ensemble toutes les possibilités raisonnables de coopération et évidemment, je le disais, de mutualisation de nos moyens. Cela passe aussi par la convergence des efforts consentis.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ceci pourra s’exprimer, en amont par l’unification de l’expression des besoins militaires des différents pays européens, et en aval, par celle des structures de programme et à un rôle accru de l’OCCAR. Nous pourrons ainsi inciter fortement à des rapprochements industriels entre acteurs européens. C’est une source de synergie et d’efficacité, indispensable pour qu’ils puissent tenir leur rang dans le monde. Et la dynamique enclenchée par la France, j'y reviendrai, par sa loi de programmation militaire, est une dynamique visant aussi à mobiliser nos industriels et nos chercheurs sur ces logiques d'avenir. Et de le faire, dans un contexte européen.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les travaux de la Convention Européenne sont l’occasion de donner toute sa place à la défense dans la construction politique de l’Europe - la France y veillera pour sa part -,&amp;nbsp; et ainsi de lui assigner une nouvelle ambition. Ce qui nous paraît à tous très important.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Conformément aux grandes orientations définies en 1994 - c'était l'époque du Livre Blanc sur la Défense -, nous devons bâtir la nouvelle architecture de sécurité pour notre Europe, conforter le rôle de l’ONU, renforcer la coopération bilatérale et les accords de défense existants, et ainsi promouvoir la maîtrise des armements, et partout dans le&amp;nbsp; monde, le désarmement et la lutte contre la prolifération.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le respect de ces engagements internationaux nous conduit à engager, hors de nos frontières, de nombreux hommes : ils sont aujourd'hui plus de 20 000. Ce chiffre est considérable et permettez-moi de leur rendre hommage. Ils font la fierté de notre pays qui partout dans le monde fait exister les valeurs de la France.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Forte de ses choix stratégiques fondamentaux, la France peut répondre aux défis du monde instable, par la Dissuasion et la Prévention d’une part, la protection et la projection d’autre part.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La dissuasion - vous le savez, je n'insiste pas - est au cœur de la sécurité de notre pays. Le Président de la République rappelait, ici même, c'était en juin 2001, que « notre concept de dissuasion, fondé sur le principe d’unicité, n’exclut pas la capacité de marquer, le moment venu, à un adversaire éventuel, à la fois, que nos intérêts vitaux sont en jeu et que nous sommes déterminés à les sauvegarder ». Ces moyens sont pleinement adaptés aux défis de notre jour. Elle constitue notre garantie ultime dans un monde incertain, cette dissuasion.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La Prévention, elle, c'est d'abord le développement des instruments qui empêchent la prolifération. L'attachement de la France à la mise en oeuvre et au renforcement de ces instruments procède évidemment d'un souci d'efficacité. Mais, ces instruments sont encore aujourd'hui, je le sais, incomplets, soit dans leur portée, soit dans leurs mécanismes de vérification. Il faut donc persuader les pays récalcitrants que cette voie est la bonne.&lt;BR&gt;Certains aspects doivent encore être améliorés. Ainsi, grâce à l’initiative de la France, un « Code de Conduite » sur la prolifération des missiles sera, je l'espère, adopté prochainement.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les Nations Unies peuvent et doivent contribuer à cet effort d’imagination et de conviction. Ainsi, c’est dans cet esprit que le Président de la République a proposé que le Conseil de Sécurité se réunisse au niveau des chefs d’Etat et de gouvernement en 2003. Il faut évoquer et traiter la question de la prolifération à un niveau qui corresponde véritablement aujourd'hui aux enjeux.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’effort de Protection est une autre réponse à l’instabilité qui nécessite un engagement important de l’Etat, mais aussi, et vous y êtes concernés, une adhésion de la population et la participation active des forces vives de la nation. Le plan Vigipirate peut paraître parfois contraignant, il doit être sans cesse modernisé pour être toujours plus efficace. Il n'en est pas moins essentiel à la sécurité de nos compatriotes.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aujourd'hui, la lutte contre le terrorisme doit revêtir une dimension globale.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Parce que les menaces visent indistinctement les centres vitaux des Etats, les forces militaires ou les populations civiles, les réponses qu’elles appellent doivent couvrir un champ tout aussi vaste&amp;nbsp; : il va du politique au judiciaire en passant par le policier, l’économique et le financier. Civils et militaires, nous sommes tous concernés.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C’est fort de cette conviction que le Président de la République a décidé, dès le mois dernier, de présider lui-même le Conseil de sécurité intérieure, cette instance qui place la question de la sécurité au niveau le plus élevée de nos institutions, sous l'autorité du chef de l'Etat. Cette instance est chargée de définir les orientations de la politique menée dans le domaine de la sécurité intérieure, y compris en matière de lutte contre le terrorisme.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les attentats du 11 septembre 2001 aux États-unis ont mis en lumière le caractère fondamental du renseignement. Je veux insister sur ce point puisque le travail de nos services est reconnu et je les encourage à poursuivre leur travail de vigilance et d’analyse, avec un souci affirmé de la coopération.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Le tragique attentat de Karachi nous a rappelé que nous pouvions être pris pour cible à tout moment et à tout endroit. Je tiens ici, permettez-le moi, à rendre hommage aux victimes et à leurs familles qui souffrent aujourd'hui de cet acte particulièrement barbare.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La sécurité intérieure et la sécurité extérieure doivent former un tout. Pour y parvenir, le gouvernement a décidé d’associer plus étroitement les dispositifs de défense militaire et de sécurité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La gendarmerie, forte de son statut militaire, illustre bien cette continuité nécessaire de notre action. Elle représente un trait d’union entre les efforts civils et militaires.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Tous les acteurs doivent être mobilisés. Les civils et les forces de réserve constituent des partenaires indispensables de tout système de défense moderne.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Notre défense a besoin d’une organisation territoriale adaptée. Si dans le département, le préfet est responsable de la préparation et de la mise en œuvre des mesures de défense civile, c’est à l’échelon de la zone de défense qu’est assurée la coordination des moyens de l’Etat face aux crises.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’expérience récente a conduit à renforcer les pouvoirs des préfets de zone, qui peuvent procéder, sur un territoire élargi, à une coordination plus efficace et à une meilleure répartition des moyens civils et militaires engagés.&lt;BR&gt;Compte tenu des dimensions nouvelles de ces risques, le rôle du ministère de la Défense, madame la ministre, est évidemment majeur.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Qu’il s’agisse de son personnel, de ses matériels et de ses savoir-faire, il dispose de la compétence et de l’expérience nécessaires. Je me réjouis d'ailleurs de sa nouvelle mobilisation qui me donne le sentiment que l'ensemble des personnels ont bien compris le message adressé par le Président et le Gouvernement. Au-delà du ministère de la Défense, tous les ministères – Affaires étrangères, Intérieur, Economie, finances et industrie, Justice, Santé, Agriculture, Transports –, tous doivent, chacun dans leurs domaines, se mobiliser.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;La coordination des services de l’Etat était déjà indispensable. Elle devient, à proprement parler, vitale. Je serai particulièrement attentif à sa bonne exécution.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’efficacité des services de l’Etat a été renforcée sous mon gouvernement par l’adoption de trois lois de programmation : l'une, pour la sécurité intérieure ; l'autre, pour la défense ; la troisième, pour la justice. L’effort budgétaire est très important. Mais peut-être ce qui est encore plus important, c'est que c'est un effort programmé pluriannuel, pour permettre à chacun et à chacune des différents acteurs de ces politiques de sécurité intérieure et extérieure, d'avoir, sur l'avenir, une véritable lisibilité. Pour enclencher, de manière pluriannuelle, les différents programmes d'action, il fallait donner une perspective. C'est ce qui a été fait avec ces lois d'orientation et de programmation.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je sais que les uns et les autres seront attentifs à leur bonne exécution. Je peux vous dire que c'est l'intention du Président et du Gouvernement.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’Union européenne et les institutions multilatérales sont aussi soumises à cet objectif de cohérence. La lutte contre le terrorisme pose dès lors à l’Europe la question évidemment de ses institutions.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Nous pensons que la distinction entre sécurité intérieure et sécurité extérieure s’efface en Europe comme en France, et l'Europe ne peut plus répondre aux menaces par la séparation entre les organisations nationales et cette distinction quelque peu maintenant historique entre les différents « piliers ».&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce rapprochement devra être au cœur des discussions de la Convention européenne. C'est, je crois, très important pour nous tous de penser l'Europe avec cette préoccupation essentielle. Pour la première fois, nous sommes dans une situation de mobilisation telle que, aujourd'hui, nous trouvons une exigence pour ensemble travailler à la panoplie des réponses pour les nouvelles menaces, les différents pays de l'Union et l'Union elle-même.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ainsi, pour la première fois, des moyens militaires importants – groupe aéronaval autour du Charles de Gaulle dans l’océan Indien, Mirage 2000 au Kirghizistan – ont été engagés dans des opérations visant à neutraliser un réseau terroriste de grande envergure.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les leçons tirées de cet engagement ainsi que de la guerre du Golfe et celle des Balkans, ont plus que jamais aussi confirmé le besoin de disposer d'une capacité autonome de projection initiale, terrestre, aérienne et maritime, permettant de mettre rapidement en place les premiers éléments d'intervention.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cette politique impose une remise à niveau de nos moyens, conformément aux orientations établies par le Chef de l'Etat. L’effort nécessaire est maintenant clairement traduit dans la nouvelle loi de programmation militaire et dans le projet de loi de finances 2003.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Ce fut décidé en 1996 par le Chef de l'Etat : la réforme de notre outil de défense avait pour but de rénover nos moyens militaires en les adaptant au nouvel environnement et aux évolutions anticipées à l'horizon au modèle 2015. La loi de programmation 1997-2002 a constitué la première étape de cette réforme, celle notamment de la professionnalisation des armées.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais, les crédits nécessaires à la modernisation des équipements ont fait défaut. Des professionnels sans équipements, c'est bien insuffisant. Les capacités militaires et technologiques de nos forces armées se sont affaiblies, la dégradation de la disponibilité des forces s’est accentuée. La France a pris du retard sur le Royaume-Uni, ce qui nuit à sa capacité à faire entendre sa voix.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est pour cela que nous avons bâti le projet de loi de programmation militaire 2003 2008 qui vient d’être déposé au Parlement. Il sera défendu par Mme Michèle Alliot-Marie et a pour objet de consolider la professionnalisation de nos armées et de rattraper le retard accumulé. Il va nous permettre de moderniser nos équipements, de restaurer la disponibilité de nos forces et de donner à la France des capacités militaires en cohérence avec son engagement européen.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les parlementaires ici présents, auront à cœur de participer à ce débat essentiel pour l'avenir de notre pays.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cet effort financier profitera à toute la Nation. Je tiens vraiment à vous dire que le chef du gouvernement de la France, aujourd'hui, est très engagé pour faire partager cet effort de défense par tous les Français. On ne peut pas souhaiter que la France fasse entendre sa voix, à Johannesburg sur le développement durable, fasse entendre sa voix sur le droit à l'ONU, si la France elle-même n'est pas capable d'assumer son effort de défense. Quelle est la crédibilité d'un pays qui parle pour les autres et, pour lui-même, ne fait pas les efforts nécessaires pour assurer sa propre sécurité ? Cet engagement que nous avons décidé par la loi de programmation militaire, c'est un engagement pour la France mais aussi pour l'Union européenne, pour bien montrer à chacune et chacun des Français que cet effort-là est nécessaire à leur sécurité, et que cet effort-là, il est bon pour chacune et chacun d'entre eux. Ce n'est pas un effort catégoriel, ce n'est pas un effort technique, c'est un effort politique, au sens le plus noble du mot, pour que la France puisse à la fois protéger ses citoyens et être capable de faire entendre sa voix dans le monde.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il redonne aussi, cet effort, des perspectives aux industriels français, industriels de la défense, dans les nouvelles technologies, pour l'ensemble de nos chercheurs et tous ceux qui participent à ces entreprises, ces 170 000 personnes, hommes et femmes, qui travaillent dans les entreprises concernées.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Cet effort national doit aussi nous permettre, avec des atouts renforcés, de promouvoir des partenariats industriels nouveaux. Cette dynamique-là est une dynamique de projets. Cette dynamique de projets autour de la défense évidemment concerne l'ensemble des secteurs économiques, industriels et technologiques, et elle nous amènera à de nouveaux partenariats européens et internationaux.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Aux sommets de Nice et de Laeken, l’Union européenne a pris la décision de se doter, dans les meilleurs délais, des capacités militaires, technologiques et industrielles nécessaires à une défense européenne crédible et efficace.&lt;BR&gt;La France a le sentiment de jouer son rôle dans cette perspective. Elle est déterminée à contribuer à cet objectif, comme donc le démontre cette nouvelle loi de programmation militaire. Notre pays sera ainsi à même, dès 2006, de tenir le rôle de « nation cadre » dans une opération d'envergure conduite par l'Union européenne.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les capacités de renseignement, partie intégrante de la capacité de commandement, seront améliorées par les satellites Hélios de deuxième génération, lancés respectivement en 2004 et 2008, et par l’accès aux capacités d’observation par satellites radar de nos partenaires européens.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Dans le domaine du renseignement de théâtre, les capacités également seront valorisées avec la mise en service de nouveaux capteurs aériens et de drones offrant des possibilités nouvelles d'observation.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C’est pourquoi, au-delà de l’amélioration de nos capacités de commandement et de renseignement, les mesures destinées à moderniser les équipements de nos forces seront nombreuses. Elles concerneront en particulier le renouvellement du segment spatial de télécommunications, nos capacités de transport avec - nous l'attendons avec impatience - le programme A-400M, la rénovation profonde de notre parc d'hélicoptères, la commande de notre deuxième porte-avions, la diversification des porteurs de missiles de croisière et le renforcement des capacités d’intervention des forces spéciales.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Par ailleurs, l'armée de terre disposera d'une amélioration de sa capacité d'action et de projection. Le champ de bataille fera l'objet d'une surveillance moderne, le renouvellement des flottes de surface et sous-marine sera engagé, une composante de défense antimissile de théâtre pour la protection des forces déployées sera développée.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Enfin et surtout, l'entretien du matériel en service - c'est important, naturellement, aujourd'hui, beaucoup de matériels se trouvent indisponibles, et nous le regrettons - c'est pour cela que nous avons fait cet effort pour permettre à nos forces de retrouver un niveau satisfaisant de disponibilité.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les effectifs du ministère de la Défense ont été réduits en six ans du fait de la professionnalisation des armées. Mais le véritable défi, maintenant, de cette transformation, c’est de permettre le recrutement de professionnels, capables chaque année de participer à cet effort de défense. Nous l'assumerons.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;C'est la raison pour laquelle la loi de programmation militaire 2003-2008 se donne les moyens de recruter, au bon niveau, en valorisant les compétences et les savoir-faire, tous ceux qui pourront participer à cet effort national de défense.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Une armée professionnelle, ce sont aussi des réserves, dont l'apport en capacités et en compétences est essentiel aux forces d'active, surtout en cas de crise grave.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Mais au-delà de ces mesures, il me paraît indispensable de faire en sorte que les contraintes spécifiques de l'état de militaire soient justement compensées, en tenant compte de l'évolution de la société civile.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Les attentes manifestées dans ce domaine au début de l’année 2002 traduisaient une inquiétude grandissante de la part d’hommes et de femmes soucieux de voir reconnues par la Nation les servitudes et contraintes particulières de ceux qui sont chargés de la défendre. C’est pourquoi le Gouvernement a confirmé les mesures qui avaient été décidées au premier trimestre 2002.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il s’agissait d’un réajustement nécessaire, mais c'est, de manière plus ambitieuse, la place des militaires au sein de notre société à laquelle il convient de réfléchir. Comme l’a souligné le Président de la République, le statut général des militaires, voté par le législateur il y a trente ans, mérite d’être adapté à l’évolution et des esprits et de la société.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je souhaite, mesdames et messieurs, que cette réflexion s'engage, car les hommes et les femmes de notre défense, comme ceux du monde combattant, méritent le respect de la Nation.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’esprit de défense, qui est la raison d’être de l’IHEDN, est le ferment de ce respect. Le service national en a constitué longtemps le vecteur privilégié.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Il importe aujourd’hui de renouveler la réflexion et de rechercher les voies nouvelles qui permettront d’insuffler au plus grand nombre de nos concitoyens, cet esprit de défense.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous invite à travailler dans ce sens, avec imagination mais aussi avec audace.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Sachez, sans oublier les leçons de l’histoire, contribuer, dans le domaine qui est le vôtre, à orienter notre pays vers l’avenir, vers son avenir.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;L’IHEDN voit s’ouvrir aujourd'hui devant lui des chantiers essentiels. Il vous appartient, auditeurs de la 55ème session, de relever, une fois encore, ce défi et de répondre à la confiance que notre pays a placée en vous. Je vous invite à participer à ces retrouvailles de la nation et de ses forces armées, à cette perspective nouvelle aujourd'hui, qui rapproche l'exigence de sécurité intérieure et l'exigence de sécurité extérieure, de faire en sorte qu'on puisse retrouver dans une compréhension du monde, qui permette à la France de rester elle-même, proche des Français, mais porteuse de son message universel.&lt;/P&gt;
&lt;P&gt;Je vous remercie.&lt;/P&gt;&lt;BR&gt; 
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